60 ans après…

Une Europe sous les feux de la crise

Le 25 mars 1957 était signé le Traité de Rome, acte fondateur de la CEE – Communauté Économique Européenne. 60 ans plus tard, cette construction européenne vit une crise profonde de légitimité. La montée des partis d’extrême droite à la fois la révèle et la creuse. Aucun imaginaire ne surgit pour mêler les futurs de ces populations. L’Union Européenne est vécue comme une Gorgone qui pétrifie les êtres.

Le Traité de Rome organise un Marché Commun, une nouveauté, qui ne se réduit pas à une zone de libre échange même s’il est explicitement prévu l’élimination des droits de douane pour permettre la libre circulation des marchandises. La libre circulation des hommes est aussi prévue, comme celle, inscrite plus tard, des capitaux. Dans le même temps, une Cour de Justice et des institutions communes sont crées comme l’Euratom, une politique commune dans les transports et la Politique Agricole Commune, la PAC.
La PAC servira un objectif : l’autosuffisance alimentaire des pays membres. Pour ce faire, les liens seront coupés avec le marché mondial. Le « Prix vert » sera fixé en fonction de la productivité de la plus petite exploitation agricole permettant un très rapide développement de la production agricole. La France deviendra, avec les Pays-Bas, le grenier de l’Europe. Une agriculture productiviste qui survivra à la réalisation de l’autosuffisance…
Ce Traité est signé par la République Fédérale Allemande, la France, le Benelux – Belgique, Luxembourg, Pays-Bas – et l’Italie. Il entrera en application en 1960. C’est une construction pragmatique parce qu’inter-étatique. Il faut l’unanimité pour prendre une décision. La Commission Européenne a le rôle de proposition. Ce sont les Etats qui décident en dernier ressort. Lire la suite

Université populaire Économie, le mardi 14 mars 2017

Bonjour,

Le « chamboule tout », sport ancien qui revient à la mode, déconstruit le paysage. le monde change à une vitesse sidérante. Ce n’est pas la mondialisation ou la démondialisation qui en est l’élément essentiel mais la destruction qui touche tous les aspects de notre environnement. Politique – la gauche et la droite subissent un processus de déstructuration qui oblige à s’interroger sur une nécessaire refondation), social – les inégalités, la précarité et avant tout le chômage sans compter les interrogations sur le travail lui-même -, culturel (quelles sont les valeurs qui nous définissent)…
Ce monde sombre. Il est peuple de « zombies » qui ne savent que répéter – les beau prophètes que voilà – le passé.
Les dirigeants n’ont pas compris qu’il était temps de revoir tous les paradigmes pour entrer de plein pied dans une nouvelle modernité. Le « C’était mieux avant » triomphe faute de définir un futur crédible. Du coup la figure du monde est floue. Tout est permis surtout les images « post vérité » qui fait la part belle aux « Fake News » qui, à la fois renforce l’incertitude et brouille l’analyse nécessaire pour proposer des solutions.
Je vous propose de revenir, à propos du 60e anniversaire du Traité de Rome, sur la construction européenne et sa crise de légitimité actuelle.

Mardi de 17h30 à 19h30, au Panta Théâtre comme d’habitude.

Nicolas Béniès.