Dédicace du « Souffle de la liberté » au Brouillon de culture le 28 juin 2014

Bonjour,

Le samedi 28 juin je dédicacerai mon livre « Le souffle de la liberté, 1944 le jazz débarque » au Brouillon de culture de 15h à 17H puis à la fête des Coteaux. Le dimanche, je serai aussi à la fête des Coteaux pour une nouvelle signature.

Je vous y attends.

Nicolas Béniès.

Ouest-France a consacré un article à la sortie du livre dans ses pages « culture » lors de son édition du 24 juin 2014.

Compléments au « Souffle de la liberté »

Sur le site de l’éditeur c&féditions.com vous trouverez des vidéos pour illustrer les thèmes du livre, « Le souffle de la liberté, 19944 : le jazz débarque » que je viens de publier.

En DVD, il est possible de trouver quelques films sur lé période. pas immortels en l’occurrence.

« Pot O’Gold », « L’or du ciel » en français, avec James Stewart et Paulette Godard sorti aux Etats-Unis en 1941, tout à la gloire des grands orchestres et à cette musique de jazz, populaire en ces temps là. Pas d’intrigue, juste de la musique. C’est gentillet.

« Orchestra Wives » – traduit en français par « Ce que femme veut » – a comme vedette Anne Rutherford en jeune fille naïve qui apprend à se battre, George Montgomery en trompettiste et l’orchestre de Glenn Miller. A part le trompettiste, tous les autres membres de l’orchestre sont là. Quelques intrigues des femmes des musiciens – d’où le titre – sans conséquences, indiquant surtout l’épuisement des musiciens dans des tournées sans fin, en ces années 1939-40. l’orchestre de Miller est devenu célèbre (à partir de 1938) et les seules rentrées d’argent ce sont les tournées. les disques ne rapportent qu’aux majors compagnies.
Le clou, c’est la présence – à la fin – des Nicholas Brothers superbes danseurs, « sandmen » pour un numéro qu’ils reprendront dans le film « Stormy Weather » sorti aux États-Unis en 1943 et suer les écrans français en 1946.
Un petit film là encore sans véritablement de muse en scène pour voir l’orchestre de Glenn Miller en action, son groupe vocal, son chanteur saxophoniste ténor « Tex » Beneke (qui fait vraiment petit gars du Texas). Seuls le trompettiste donc et le pianiste sont des comédiens.

Autour des festivals.

Jazz en Baie…

Un invité surprise de « Jazz en Baie » (du 5 au 16 août, dans la Baie du Mont Saint-Michel) : Steve Grossman.
Le saxophoniste ténor, né à Brooklyn le 18 janvier 1951, a eu une carrière en dents de scie tout en participant à des expérimentations importantes notamment aux côtés de Miles Davis. Il reste pourtant profondément ancré dans la tradition dite du hard bop mâtinée de toutes les évolutions du jazz depuis le milieu des années 50. Il est impossible, dans le jazz, de répéter mécaniquement le passé. Steve s’est construit un style. Du coup, il est inclassable. Tellement qu’il peut être classé dans toutes les catégories répertoriées. Sur Wikipedia, Dans la case « genre » on peut lire « jazz, hard bop, bebop, cool jazz, modal, fusion, third stream – le troisième courant qui veut associer jazz et musique classique ou musique contemporaine. Le genre « jazz » me fait frémir…
Steve, pourtant, ne fait pas partie du gotha du jazz, ceux et celles que citent spontanément les amateurs de jazz mais il conserve une sorte d’empathie avec le public. Il est à l’aise dans des environnements différents. Lire la suite

La BCE a pris conscience du risque déflationniste

Une réponse à la hauteur du risque ?

Le jeudi 5 juin, Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé des mesures inédites pour lutter contre la déflation. Il a souligné que ces décisions avaient été prises à l’unanimité des gouverneurs des banques centrales de la zone euro, autrement dit la Bundesbank a donné son accord alors que son gouverneur avait durement critiqué les mesures précédentes de soutien aux dettes souveraines des pays du Sud, à commencer par la Grèce.
Il faut croire que la situation est grave.
Elle l’est. Lire la suite

Une sélection de nouveautés en jazz

Jazz d’aujourd’hui et de demain.

