Travail de plaisir et de mémoire.

Le rêve d’une époque

La Bastoche, t’en souviens-tu ? Comme on dansait au son de l’accordéon au Balajo, rue de Lappe, une petite rue, à gauche, en montant la rue de la Roquette vers la Bastille et juste avant cette place. A cette époque – laquelle ? Tu as le choix – on dansait aussi au Massif Central – aujourd’hui un magasin de bricolage – à la piste de danse accueillante. Toutes les filles se faisaient belles pour ces rencontres d’un soir, d’une vie. Les mecs, un peu apaches – on les appelait de ce nom, issu des westerns sans doute, nous étions plutôt du côté des « Indiens » – tortillait des hanches plus que les nanas… On dansait aussi à Nogent, dans les guinguettes… La danse, son allégresse était une soupape nécessaire.
Cette musique conservait la part de rêve et d’espoir des grandes grèves de 1936 lorsqu’on dansait dans les usines occupées et de la Libération où on dansait encore et encore pour se persuader que le monde ne serait plus le même. Lire la suite