Rendez-vous de la semaine.

Bonjour,

 

Mercredi 20 février 2013 de 18h à 19h45 ou 20h – pour rattraper le cours écourté (joli nom ?) d’il y a 15 jours – rendez-vous au Café Mancel pour repartir à Chicago en compagnie de Booker Little et de quelques autres qui viennent de Memphis. Je suis en train d’écrire – un work in progress – une sorte de résumé en forme de contrepoint des séminaires que vous pouvez consulter sur ce même site.

Samedi 23 février, juste avant les vacances – en souhaitant qu’il n’y ait un concert gratuit que je n’aurai pas noté -, pour un voyage dans les nouveautés du jazz de 17h à 18h et plus si affinités… Ne pas hésiter à me dire si le jour, l’heure ne sont pas bien choisie et me faire quelques propositions. Merci.

Bonnes vacances.

Bonne année, article publié dans la revue de l’Ecole Emancipée

2012 est morte, vive 2013

Une accalmie ou la fin de la crise ?

Comme à chaque nouvelle année, les vœux se multiplient. Tout ira mieux en 2013. La preuve ? La crise de l’euro est derrière nous, les marchés financiers sont calmes, les Bourses, en 2012, ont connu une montée régulière même si ses sores sont encore inférieurs à ceux d’avant le troisième acte de la crise en août 20111, les taux d’intérêt pour les emprunts à court terme de la France et à moyen terme pour l’Allemagne sont négatifs, Obama a surmonté la falaise budgétaire… La crise est finie, comme l’a presque dit notre Président de moins en moins normal et de plus en plus sarkozien du moins dans sa communication. Poudre aux yeux ? Lire la suite

Une réédition qui s’impose

L’Oiseau en liberté.

Charlie Parker est, peut-être, l’incarnation du génie toute musique confondue. Ses aventures sont semblables à celles de Mandrake. Je ne sais si la génération d’aujourd’hui lit encore ces bandes dessinées mais ce magicien avait le don de se transformer, de se mettre en danger à chaque fois. Jamais le même tout en conservant la même apparence. Parker avait cette volonté. Ne jamais être le même, surtout ne pas se rejouer, susciter l’inattendu, la surprise. Etre là où on ne doit pas se trouver. Se mettre en danger, pour créer la nouveauté. Ne pas respecter la mesure pour mieux la retrouver, lui donner sa visibilité. Surtout ne pas faire semblant. S’impliquer totalement. Au risque de se perdre. De s’envoler vers des contrées dont on ne revient jamais. Longtemps, il a réussi ce tour de force qui nous apparaît, à l’écoute des enregistrements, comme une évidence. Une évidence qu’il a rendue possible. Avant lui, ces paysages n’existaient pas. Il nous les a fait découvrir comme il a permis à d’autres de les fréquenter. C’est vrai qu’ils donnent l’impression d’être usés. Lire la suite

A propos d’idéologies

Itinéraire

Pierre Stambul, dans ce gros livre Du refus d’être complice à l’engagement, retrace sa prise de conscience des réalités du conflit israélo-palestinien. Il critique ses positions passées pour construire des outils théoriques et pratiques de compréhension des causes profondes de cette guerre. Les droits des Palestiniens ont été bafoués, piétinés pour construire l’Etat d’Israël et l’idéologie sioniste s’est toujours refusée à reconnaître cette spoliation de départ. Une idéologie qui tend à gommer la mémoire en construisant un monde sans rapport avec la réalité d ela construction de l’Etat d’Israël. Déconstruire cette idéologie est uen nécessaité et l’auteur s’y emploie.

Ce livre est celui de l’itinéraire d’un « baby boomer » – et beaucoup se reconnaîtront dans les « effets générationnels » -, avec sa spécificité « juive » et sa volonté de construire un autre monde.

N.B.

« Israël/Palestine. Du refus d’être complice à l’engagement », Pierre Stambul, préface de Michel Warschawski, Acratie, 597 p

 

Idéologie quand tu nous tiens…

« Totalitarisme » est employé à toutes les sauces et à toutes les sauces idéologiques. Il a un mérite, visible dans les programmes d’Histoire, il s’oppose presque naturellement à « libéralisme ». Une opération de promotion réussie. Comment enseigner l’Histoire, interroge Roger Martelli dans « Pour en finir avec le totalitarisme », avec ce faux concept qui bloque toutes les compréhensions des sociétés aussi différentes que l’URSS et l’Allemagne nazie ? Abandonner ce faux concept permet de se poser d’autres questions comme celle de l’alliance libéralisme et remise en cause des libertés démocratiques. A lire pour changer les programmes…

N.B.

