Premier roman et noir !

Deux romans noirs dans l’air d’un temps pourri.

Quand une auteure suédoise rencontre une auteure américaine – pour leur premier roman – de quoi parlent-elles ? De notre monde troublé et trouble, de ce monde qui tourne le dos à toute utopie, aux rêves d’une société plus solidaire, plus fraternelle sans parler de liberté. 30 ans d’idéologie libérale ont façonné les esprits et provoquent des catastrophes dans la vie personnelle comme dans les relations entre les individus. Lire la suite

Essai d’histoire culturelle à travers chanson française et rock

Histoire culturelle française.

Frémeaux et associés nous propose un voyage dans les temps. D’abord en compagnie de l’orchestre de Ray Ventura, en trois CD et trois périodes : « 1928-1934 » soit les prolégomènes, « 1935-1940 », la gloire, l’esprit des temps avec « Tout va très bien Madame la Marquise » un véritable hymne national et « 1946-1956 », une sorte de fin en feu d’artifice avec l’arrivée d’un guitariste plein de jazz, Sacha Distel, le neveu. Une plongée nécessaire, une reconnaissance d’une histoire aussi intéressante que l’histoire officielle. Denis Lallemand nous présente Ray Ventura et quelques-uns des collégiens – c’est le nom de l’orchestre souvenir de jeunesse à Janson De Sailly – ainsi que Paul Misraki, compositeur de génie qui a su saisir les sentiments de la période de ces années 1930. On ne peut comprendre ni le Front Populaire ni la chanson française de l’après guerre comme la force du jazz, son importance dans la culture française sans écouter cette musique à la fois joyeuse et triste comme celle de Trenet qui s’en inspirera. Lire la suite

Encore sur la reprise

La reprise, la reprise crie-t-il en sautant comme un cabri…

L’été fut resplendissant. Un soleil de plomb, une chaleur décoiffante. Il n’en fallait pas plus pour faire taire toutes les craintes, toutes les angoisses. A la fin du mois d’août les journaux se faisaient l’écho d’une croyance des directions des grands groupes du CAC401 qui voyaient la fin de la crise. L’été avait été marqué, il est vrai, par de grandes fusions-acquisitions de ces grands groupes à commencer par Publicis. Lire la suite

La Luciole, Alençon, transporté en Louisiane une fin de dimanche après midi le 6 octobre 2013

Un concert étrange dans un endroit d’ailleurs.

La Luciole est un drôle d’endroit. Qui a une histoire. Cette salle, avant d’être rénovée, a accueilli la fine fleur de la chanson française à commencer par Bernard Lavilliers pour une « contenance » d’environ 100 personnes.

Aujourd’hui, située un peu en dehors d’Alençon (dans l’Orne), elle en jette. C’est le terme qui convient. Ornée de deux cheminées renversées et unies à leur (fausse) base, elle semble dominer les routes qui, comme à l’accoutumée, se croisent. Lire la suite

Les découvertes sont rares…

A Minifest, grandes découvertes.

Comme tous les ans, à Caen, un batteur – Jean-Benoît Culot – et un saxophoniste ténor – Nicolas Leneveu – qu’une génération sépare unissent leurs forces pour offrir à un public aussi nombreux que peut contenir la petite salle, une sorte de cave, de ce café qui porte un nom sans doute prédestiné, « El Camino », un festival qui pour être mini n’en est pas moins un lieu de découvertes. Cette année – 2013 – du 1er au 5 octobre, avec du Collectif Jazz de Basse-Normandie, les rencontres ont été nombreuses. Lire la suite

Trop ce n’est pas encore assez

C’est la rentrée…littéraire !

Rentrée scolaire et rentrée littéraire ont en commun des chiffres astronomiques. Le nombre d’élèves d’un côté, le nombre de livres de l’autre. 555 romans, auxquels il faut ajouter les essais, bizarrement comptabilisés à part, la BD, les livres jeunesse et même les poches. Dans ce dernier domaine, il faut faire une place particulière à 10/18 qui fête ses 30 ans pour faire découvrir de nouveaux auteurs de polars et de romans noirs. Il est quasiment impossible de tout lire et moins encore de pouvoir en rendre compte. Lire la suite

Reprise ? Fin de la récession ?

La reprise est au coin de la rue1

L’attente de la reprise économique fait office de politique économique et évite les questions sur l’austérité et ses conséquences. L’environnement international, à commencer par ce lui de l’Union Européenne démontre que la crise est loin d’être terminée , que la croissance s’éloigne. Lire la suite

Un mariage pour tous

Quand le jazz se fait littérature

Les éditions Alter Ego, sises à Céret (Pyrénées orientales), s’est lancé dans une grande entreprise de salubrité publique, publier des livres sur le jazz. Le jazz, c’est la porte grande ouverte à l’imagination, à la mémoire. Ses chocs esthétiques sont durables et organisent toute une vie. Lire la suite

Docu fiction

Travail de mémoire.

Faudrait-il créer, grâce à Roger Martin, une nouvelle catégorie, le « roman pédagogique » ? « Dernier convoi pour Buchenwald » se veut le parcours d’un individu, Robert Danglars, militant trotskiste, instituteur dans le malstrom des années d’après Front Populaire qui voit la formation du PSOP de Marceau Pivert. L’espérance a du mal à se frayer un passage. Déporté en 1944 dans ce camp de la mort, il vivra les expériences du convoi, des camps français et des formes d’organisation de tous ces camps. Les « politiques » avaient pris tous les postes de responsabilité. Narrateur de ce récit, il pratique le retour en arrière permis par un changement de typographie. Pour lutter contre la seule description, l’auteur a habillé l’Histoire d’une intrigue policière. Un travail de mémoire nécessaire et qui résiste à la « prise de tête » comme diraient nos élèves. A conseiller sans modération.

N.B.

« Dernier convoi pour Buchenwald », Roger Martin, Le Cherche Midi, 428 p.

Article publié dans l’US Mag de septembre 2013

Marjolaine Reymond en Aphrodite ?

Poésie et musique ? Quel ménage !

Marjolaine Reymond n’est pas une inconnue, mais reste trop souvent ignorée. Elle se veut à la fois chanteuse, vocaliste serait peut-être plus juste, compositeure et créateure d’univers. Elle se refuse à considérer des frontières entre musique contemporaine – elle a chanté Berio, Stockhausen, Kagel, Cage eux-mêmes influencés par le jazz -, jazz et la simple musique des mots, la plus difficile à atteindre. André Breton rêvait d’une fusion entre poésie et musique pour atteindre d’autres cieux, les plus inaccessibles. Lire la suite