Rencontre de cultures

Aux origines de la contre-culture aux Etats-Unis dans les sixties.

2017 a fêté un cinquantenaire un peu passé inaperçu sauf sur les lieux du crime. San Francisco, sur la Côte Ouest des Etats-Unis, a vu déferler tout ce que la Californie et au-delà comptaient de Hippies et autres survivants des années dites psychédéliques. 1967 est la date retenue pour la naissance de cette contre culture qui semble née de rien, sinon d’une réaction à la guerre du Viêt-Nam. Fred Turner, directeur du département des sciences de la communication à l’Université de Stanford et ancien journaliste a voulu comprendre les racines un peu cachées de cette émergence d’une culture de la jeunesse de ces sixties. Lire la suite

Université populaire jazz du 10 janvier 2018

Bonjour,

Bonne année dans un monde moderne et a tendance barbare. Que cette vous soit profitable, entourée de découvertes et de surprises.

Pour la commencer, nous restons dans les alentours de San Francisco et de Los Angeles pour terminer les bagages et explorer d’autres contrées.

Nous allons revenir sur les musiciens et musiciennes qui ont fait partie de ce monde. En parlant guitares. Ici nous parlerons d’École West Coast, création des critiques plus que des musiciens. Encore que, pour limiter cette création, les musicien-ne-s y seront un peu sensibles. les oppositions ouest/Est, comme la ligne Mason-Dixon à des interférences sur la manière dont les habitant-e-s des deux Côtes se définissent contre les habitants de l’autre côte. On le voit dans les réactions à Trump.

Un autre modèle, pour Blue Note

La pochette emblématique de Blue Note

Cette opposition, elle se manifeste aussi dans les choix esthétiques des pochettes. Celle de la Côte Est, de New York, sont bien représentés par l’esthétique Blue Note. La photo du musicien, le nom du label, parfois les noms des musicien-ne-s du groupe, le tout composé par un spécialiste et des notes de pochette plutôt informatives dues à la plume de critiques comme Leonard Feather.
Les pochettes de la West Coast sont un peu plus humoristiques sinon plus osées. Un avant goût des sixties psychédéliques sans doute. Contemporary essaiera de varier ses pochettes, d’y mettre de la couleur tout en proposant des notes aussi savantes que celles de Blue Note, parfois avec les mêmes signatures. Le soleil joue aussi son rôle pour égayer un jazz souvent considéré comme sérieux. La proximité de Hollywood accroît la nécessité de faire aimer la musique par un choix quelque fois marqué par les affiches du cinéma. Difficile de résister.

Les guitaristes classés dans la West Coast ne sont, bien entendu, pas tous nés de ce côté. La plupart d’entre eux ont subi deux influences principales, Charlie Christian, un météore considéré comme l’inventeur de la guitare électrique même si d’autres avant lui avaient déjà utilisés cet instrument notamment Eddie Durham, tromboniste et arrangeur dans les orchestres de Jimmie Lunceford et Count Basie par ailleurs ou Teddy Bunn, et… Django Reinhardt. Nous avons déjà parlé précédemment de cette filiation. Le « backlash » se trouve du côté de Joseph Reinhardt très sensible à la manière de jouer des guitaristes de cette Côte Ouest. Django à son tour sera influencé par tous ces guitaristes pour arriver, vers la fin de sa vie, à dominer totalement la guitare électrique laissant pantois et désarmés ses jeunes compagnons à commencer par Martial Solal.

Charlie Christian, Charlie’s choice

Count Basie, beaucoup plus tard, en compagnie de Joe Pass, rendra hommage à Christian, avec ce « Blues for Charlie Christian ».

