Une vie, une contrée, une écriture
« L’arbre de l’homme », le titre du roman de Patrick White (1912-1990) – seul écrivain australien à a avoir eu le Prix Nobel de littérature en 1973 -, résume bien la démarche de l’auteur. Un homme, jeune, arrive dans une contrée quelque peu désertique. Il s’y arrête à cause d’un arbre décharné qui porte le poids des ans. Son cheval est fatigué de tirer la carriole dans laquelle se disperse les faibles possessions de l’homme qui s’appellera disons Stan Parker. Il s’installe, construit sa maison, épouse Amy sans jamais avouer à voix haute – mais peut-être n’a t’il pas les mots pour le faire – ni son amour, profond et réciproque, ni son désir ni son besoin de tendresse. Continuer la lecture







