Jazz, Déjà la fin ? La saga Bird tire sa révérence.

Un patrimoine vivant et toujours en devenir.

Dans « Le Sax » – « The Horn » dans l’original -, John Clellon Holmes décrit les derniers instants de Charlie Parker par l’intermédiaire de son personnage, Edgar Pool, qui emprunte aussi quelques traits à Lester Young réunissant ces deux créateur soumis au dur régime d’une société excluante, surtout les génies par définition dérangeants de l’ordre naturel des choses de ce monde capitaliste et conservateur. Un bon génie est un génie mort ! John Clellon marque les étapes de cette descente aux enfers qui connaît quelques rémissions, le génie refusant de rentrer dans sa bouteille. Les doutes sur sa capacité de continuer à créer, les drames personnels – pour Bird, la mort de sa fille Pree -, l’alcool, la drogue qui demandent leur tribut sans parler des ennuis d’argent faute d’assurer les engagements, les engueulades avec les patrons de clubs, la désespérance… Lire la suite

Pontoise le 27 septembre 2016

Pour cette deuxième séance autour du cinéma, du jazz et de la comédie musicale…

220px-hellzapoppin_movieAprès « Stormy Weather », suite de superbes numéros joués uniquement par des Africains-Américains, c’est au tour de « Hellzapoppin' », Hell pour enfer, un terme qui est suggéré mais jamais prononcé. La censure a failli interdire le film pour cette raison. Le succès de la comédie musicale à Broadway, 1404 représentations, un succès – le moyenne dans ces années 1930, 30 représentations – qui tient au duo comique Ole Olsen et Chic Johnson. Ils tiennent le haut du pavé dans ces années là.

Drôle d'affiche

Drôle d’affiche

Le film, sorti le 26 décembre 1941 – au moment même de l’entrée en guerre des Etats-Unis après Pearl Harbor, marquera le zénith et la fin de la carrière du duo. Après la guerre, il sera remplacé par celui formé par Abbott et Costello. Pour la petite histoire qui marque cette période qui s’ouvre après la seconde guerre mondiale et se clôt à la fin des années cinquante, Charlie Parker mourra chez la baronne Nica en regardant un sketch de Abbott et Costello.
Encore une autre histoire, qui fait rire – un peu jaune mais bien dans la lignée du film -, En 1942, l’Academy Award – les récompenses pour les meilleurs « nominés » – décerne le prix du « Best Song » – la meilleure chanson – à « Big Foot Pete »… qui a été coupée au montage, Universal décidant qu’elle allait figurer dans une autre production, « Keep ‘Em Flying », de la même époque, de Abbott et Costello… Une manière de marquer la page…
Ole Olsen par terre et Chic Johnson debout à droite.

Ole Olsen par terre et Chic Johnson debout à droite.

Le film ne fait aucune référence à la guerre. Logique en fonction de la création de la
Ne pas oublier Martha Raye... Superbe danseuse et burlesque...

