Le coin du polar

Deux grands détectives

Viviane Moore est attirée par ce milieu du 16e siècle en France qui voit fleurir les alchimistes à la recherche de la pierre philosophale. Ils feront avancer la science sans jamais la trouver. Dans cette série, le détective, Jean du Moncel, commissaire, mène l’enquête pour trouver « Le souffleur de cendres ». L’explication du titre se trouve dans le résultat de l’intrigue. Une évocation du Paris de 1587, de la Cour des Miracles et de la place des femmes via Sybille obligée de se transformer en homme pour exercer sa profession. Lire la suite

Le coin du polar, de tous les côtés…

Du côté du polar allemand….
Friedrich Ani, né en 1959, manie avec assurance une plume acérée, souvent poétique pour mettre en scène une société, une ville « M » – titre de ce polar – comme Münich secouée par un passé qu’elle n’arrive pas à dépasser. Tabor Süden est un enquêteur curieux, dans tous les sens du terme. Ancien flic, il n’arrive pas à vivre dans cette époque troublée. Quelle époque ? Celle de ces groupes, de ces gangs nostalgiques de la période nazie ? Ou celle du grand espoir de changement social qui a tendance à se fondre dans un horizon gris et sale ? Ou encore celle des grands poètes allemands qui savent dire l’indicible ? L’univers de ce détective n’est pas stable. Il est comme le monde actuel fait de plaques tectoniques. Qui est qui ? Pourquoi tant de masques ? La seule façon de les faire voler en éclats, c’est l’amour. Un amour impossible et désespéré qui oblige à fuir ou à mourir. La violence est omniprésente. Une fois encore les femmes sont les grandes victimes, quelque fois consentantes. La figure de Mia Bischoff, celle par qui l’enquête arrive, reste une énigme. Le lecteur ne sort pas intact de cette « enquête de Tabor Süden », le sud – pour faire un jeu de mots récurrents dans ce roman – n’est pas là où l’on croit. Il faut découvrir cet auteur très connu en Allemagne. Lire la suite

Le polar historique à l’honneur.

 

France, 1919.

Guillaume Prévost continue sa saga, via les enquêtes de l’inspecteur François-Claudius – le prénom s’explique par le fait que, orphelin, abandonné par sa mère, il a été élevé dans un orphelinat dirigé par un curé qui lui a fait confiance, d’aucuns diraient qu’il était le « chouchou » – Simon, de cette après première guerre mondiale. Ces années qui ruissellent encore du sang des jeunes gens sacrifiés, victimes aussi de la grippe espagnole. Un pays exsangue que l’auteur s’attache à décrire. Il prend pour matière, un feuilleton – c’est la mode depuis la fin du 19e siècle – au titre évocateur, « Les Maudits » qui donnent aussi son titre générique à des films « à suivre », ancêtres de nos séries télé. Lire la suite