Le coin du polar. Europe du Nord et La City

Le polar s’emmêle. Stefan Ahnhem décrit une société à la fois gangrené par le racisme anti losers et par les séquelles d’un autre âge, métaphore de la sociologie de ces pays froids et Pascal Canfin se voudrait auteur de polar pour décrire un monde de la finance sans foi ni loi sauf celle de « faire » le plus d’argent à court terme sur fond de tension géopolitiques.

Jeux de rôles meurtriers et un congélateur
L’Europe du Nord n’en finit pas de faire découvrir de nouveaux auteurs de polars souvent à la limite du thriller sans la mécanique du genre qui fait désespérer de l’écriture. Stefan Ahnhem est le dernier arrivé mais déjà il bat des records de vente, dans son pays, la Suède, et un peu aux États-Unis. « Moins 18° » est le dernier traduit en français. Une double enquête se déroulant des deux côtés du détroit d’Oresund séparant la Suède du Danemark avec une place particulière, on le comprendra, pour le ferry qui effectue la navette entre les deux rives. Le passage d’un pays à l’autre est un facteur d’extraterritorialité qui ouvre la porte à tous les excès en donnant un sentiment d’impunité. Continuer la lecture

Les festivals de jazz pointent leur programme dans un environnement singulier.


Le printemps de l’automne.

Les festivals essaient de reprendre vie. Difficile dans l’atmosphère actuelle. Les angoisses se mêlent aux peurs transformées en autant de masques et de tests. Comment entendre, voir, participer surtout ? Comment retrouver le chemin des sensations collectives en communiant dans un concert ?
Les organisateurs de festival ne répondent pas directement à ces questions posées à la fois par la pandémie mais aussi par la crise profonde que traversent les secteurs de la culture soumis aux diktats souvent du marché.
Aller aux spectacles est une manière de réponse. Pour encourager le retour de ces structures, pour encourager les intermittent-e-s et réfléchir à la « réinvention » de la diffusion de la culture.
Deux festivals du printemps. Jazz sous les Pommiers et Europa Djazz, festival de jazz du Mans, s’essaient à retrouver des couleurs en cet automne gros de périls. Les mutations climatiques sont de la partie et jouent un rôle non négligeable pour donner l’impression que le printemps est encore là sinon même l’été. Curieuse rentrée qui voit tourner la terre à l’envers et conduit le calendrier aux oubliettes d’une histoire perdue dans tous les sens, surtout celui interdit.
Ces bouleversements ne peuvent faire oublier la musique, les rencontres pour s’aérer l’esprit faute de pouvoir enlever son masque. Continuer la lecture