Ne pas oublier Martha Raye… Superbe danseuse et burlesque…

pièce dans le milieu des années 30. Par contre les citations de « Citizen Kane » se multiplient. Il faut dire que Olsen et Johnson sont des proches amis de Orson Welles. Comme le comédien Gus Schilling – qui interprète le chef d’orchestre, un virtuose…du comique facial, dans la lignée des grands artistes du « Vaudeville » et du cinéma muet.
hellzapoppin-film-images-192d8422-28ed-487c-a022-f85bd76e640Nous sommes au cinéma. Pas vraiment un scoop. Mais du cinéma dans le cinéma, ce n’est pas commun. Comment construire un scénario ? Quels en sont les ingrédients ? Pas seulement des gags, dit le réalisateur, mais aussi une histoire d’amour. Il faut une histoire d’amour… Elle sera court-circuitée continuellement, avec un art de l’ellipse plein de références aux autres comédies musicales. Pour s’en rendre compte il regarder « Singin’ in the rain », de 1952, dans lequel Stanley Donen et Gene Kelly rendent hommage à ces comédies musicales. C’est le même effet de reflet mais considéré autrement. Il faudrait comparer les deux versions. D’autant que la guerre est passé par là. La nostalgie n’est plus ce qu’elle était.
le spectateur est trimballé dans les endroits où se fait le cinéma. Dans les coulisses, dans la salle du projectionniste, personnage essentiel pour faire voir – dans tous les sens du terme – le film en train de se parcourir. Discussion autour du scénario, projection qui fait place à une autre projection, une mise en abyme en quelque sorte, d’un film qui se regarde filmer… Une mise à distance qui permet le rire.
Utilisation de la magie. C’est la grande époque de ces magiciens qui font disparaître et que la magie du cinéma rend non crédible.
En même temps, le spectateur qui n’en peut mais est pris à partie ou comme témoin. La distance précédente se traduit par des interjections pour réveiller l’attention, mettre l’accent sur le non sens.
Un des échos de cette même époque se trouve dans l’œuvre d’Adolfo Bioy Casares, « L’invention de Morel » (paru en 1940) qui fait du cinéma non seulement une représentation de la vie mais la vie elle-même par un dialogue amoureux entre le spectateur et la comédienne principale. Une histoire d’un amour fou mais aussi une manière de lutter face à la solitude et à la mélancolie tout en barrant la route à la vieillesse et à la mort.
La séquence de la danse

La séquence de la danse

Ce film, dans la lignée de ceux des Marx Brothers, des comédies musicales est une sorte de quintessence de ce cinéma devenu parlant à la fin des années 20. Le « chanteur de jazz » où le jazz ne fait aucune apparition – nous sommes, comme souligné la semaine dernière – à l’âge du jazz – est un des premiers films parlants pour les séquences chantées par Al Johnson, un fils de « Cantor » – dont « Swanee »…
Les jeux de mots, les références sont multiples et ont des origines diverses. On ne comprend pas tout. Mais ce « non sens » a eu des descendances françaises avec Pierre Dac et Francis Blanche. Esprit qui se retrouvera dans « L’os a moelle ». Pierre Dac donnera des conseils et serait l’auteur de certains sous titres.

Slim Gaillard (1916-1991)

Slim Gaillard (1916-1991)

Une séquence de ce film permet de se rendre compte à la fois de la place du jazz et de la danse. Une danse qui sera copiée dans la plupart des films musicaux qui parleront du jazz. On en trouvera un écho dans le film de Scorcese « New York New York’ au début. C’est la fin de la seconde guerre mondiale et le retour des soldats ressemblent à celui de la première guerre mondiale tel que « Stormy Weather » le représente. Scorcese, qui connaît sur le bout des ongles son histoire du cinéma, y fait une référence sensible. Avec le goût supplémentaire de la mélancolie. Et un passage à la couleur et au Blanc plutôt que Noir…
Slam Stewart en 1946

Slam Stewart en 1946

Cette séquence est à noter. C’est la seule où des musiciens, acteurs, danseurs – actrices, danseuses – Noir-es envahissent l’écran, sous la conduite du duo Slim Gaillard (guitariste, chanteur, pianiste étrange, vibraphoniste, joueur de bongo suivant Jack Kerouac qui le raconte dans « On The Road », ‘Sur la route’)/Slam Steward, bassiste jouant avec un archet, fait rare dans le jazz où on joue plutôt pizzicato et il double à l’octave en fredonnant, d’où son surnom de « bassiste fredonnant », la danse acrobatique se déchaîne. Un exemple de leur succès qui influencera les rockers à commencer par Little Richard et Elvis Presley. « Flat Foot Floogie :

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Slam Stewart (1914-1987)

Slam Stewart (1914-1987)