Django en 1953, Deccaphonie

Barney Kessel fut le plus connu de ces guitaristes pour avoir participé au premier trio d’Oscar Peterson à son arrivée aux Etats-Unis, avec Ray Brown à la contrebasse. Norman Granz qui avait « découvert » Oscar au Canada, à Montréal pour être précis, avait engagé Barney qui avait dit y rester pendant deux ans. Il a tenu promesse malgré l’énorme succès remporté par le trio. Norman Granz fera jouer ce trio – Herb Ellis, un Texan, succédant à Barney – dans tous ces concerts intitulés Jazz At The Philharmonic, JATP pour les intimes. Ces concerts débutent dés juillet 1944 du côté de Los Angeles.

Barney Kessel et Herb Ellis ont enregistré ensemble pour Concord, un label défunt. Les voici sur « Early Autumn »

Herb Ellis, comme la plupart des Texans – nous avons remarqué de même phénomène à propos de T. Bone Walker et de beaucoup de musicien-ne-s de blues – il sera assimilé à la West Coast.
Les précurseurs du be-bop, mis à part Barney Kessel qui avouait avoir appris en jouant, ont nom Jimmy Raney, le plus important pour ses innovations reprises par la plupart des autres guitaristes et Tal Farlow, agoraphobe convaincu.

Jimmy Raney, Stella by Starlight

Sal Salvador (1925-1999), un peu oublié de nos jours, se fera remarquer chez Stan Kenton au début des années 50 et enregistrera avec son propre groupe, un trio souvent, où brille le pianiste/vibraphoniste Eddie Costa (qui avait l’admiration de André Hodeir qui l’engagera pour son album Savoy réalisé aux Etats-Unis en 1956, Michel Legrand à son tour le prendra dans son orchestre de studio pour « Legrand jazz » réalisé en 1958. Malheureusement il sera tué dans un accident de la route en 1962.) Sal est l’auteur de manuels pour guitaristes.

En 1952, il fait partie de l’orchestre de Stan Kenton. Dans « Invention for guitar and trumpet – celle de Maynard Ferguson en l’occurrence – il fait la preuve de sa capacité d’improvisateur et la création d’un son spécifique.

Tal Farlow, né en 1921 à Revolution, oui la ville existe, est un autre innovateur de la taille, de l’importance de Jimmy Raney.

Talmage , Just one of those things

Il en est qui ont été très connus en leur temps comme Johnny Smith ou Howard Roberts, d’autres encore qui ont résistés au temps qui passe comme Jim Hall qui nous a récemment quittés et d’autres encore qui ont voulu rester dans l’entre deux comme Billy Bauer, élève et compagnon de Lennie Tristano, Joe Puma, longtemps compagnon de Herbie Mann…

Howard Roberts, All The things you are

Joe Puma, How about you

Une histoire du jazz…
Nicolas Béniès.

« Sunny » Murray, batteur.

Mort d’un révolutionnaire

Qui aurait pu penser à le voir – une tête à la « Sonny » Liston – dans les années 1960, aux côtés de Albert Ayler, qu’il vivrait jusqu’à cet âge de 81 ans ? Certain-e-s donnent l’impression d’être éternel-le-s, lui non. Le battement sauvage de la batterie donnait l’impression de courir entre les premiers temps du jazz où cette révolte s’exprimait et la modernité d’un temps qui appelait la révolution, le changement brutal. Le tout s’exprimait dans cet instrument créé par le jazz et pour le jazz, un instrument révélateur de toutes les transformations de cette musique à travers le siècle. Des premiers temps où le jazz ne s’appelait pas encore jazz mais ragtime, jusqu’à la révolution totale, puissante du Free-Jazz, la batterie s’est métamorphosée. Lire la suite

