Un an après…

Cours, Macron, le vieux monde est en train de te rattraper !

Un an de présidence du jeune Emmanuel Macron et le nouveau monde se fait attendre. Les vieilles lunes du néolibéralisme sont encore de mise. Encore et toujours la réduction des déficits publics, le poids de la dette publique pour justifier la réduction drastique de la dépense publique et la déstructuration des servies publics. Le changement le plus significatif se trouve dans l’insigne faiblesse des responsables politiques, du Premier au plus obscur des secrétaires d’Etat.
« Redonner du sens à la mondialisation » avait dit le Président, sous-entendu lutter contre la perte de légitimité de la construction européenne et les tentations de repli sur soi qui frappe l’ensemble des pays de l’Union Européenne. L’ambition affichée de Macron, c’est d’accéder au rang de dirigeant européen de premier plan. Tournant le dos au réel, la réplique de la crise financière fait partie de notre présent, il suit la voie ouverte par Trump en baissant les impôts des plus riches et en déréglementant les marchés financiers. Lire la suite

La croissance française sur la sellette

Macron, un décroissant qui s’ignore ?

La croissance française comme celle de l’Union Européenne, est remontée à la fin de l’année 2017. Après 0,7% en 2016, ce fut 2,2% en 2017 pour la France. Cocorico ! L’économie française renouait avec une croissance plus élevée, le taux le plus haut depuis 2011. Une manière de dire pour cacher la réalité de la déflation de 2011 à 2016 et la récession. En fait, 2017 marquait la fin de la séquence ouverte par 2011. Sans résoudre la crise de l’euro qui marquait l’acte deux de la crise financière ouverte en août 2007 aux Etats-Unis. L’Union Européenne, au grand dam de Macron, est incapable de faire face à cette crise qui s’est réfractée sur toute la construction européenne se traduisant par une crise profonde de sa légitimité aux yeux des populations. Crise qui explique, pour une grande part, la montée des populismes comme le montrent les élections en Italie qui ont tendance à raconter notre futur. Lire la suite

Petit précis d’économie critique

Un Macron économiste ?

Un ancien banquier devenu ministre de l’économie est-il pour autant un économiste ? Pas sur. Politiquement Emmanuel Macron, comme d’autres, surfe sur la mort de la gauche que l’on appellera « organisée » en partis pour s’approprier un mouvement. Le titre de sa future force politique est tout un programme : « En marche ». Les leçons italiennes ont été retenues. La gauche de gouvernement – pour reprendre en vocable que Hollande aime bien – ne pouvait que faillir à partir du moment où elle acceptait les fourches caudines du libéralisme. Elle donnait l’impression de trahir les aspirations de ses électeurs et électrices et, surtout, elle remettait en cause la légitimité de son existence, de sa nature. Les gouvernements Hollande ont multiplié les coups de couteau dans la définition même de la gauche, sur tous les terrains y compris celui de la morale avec la déchéance de nationalité. La crise politique est profonde et Macron peut naître et prospérer sur le désert des propositions. Lire la suite