Comme c’était la mode à Hollywood à cette époque – et ce sera encore le cas après la guerre avec le film « New Orleans » -, les Noirs sont domestiques et habillés comme tel. La cuisinière sera Norma Miller, le cuistot trompettiste en l’occurrence cornettiste de l’orchestre de Duke Ellington, Rex Stewart – sans lien de parenté avec Slam, le batteur CC Johnson… Au départ, raconte-t-on, le corps de ballet devait danser sur « Jumpin’ at the Woodside » – l’orchestre de Count Basie – mais il y aurait eu un refus à cause des droits. Ce serait l’orchestre de studio de Universal qui serait entendu dans le film.
Le titre « Hellzapoppin' » pourrait signifier « Hell in poppin' », l’enfer s’éclate. Plus logiquement, à mon sens, c’est le nom de la danse débridée que donne les danseurs et danseuses dont Norma Miller.
norma_millersUn mot sur la danseuse Norma Miller qui, à 93 ans, continue une sorte de carrière. Elle fut surnommée « Queen of Swing » dans ces années là. Elle faisait partie du groupe de danseur-es du « Whitey’s Lindy Hoppers », engagée par le créateur du groupe et chorégraphe Herbert « Whitey » White – même s’il était Noir.
Nicolas Béniès.

Compléments :
D’abord sur le groupe de musiciens non crédités au générique.
Slim, Slam – personne à ma connaissance disait le bassiste chantonnant un octave au-dessus de son jeu à l’archet, ne se prénomme comme ça -, Rex Stewart, comme noté dans le texte ci-dessus, trompettiste/cornettiste chez Duke Ellington mais CC Johnson est en fait Sonny Greer, le batteur/percussionniste de ce même orchestre Ellington qui a eu une influence plus importante que la plupart des critiques ne l’ont vu abusés par sa manière de jouer en public, démonstrative, utilisant différents objets – à la mode aujourd’hui – et par les enregistrements qui ont du mal à saisir ces instruments étranges qui ont longtemps résisté à l’enregistrement -; le clarinettiste est un virtuose de l’instrument Buster Bailey; Vic Dickenson est le tromboniste, élégant, raffiné, rustique quelque fois il est le grand oublié de cette histoire spécifique pour le jazz du trombone à coulisse.

Nous avons suivi, difficilement – le dieu de la technologie n’était pas avec moi – le chemin tracé par Slim Gaillard qui fut l’un des héros de « In The Road » de Jack Kerouac. A travers Dean, Jack décrit l’aura de guitariste, pianiste, vibraphoniste et joueur de bongo…

Nous avons écouté le premier succès de Slim & Slam, en 1938, Flat Foot Floogie

Le deuxième succès, non écouté, Tutti Frutti, toujours en 1938

Le 22 avril 1946, Slim enregistre un chef d’œuvre, Opera in Vout

En 1945, ce « slim’ jam » avec Bird and Diz

Cette même année 1945, le chef d’œuvre, Koko, une composition de Charlie Parker, avec Diz

Et, pour finir Leo Watson avec le Vic Dickenson septet, 1946

et ce Laughin’ in rhythm (1952) qui a influencé Henri Salvador

JAZZ, Les aventures de l’Oiseau se poursuivent

Parker 11e (clap de fin 1952)

Intégrale Charlie Parker volume 11A l’écoute de ce coffret, le 11e donc que consacre Frémeaux (et surtout Alain Tercinet), « This Time the Dream’s on Me » aux aventures de Charlie Parker, Bird, deux évidences s’imposent. La première est connue et je ne fais que la rappeler tellement elle pourrait s’oublier, le Bird est la figure du génie de ce 20e siècle. Un génie de grande envergure. Une fois encore – je me répète, je le sais bien – Julio Cortazar, dans « L’homme à l’affût », avait saisi la singularité du créateur et de celui-là en particulier. La deuxième évidence en découle. Elle se trouve aussi chez Cortazar. Le temps avec Parker se distend, s’étend, se transforme, s’accélère. Né à Kansas City en 1920, il s’impose en 1945 sans contestation possible. L’éclosion d’un génie déjà sur de ses possibilités et capacités. Son champ s’élargit. Il s’envole. L’enthousiasme, l’allégresse de la découverte baignent les enregistrements.
En 1952, là où nous amène ce volume, c’est déjà la fin de cette jeunesse. L’art de Parker se stabilise. Devient adulte. Les envolées sont plus maîtrisées. Il s’impose. Personne, à cette époque, n’est capable de le suivre dans les stratosphères où il a pris position. Il a des émules, des suiveurs, des copieurs. Il suscite des réflexions mais aussi la nécessité de définir de nouveaux territoires, lunaires et ensoleillés, là où il ne règne pas. Miles Davis, absent pendant cette année essaiera, à partir de 1954, de fréquenter d’autres contrées. Lire la suite