U.P. JAZZ du 20 décembre

C’est le moment. On fait les bagages. Il faut se préparer à quitter la Côte Ouest, cette Californie gorgée de soleil qui se refuse à la pluie, en ce moment, pour de gigantesques incendies. Le réchauffement climatique est passé. le jazz aussi, peut-être.
Un jazz curieusement appelé « Cool », frais, pour résister à la chaleur sans doute.
Depuis l’an dernier – l’année scolaire bien sur – nous avons visité Los Angeles d’abord. La Cité des Anges transporte les noms mythiques, Hollywood, Silicon Valley deux manières de marier imagination et bizness, art et marchandise.
Le jazz « West Coast » est intimement marié avec les années 1950, sa date de naissance. Le lieu est plus contesté. Miles Davis signe un de ses certificats de baptême à New York en 1948, en créant un Nonet qui n’a aucun succès. Le disque – le 33 tours 25 cm en l’occurrence – s’en emparera, aux débuts des années cinquante, sous le nom « Birth of The Cool », une trouvaille.
En cette fin d’année 2017, début d’une nouvelle année scolaire, nous sommes passés à San Francisco – Frisco pour les intimes – avec son golden bridge, son quartier mal famé, ‘Barbary Coast », don blues et son jazz.
Aujourd’hui, je ne vous propose pas un bilan mais des raisons de regretter de quitter ce côté ensoleillé des Etats-Unis, The Sunny Side of the USA, en écoutant ceux et celles considérées comme des représentants de ce jazz.
A mercredi.

Que les « fêtes » deviennent vos fêtes, de celles qui mêlent plaisirs, rires et tout ce reste qui fait de nous des êtres humains, une qualité très contestée dans nos temps troublés.
A vous voir.

Nicolas.

UP Jazz du 13 décembre 2017

Bonjour,

Comme annoncé, pour cette dernière de l’année civile, l’année scolaire elle continue et nous avons rendez-vous en 2018, nous ferons la part belle à deux natifs de San Francisco, Dave Brubeck – en fait né à Concord le 6 décembre 1920 – et Paul Desmond. Le premier, pianiste, a étudié avec Darius Milhaud – il a prénommé un de ses fils Darius, devenu lui aussi musiciens de jazz – et quelques autres. Il a été » souvent dénigré par la critique de jazz française qui le trouvait trop « raide » pour dire qu’il ne swinguait pas, qu’il n’avait pas le « feeling » du jazz, trop marqué par sa formation. Critiques qui ne savaient pas que Darius Milhaud avait été fortement influencé par le jazz, celui du début des années 1920, que Darius voulait réaliser une musique sauvage, dans l’air de ce temps de révolte.
Paul Desmond – né Breitenfeld, le 25 novembre 1924 – est associé à Dave. Il disait que le mec accoudé au piano de Brubeck, c’était lui. Nonchalance affectée, le son de son saxophone alto doit autant à Johnny Hodges – le saxophoniste alto de l’orchestre de Duke Ellington, un des inventeurs de l’alto avec Benny Carter, Willie Smith – qu’à Charlie Parker dont il fallait se séparer pour exister. Un son moelleux non dépourvu d’aspérités qui détonne sur des métriques étranges pour le jazz.
Ensemble, ils feront leurs premiers pas à San Francisco – nous en avons déjà parlé et écouté – pour s’émanciper à New York. Ils enregistrent pour Columbia en 1959, pour le même studio, une ancienne Église, qui accueille Miles Davis pour cet album mythique « Kind of Blue ». Pour Dave et Paul, ce sera « Time Out » lequel commence pat « Blue Rondo A La Turk » – tout est dans le titre, même le blues que Paul joue comme personne – et « Take Five », un composition qui rendra riche Paul Desmond. Comme le « Blue rondo » l’indique c’est la multiplication des métrique, 5/4, 4/4, 7/4 qui fait l’originalité de ces compositions. Difficile à jouer pour tous et toutes les musiciens-ne-s de 1959. Le travail est immense. Cet album est pourtant un succès. Paul surtout réussit à faire passer toutes ces découvertes comme évidentes. La décontraction apparente, qu’il tient de Lester Young la grande influence de tous les saxophonistes de la Côte Ouest, arrive à convaincre le public.
C’est un grand succès de cette année 1959 (voir « Le souffle bleu », C&F éditions).

