Qui espionne qui ?

Espionnage et idéologie
« L’espion et le cardinal », de Jacques Baudoin, est à la fois une leçon de géopolitique via le Vatican du pape François, une fable philosophique sur les effets négatifs de l’autoritarisme, l’aveuglement de la réalité par les biais idéologique et une curieuse histoire qui tient en haleine. Au milieu du développement de l’intrigue, le lecteur s’interroge sur la bonne santé mentale soit de l’auteur soit de ses protagonistes. Il poursuit aussi pour le savoir et pour des personnages proches de leur modèle. Conclusion presque inattendue. Responsables du renseignement, chef de l’État jupitérien au mépris facile, croqués, représentés de manière tellement réelle qu’il est possible d’y croire.
NB
« L’espion et le cardinal », de Jacques Baudoin,nouveau monde, sang froid

Comment devenir riche sans se fatiguer ?
« L’honorable correspondant », autrement dit un espion qui ne sait pas toujours qu’il travaille pour les services secrets mais qui a été piégé un jour pour qu‘il fasse le travail prévu pour lui. A l’insu de son plein gré ! Le couple s’installe à Tel-Aviv, les capitaux affluent et ils vivent bien. Ivan Sand, officier de l’armée de l’air, met en scène, décortique l’engrenage qui conduira le couple à servir le Mossad via une entreprise israélienne de construction d’un système de surveillance. Benjamin Curiel – un nom qui résonne –, dessiné en officier spécialiste de la Russie au départ, voudra se libérer de l’emprise du Mossad et…se trouvera dans l’obligation de de servir deux maîtres. Documentaire et angoissant.
NB
« L’honorable correspondant », Ivan Sand, nouveau monde, sang-froid