Jazz : Musiques de nos temps, entre toutes les cultures et générations, Emmanuel Bex et Michael Olatuja

Le jazz sonne comme… la musique de sauvages qu’il est aussi.
Emmanuel Bex a construit un nouveau « Bex’tet », un trio qui se veut au carrefour de ses mémoires et de ses influences pour transmettre l’héritage à la génération d’aujourd’hui. « Round Rock » fait penser à Bill Haley pour une génération précédente à celle d’Emmanuel et signe la volonté de faire bouger les corps pour faire monter le sang de la révolte à la tête. L’organiste se fait ici un peu accordéoniste, un appel à d’autres souvenirs, d’autres liens qui se manifestent pour une « Marseillaise » de clôture de cet album qui s’est ouvert avec une autre « Marseillaise » pour évoquer les mannes de Django et de Stéphane Grappelli pour leurs retrouvailles après la deuxième guerre mondiale. Continuer la lecture

Jazz : carte blanche à Aldo Romano


Renaissance par des rencontres pour Aldo Romano, batteur et compositeur…

« Reborn » – titre de cet album – est issu d’une carte blanche de mai 2019 proposée à Aldo Romano par le club Le Triton, sis de l’autre côté du périphérique, qui, comme tous les endroits « non essentiels », essaie de survivre dans cet après incertain. Aldo a fait un choix pour construire cet album qui fleure bon les différentes strates des constructions de la vie du batteur. Il était logique de commencer par la contrebasse de Henri Texier qui s’emmêle naturellement à la batterie et donne l’impulsion nécessaire à Géraldine Laurent, saxophoniste alto, et à Mauro Negri à la clarinette pour construire des sensations nouvelles. Continuer la lecture

Chronique jazzistique.

Un club bizarre, « Le Triton »

Le Triton est un club de l’autre côté du périphérique. Du côté du 9-3, aux Lilas exactement et rue du Coq français – impossible à inventer – pour être encore plus précis. Il faut y aller. Armel Veilhan, romancier, homme de théâtre et musicien en a fait la chronique pendant une année, 2015 en l’occurrence qui a connu une fin juin, juillet torride. La terrasse, le restaurant étaient des endroits idéaux pour rêvasser, pour refaire un monde en train de rétrécir, de se durcir tout en sombrant. Les mois d’été chauds incite au liquide pour que l’hiver solidifie de nouvelles constructions.
Armel photographie aussi, surtout il choisit des photos réalisées par Jeff Humbert pour à la fois nous faire voir et laisser toute la place au désir d’entendre ces concerts, ces musicien-nes venu-es donner une âme à ces lieux. Continuer la lecture