« Pour en finir avec le totalitarisme », Roger Martelli, La Ville Brûle, 159 p.

 

 

Les polars de janvier 2013

Le coin du polar

La législation anti terroriste est contradictoire avec toute la déclaration des droits de l’Homme. Chacun(e) de nous peut-être fiché(e) sans le savoir. L’accusé(e) d’un attentat qualifié de « terrorisme » – où commence et où s’arrête cette définition ? – ou même la complicité présumée peut donner lieu à une arrestation arbitraire et un enfermement dans avocat ni possibilité de se défendre. Alex Berg, journaliste, raconte cette histoire via l’avocate – jeune et brillante comme il se doit – Valérie Weymann. L’Allemagne, comme tous les pays, à voter, après le 11 septembre 2001, cette législation liberticide. Cette « Zone de non-droit » a des zélateurs qui ne se posent aucune question. Des fonctionnaires fossoyeurs de la démocratie. C’est rien de dire que le lecteur y croit. Lire la suite

Rencontres.

 

Rétropédalages vers le futur.

La photographie a longtemps été considérée comme un art mineur, plus récemment elle a été qualifiée « d’art moyen », une notion floue qui lui convient bien. Ce domaine artistique, comme, plus tard, le cinéma et le jazz, n’ont pas de définitions précises. Leur périmètre est évolutif, leur champ d’analyse en expansion. Ces « anti-art » au moment de leur naissance sont liés à l’évolution des technologies, des techniques qui les rendent dépendantes de l’industrie et du « retour sur investissement ». Walter Benjamin, étudiant l’ère de la reproductibilité en tirait la conséquence que l’art avait perdu son « aura ». La démonstration est facile à faire. La photographie d’un tableau cache le choc esthétique du tableau. La photographie, si elle ne se veut pas reproduction, peut révéler des trésors cachés du travail du peintre. Lire la suite

DICTIONNAIRE

U comme Union Bancaire.

Après l’impossibilité d’aboutir à un accord sur le budget européen pour les cinq ans à venir, le sommet européen du 13 décembre 2012 a abouti à un accord sur la création d’une Union Bancaire à l’échéance de 2014, sans la participation de la Grande-Bretagne. Elle fait bande à part depuis la discussion sur le TSCG, traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance. Le gouvernement britannique ne veut pas perdre ses prérogatives, sa monnaie et son système bancaire où la Banque d’Angleterre est préteur en dernier ressort comme le paradis fiscal qu’est la City. David Cameron, le Premier Ministre, a annoncé un référendum sur la poursuite de l’aventure européenne… en 2017. Une annonce politicienne mais qui montre le renforcement du camp eurosceptique et la poursuite de la crise de l’U.E. Le débat ne porte pas sur la politique économique. Tous ces gouvernements ne voient pas d’autre solution que la politique d’austérité. Elle est drastique au Royaume-Uni. La pauvreté, les inégalités ont progressé…et la récession frappe le pays. Lire la suite

Le coin du polar. Voyages dans l’espace et dans le temps.

Dans la capitale du Japon au XI e siècle…

I.J. Parker, une spécialiste de l’Histoire du Japon, a conçu sa série autour d’un noble de petite extraction Sugawara Akitada. Il est devenu, après bien des péripéties et enquêtes, secrétaire du ministre de la Justice à Kyoto, la capitale de ce Japon. Tout au long de ce récit, l’épidémie de variole fait son chemin. Au fur et à mesure les nantis désertent la Capitale pour se réfugier dans leur maison de campagne. Lire la suite

Nouveautés jazz janvier 2013

Mélanges

 Quand Sonny Rollins rencontre les compositeurs français

Lionel Belmondo, saxophoniste ténor et flûtiste, a voulu suivre la voie ouverte par Sonny Rollins en 1957 en construisant un répertoire pour trio, saxophone, contrebasse (Sylvain Romano) et batterie (Laurent Robin). Un format difficile qui demande à chaque musicien un engagement total et au leader un sens de la construction et de l’imagination pour éviter les pièges de l’ennui, de la répétition et de l’inutilité d’un tel pari. C’est un pari, et même risqué. Il s’en sort par le répertoire fait, comme le titre l’indique « Lionel Belmondo plays European Standards », de compositions de Bach, Fauré, Tchaïkovski, Shubert (il s’agit ici de Franz Peter), Chopin et même Wagner et Holst. Une manière de renouveler le matériel, de donner des idées aux musicien(ne)s pour sortir des ornières actuelles. Pourtant, le terme de « standards » ne convient pas. Le jazz utilise les airs populaires pour les transcender, les faire entrer dans une nouvelle dimension. Là, les thèmes ne sont pas connus du grand public. Lire la suite