Jazz, Le volume 10 de la fausse-vraie intégrale de Charlie Parker

JAZZ

L’Oiseau en liberté et il vole haut

Mars 1951, Charlie Parker, 31 ans, connaît une vie tranquille, heureuse du moins apparemment. Il a emménagé avec « Chan » dans un quartier mi-ukrainien mi-loubavitch. Il joue à la perfection le rôle d’un père de famille de cette fameuse « classe moyenne » dont on parle beaucoup aux États-Unis à cette époque entre deux procès du sénateur McCarthy et de sa commission des activités « unamerican ».
Il se fait quand même arrêter pour possession de drogues et écope d’une peine de prison avec sursis. Il perd, de ce fait, sa carte de musicien et ne peut plus jouer dans les clubs de New York mais il peut enregistrer et se produire ailleurs.
Ce volume 10 couvre un an de la vie de l’Oiseau, mars 1951 à mars 1952. Il vole de plus en plus haut et semble avoir acquis une maîtrise époustouflante. L’ouverture se fait, ici, au Birdland avec Diz – Gillespie -, Bud Powell au piano qui fait preuve d’une invention qui aurait dû déstabiliser les deux compères, Tommy Potter à la contrebasse et Roy Haynes à la batterie plutôt dans la lignée de Max Roach. Laissez-vous porter par la musique. Bird and Diz prennent leur temps, développent leurs idées. On voudrait qu’ils n’en finissent plus… Lire la suite

Jazz, Charlie Parker en direct

Volume 9 des aventures de l’Oiseau (Bird)

Charlie Parker vol 9Le volume 8 de cette fausse-vraie « Intégrale Charlie Parker » – fausse parce qu’il est impossible, comme le note l’auteur du livret et de la compilation Alain Tercinet, de reprendre tous les enregistrements de l’Oiseau, vraie parce qu’elle donne à entendre le son d’un génie dans sa chronologie – s’arrêtait en septembre 1950 pour les enregistrements de Parker avec les « Strings » et ce volume 9 s’arrête en mars 1951 pour des « en direct » – « live » – avec ces mêmes « Strings » pour la radio. Entre temps, Parker a voyagé. Pour le suivre, Alain Tercinet a sélectionné quelques traces réalisées en public. Chicago d’abord, en octobre 1950, avec des musiciens qui deviendront des légendes comme les frères Freeman puis en Suède et Paris. Il dira beaucoup de bien de la Suède, composant ce « My Little Blue Suede Shoes » – qu’il ne faut pas confondre avec la composition du chanteur de rock Carl Perkins – en souvenir. Souvenir aussi raconte Tercinet d’un disque de Jean sablon entendu chez Annie Ross et Kenny Clarke… Lire la suite

JAZZ, suite des aventures du Bird

Les aventures d’un génie (suite)
L’Oiseau vole toujours plus haut.

