Jazz peut-être pour une musicienne aux influences multiples

Musicienne de notre temps.

Marjolaine Reymond fait partie d’une génération de vocalistes qui sont aussi compositeure et arrangeure qui ne connaissent pas les frontières – pour le moins étrange – qui ont marqué les mondes de la musique. Elle se sert aussi bien de sa technique vocale acquise dans le cadre de la musique contemporaine que dans celui du jazz, découvert plus tard. Elle s’inspire autant des bréviaires du Moyen-Âge, « Le Bestiaire » qui forme le livre I de cet album, que des « Métamorphoses » – livre II -, « l’Odyssée » de Homère – livre III – ou de « l’Exode » de l’Ancien Testament pour forger des images de notre monde, un monde bestial, en train de subir des métamorphoses, qui refuse toutes les odyssées – y compris celle d’« Ulysse » de James Joyce – même s’il vit au rythme des exodes successifs. Lire la suite

Marjolaine Reymond en Aphrodite ?

Poésie et musique ? Quel ménage !

Marjolaine Reymond n’est pas une inconnue, mais reste trop souvent ignorée. Elle se veut à la fois chanteuse, vocaliste serait peut-être plus juste, compositeure et créateure d’univers. Elle se refuse à considérer des frontières entre musique contemporaine – elle a chanté Berio, Stockhausen, Kagel, Cage eux-mêmes influencés par le jazz -, jazz et la simple musique des mots, la plus difficile à atteindre. André Breton rêvait d’une fusion entre poésie et musique pour atteindre d’autres cieux, les plus inaccessibles. Lire la suite