Le jazz, comme toutes les autres disciplines artistiques, est éclaté, pluriel. Il cherche des solutions ailleurs que dans lui-même. Longtemps, jusqu’aux années 1980 s’il fallait dater, il a su s’outrepasser lui-même. Trouver en son sein des réponses aux questions que toute l’esthétique se posait. Des réponses en forme de révolution esthétique brutales et rapides. Une sorte d’accélération de chefs d’œuvre qui laisse pantois.
Aujourd’hui, le présent se remplit des rumeurs du passé, de cette mémoire vautrée dans un entre deux et qui se refuse à tout travail pour laisser la place à un passé recomposé pour que chacun(e) essaie de trouver sa voi(x)e. Pas facile pour les musicien(ne)s de ce temps de trouver leur tempo, leur possibilité. Lire la suite

Compte rendu de la 33e édition de JSP

En revenant de Coutances, de dessous les pommiers, la pluie, le vent et…le soleil !

Ce 33e cru restera lié – c’est logique – au 70e anniversaire du débarquement. Des orchestres ont repris le style de ces années de guerre. Charles Trenet a été de cette fête comme il se doit.
C’est le chanteur de ces années d’après le Front Populaire de 1936. Il est révélateur aussi de la place du jazz pendant l’Occupation. Les orchestres de jazz français qui ont commencé à fourbir leurs armes dans le milieu des années 1930 tiennent le haut du pavé. A commencer par le Jazz de Paris conduit dans les années 1940-41 par le saxophoniste ténor Alix Combelle. Les disques sous le label « Swing » sont pressés de nouveau. Charles Delaunay, son créateur, enregistre tout ce que le jazz compte de musiciens en France. Les concerts de jazz sont pleins.
Cette évocation, ce travail de mémoire a été le thème de ma conférence. Lire la suite

Une exposition multimédia à la Cité de la Musique

GREAT BLACK MUSIC

Great Black Music ! Le titre de cette exposition sonne comme une provocation et, du coup, interroge. Qu’est-ce qu’une musique noire ? Quels liens entre les musiques africaines, le jazz, le reggae et d’autres branches aisément classées dans cette catégorie comme la samba ou la bossa-nova ? Une partie de la réponse se trouve dans le voyage dans le temps et dans l’espace que proposent Marc Benaïche et Emmanuel Parent. Un voyage que le visiteur se doit de construire pour éviter de se perdre dans ce dédale. La pléthore de sollicitations amène une sorte de frustration de ne pouvoir tout voir, tout entendre. Une seule journée n’y suffira pas. Lire la suite

Le marxisme vivant

Les deux faces de la médaille du marxisme

Eric Hobsbawm est un historien réputé. Ses études font autorité. Dans ce recueil de textes, il analyse la doctrine de Marx et Engels, les marxistes du XXe siècle, à commencer par Gramsci, et le recul de ces théorisations dans les trente dernières années. Il apparaît, à le lire, l’extraordinaire plasticité de la méthode et des concepts forgés par Marx. Ils restent indispensables pour analyser le capitalisme d’aujourd’hui. La crise actuelle de l’idéologie libérale ouvre la porte à une relecture nécessaire des marxistes.
N. B.
Et le monde changea. Réflexions sur Marx et le marxisme, de 1840 à nos jours. Eric Hobsbawm, traduit par Frédéric Joly, Éd. Jacqueline Chambon.

Histoires d’amour

Les Américains en stage à Paris
David McCullough est un historien réputé aux États-Unis. Il est aussi journaliste et ses biographies de Harry Truman – l’homme lige de la pègre de Kansas City – et de John Adams ont été couronnées du prix Pulitzer. Le voyage à Paris est son premier livre traduit en français. Le bandeau fera sûrement réagir : « et la France créa l’Amérique » et pas seulement à cause de La Fayette. McCullough raconte l’histoire d’amour entre la France et les Américains. Au XIXe siècle, l’élite intellectuelle américaine se cherche un modèle. Peintres, écrivains, scientifiques, médecins, politiciens se sentent
obligés de venir en stage dans la ville-lumière. L’historien dresse à la fois l’influence exercée par la culture française sur son pays et un portrait, superbe et passionné, de Paris à
l’époque capitale du monde, maîtresse des élégances.
N. B.
Le voyage à Paris. Les Américains à l’école de la France, 1830-1900, D. McCullough, traduit par P.-E. Dauzat, Vuibert.

Une autre manière de combattre

LE TÉMOIGNAGE COMME COMBAT
Yves Blondeau, dans Rester debout, a rassemblé les témoignages de 37 témoins et acteurs de la Résistance, connus comme Serge Ravanel, Raymond Aubrac, Stéphane Hessel, et d’autres,
plus anonymes, comme les survivants du groupe Manouchian. Le parcours du combattant est différent suivant les individus, les formes de la prise de conscience sont tributaires du
contexte et des aléas, la manière de résister est liée à sa place dans la société, l’unification passe par une référence commune aux valeurs, celles portées par le CNR en particulier. Ce patrimoine doit être défendu parce qu’il est vivant, actuel.
N. B.