L’un des grands succès du « crooner ».

Le building de la firme Capitol surnommé le building construit par Nat « King » Cole

Pour les « fêtes », pour qu’elles soient vraiment une fête, nous terminerons avec un chanteur qui redevient à la mode via Gregory Porter qui lui rend hommage, Nat « King » Cole.
A vous voir.
Nicolas Béniès.

Mémoire vivante.

Au revoir, Fats Domino.

« Fats » Domino, Antoine Dominique pour l’état civil, né le 26 février 1928 à la Nouvelle-Orléans nous quittés le 24 octobre 2017 après avoir résisté vaillamment à Katrina qui n’a pas eu raison ni de lui ni de son piano. Il a été » obligé, comme beaucoup d’habitants de cette ville, de reconstruire. Mais la résistance a son prix.
Il fallait bien un monument pour lui rendre cette vie qu’il savait communiquer dans chacun de ses concerts où il ne craignait de « faire le spectacle » en poussant son piano avec son ventre. Frémeaux l’a fait avec ce coffret de 6 CD couvrant les années 1949 à 1962, les années de gloire.
Le label Imperial Records créé par Lew Chudd refusait tous les classements et voulaient se tourner vers toutes les musiques particulièrement celles appelées aujourd’hui « musiques du monde. Grâce au trompettiste, arrangeur, chef d’orchestre Dave Bartholomew, Chudd allait découvrir Fats Domino qu’il allait abondamment enregistrer dés 1950. Il faut dire, comme le rappelle Bruno Blum dans le livret, que le show de Fats Domino était déjà au point.
En même temps, 1947 voit la création de la première radio « noire » qui diffusait, à la Nouvelle Orléans, ces musiques étranges qui faisaient danser. Lire la suite

Université populaire jazz, Côte à Côte

Bonjour,

Cette année donc comme annoncé dans le livret et lors de la première session, nous allons naviguer de la Côte Ouest vers la Côte Est. Il nous faudra sans doute un voyage d’au moins deux ans. Un voyage au long cours donc avec des étapes non prévues à l’avance. Ne pas craindre donc de faire des détours, des escales bizarres, d’improviser pour découvrir la musique, les musiques de ces villes américaines.

Ce 8 novembre 2017 pour la séance inaugurale – u peu gâchée par des problèmes de parking – nous avons commencé par rendre un hommage à « Fats » Domino. Antoine Dominique Domino Jr est né le 26 février 1928 à La Nouvelle-Orléans et mort le 24 octobre 2017 à Harvey (Louisiane) soit dans sa 90e année. Pas mal pour ce survivant de Katrina (2005). Durant l’ouragan, son club avait été détruit et les sauveteurs l’avaient retrouvé flottant dans l’eau. Les plaisanteries furent nombreuses sur son embonpoint qui lui avait permis de flotter même si cette version ne résiste pas à l’analyse. Même si il réussissait sur scène à pousser son piano avec son ventre proéminent tout en continuant à jouer. Le boogie woogie était, bien sur, son rythme de base avec une once – un peu plus peut être – d’afrocubanisme et tous les rythmes dont ce port regorge. Il faut dire qu’il bénéficiait du soutien d’un autre grand musiciens de la Nouvelle Orléans, trompettiste, Dave Bartholomew, né le 24 décembre 1920. Ci contre représenté en 1977. Ils sont à l’origine d’un son particulier qui deviendra celui de la Nouvelle-Orléans, enfin en partie et celui des débuts du rock, avant que le rock soit le rock.. Dave a multiplié les collaborations et les genres musicaux. C’est un des grands arrangeurs représentatifs de la Nouvelle-Orléans des années 50. Fats comme lui ont su surfer sur le rock sans abandonner leur singularité, enfin pas toujours.