Bird volume 7Charlie Parker, « Bird », l’Oiseau, fait l’objet d’une intégrale dont nous avons rendu compte au fur et à mesure de sa parution. Sous la direction de Alain Tercinet, auteur d’une biographie de Charlie Parker « Parker’s Mood », éditions Parenthèses collection Eupalinos, cette fausse-vraie intégrale en est à son 7e opus et couvre la fin de l’année 1949, début 1950.
Parker revient de son unique périple européen (fin du volume 6) et participe, avec Lester Young et la troupe du JATP – Jazz At The Philharmonic de Norman Granz – à un concert le 18 septembre 1949, au Carnegie Hall. Il vient de se faire remarquer par des déclarations à l’emporte pièce telles que « le bebop n’a rien à voir avec le jazz » et « je n’ai jamais été influencé par Lester Young ». La jam session qui ouvre cet opus fait la démonstration contraire. Tercinet a retenu le montage du LP d’origine qui faisait succéder Lester et Parker pour permettre aux oreilles des auditeurs de se rendre compte de la filiation. Tous les enregistrements réunis ici font la preuve de la connaissance de la mémoire du jazz et du blues. Il peut citer les standards mais aussi le « West End Blues » de Louis Armstrong. Lire la suite

Le jazz débarque en France. Naissance d’histoires d’amour…

Pour éviter toute tentative de commémoration… Mémoire et histoire à travers les révolutions esthétiques du jazz…


Les deux débarquements du jazz. Le jazz et la France, une histoire d’amour.

Premier débarquement (31 décembre 1917, 1er janvier 1918, Saint-Nazaire et Brest)

Jim Europe – ça ne s’invente pas – Reese débarque avec son 369th US Infantry Band. On retrouve des traces de cet orchestre dans un coffret de deux CD publié par Frémeaux et associés, « Early Jazz, 1917 – 1923 ».

Immédiatement, le jazz séduit les surréalistes, Cocteau, les Dadaïste. Robert Goffin, avocat et écrivain (belge, je sais c’est pour ça qu’il n’est pas très connu), écrira beaucoup sur le jazz dont une histoire rêvée de cette musique. Michel Leiris recevra le choc de sa vie qui le conduira sur les entiers menant vers l’ethnologie.
Voir « Le jazz à la lettre », Yannick Séité (PUF) Lire la suite

La saga Bird, saga du 20e siècle.

L’Oiseau de feu continue sa trajectoire

Alain Tercinet – auteur, rappelons-le, d’un portrait de Charlie Parker dans la collection Eupalinos, aux éditions Parenthèses – poursuit Bird de ses assiduités pour permettre de faire connaissance avec ce génie du 20e siècle. Comme à l’habitude, le livret livre son lot de connaissances et de reconnaissances. Il serait loisible d’écrire cette partie de l’histoire des États-Unis en suivant Charlie Parker de sa naissance à Kansas City en 1920 à sa mort en mars 1955. Le génie parkérien laisse partout sa trace. Y compris lors de sa visite en France et en Europe en mai 1949. Lire la suite

Une réédition qui s’impose

L’Oiseau en liberté.

Charlie Parker est, peut-être, l’incarnation du génie toute musique confondue. Ses aventures sont semblables à celles de Mandrake. Je ne sais si la génération d’aujourd’hui lit encore ces bandes dessinées mais ce magicien avait le don de se transformer, de se mettre en danger à chaque fois. Jamais le même tout en conservant la même apparence. Parker avait cette volonté. Ne jamais être le même, surtout ne pas se rejouer, susciter l’inattendu, la surprise. Etre là où on ne doit pas se trouver. Se mettre en danger, pour créer la nouveauté. Ne pas respecter la mesure pour mieux la retrouver, lui donner sa visibilité. Surtout ne pas faire semblant. S’impliquer totalement. Au risque de se perdre. De s’envoler vers des contrées dont on ne revient jamais. Longtemps, il a réussi ce tour de force qui nous apparaît, à l’écoute des enregistrements, comme une évidence. Une évidence qu’il a rendue possible. Avant lui, ces paysages n’existaient pas. Il nous les a fait découvrir comme il a permis à d’autres de les fréquenter. C’est vrai qu’ils donnent l’impression d’être usés. Lire la suite