Trois extraits de cette œuvre datant des premiers temps.
« The Fat man » (1949), titre d’un feuilleton radiophonique basé sur une nouvelle de Dashiell Hammett, un succès immédiat; « Mardi Gras in New Orleans »(10 novembre 1952) et « Hey La-Bas » (1950) le tout sur le label Imperial.



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Compléments ou prolégomènes du « souffle de la révolte » à paraître

A la fin du 19e début du 20e, les partitions représentent l’essentiel des revenus des compositeurs. Il faudra attendre 1917 et le 78 tours pour que se vende la musique enregistrée.

Le ragtime est le premier nom du jazz. Tout est ragtime avant les années 1920 pour qualifier la musique syncopée. La syncope, venue d’Afrique, est un élément clé de différenciation entre la musique dite classique et le futur jazz. On l’entend bien chez Scott Joplin. A l’époque, il faut dire que les compositeurs font éditer leurs partitions qu’ils vendent via les maisons d’édition que, souvent, ils créent. Ce sera le cas pour W.C. Handy, trompettiste et premier éditeur de blues.
Su le côté droit deux photos de Scott Joplin que l’on trouve partout – là c’est la pochette d’un album « Jazz Anthology » -, compositeur d’opéras dont les partitions ont été retrouvées tardivement, dans les années 1970. Pour les amateur-e-s de coïncidences, Scott Joplin meurt le 11 avril 1917 en même temps que paraît le premier disque de jazz, de l’Original Dixieland Jass (sic) Band enregistré, ce 78 tours, le 26 février 1917. La date de parution, initialement prévue en mars fut retardée en avril.

« The Entertainer », de et par Scott Joplin

Thomas « Fats » Waller, le plus grand des pianistes « stride » dont le fondateur fut James P. Johnson. Le « stride » est le style particulier des pianistes de Harlem, de New York de manière générale. Les premiers enregistrements de James P. Johnson datent de 1921. Sa composition la plus célèbre, « Carolina Shout », a été reprise par Waller. « Fats » Waller fut aussi le professeur de « Count » Basie.
Reproduite ci-contre la couverture du livre que Alyn Shipton, producteur à la BBC, a consacré à Fats Waller. Le titre, « The Cherful little Earful » pourrait se traduire par le bon vivant un peu critique et c’est pas mal vu. L’aspect débonnaire de Thomas cache une critique de cette société raciste. Il la tourne en dérision et arrive, comme tout bon humoriste à faire rire. L’angoisse n’est jamais absente de ce rire.

Carolina Shout de et par James P. Johnson, enregistrement de 1921

« Handful of Keys » de et par Fats Waller (1929)

A suivre

Nicolas Béniès.

Jazz. Retrouver Ben Webster


Un souffle brutalement amoureux

Qui écoute encore Benjamin Francis Webster ? Le saxophoniste ténor a d’abord appris le violon pour jouer du piano dés l’âge de 11 ans. Il nous reste un enregistrement qui ne nous dit rien de Ben Webster. Il passera au saxophone sous l’égide Budd Johnson après avoir entendu Frankie Trumbauer qui influença tous les saxophonistes à l’exception, peut-être, de Coleman Hawkins. Sa reconnaissance date de son entrée à la fin des années trente dans l’orchestre de Duke Ellington, en même temps que le libérateur de la contrebasse Jimmy Blanton et du compositeur Billy Strayhorn. Duke était ainsi paré pour réaliser ses compositions marquées du sceau du génie.
Ben Webster fait partie de la cohorte qui inventa le saxophone ténor dans le jour. Un trio, Coleman Hawkins le précurseur, Lester Young deuxième inventeur et Ben. Comme les trois mousquetaires, il faut rajouter d’Artagnan en l’occurrence Frankie Trumbauer déjà cité, compagnon de Bix Beiderbecke. Bix et Tram n’ont pas été reconnus comme des références à part entière par les critiques alors que les musicien-ne-s ne tarissaient pas d’éloges sur eux. Lire la suite