A propos Nicolas Beniès

Nicolas Beniès est économiste de formation. Il est tombé dans la grande marmite du jazz dans son adolescence, une énorme potion magique qui rend la vie différente. Il est devenu naturellement critique de jazz. Il a collaboré un peu à Jazz Hot, à Jazz Magazine. Il a également écrit dans Rouge, Contretemps), la Revue de l’École Émancipée, Le Monde Diplomatique et l’US Magazine. Il a longtemps - 20 ans - proposée, préparée et animée des émissions de jazz sur une radio associative. Il reprendra bientôt cette activité. Conférencier sur le jazz et l'économie, il est l'auteur du Souffle bleu - C&F éditions -, un essai sur le basculement du jazz en 1959 qui a donné son titre au blog/site, et de plusieurs ouvrages sur l'économie dont "Petit manuel de la crise financière et des autres" (Syllepse éditions). Il prépare deux nouveaux ouvrages. Un sur le jazz, "Tout autour du jazz", l'autre sur l'économie "Le basculement d'un monde".

Impressions de Jazz Sous les Pommiers, 4 – 11 mai 2013, 32e édition.

Un bon cru

Sur le terrain de la fréquentation, un succès. Beaucoup de concerts complets, beaucoup de monde. Logique, conjonction du 8 (mercredi) et de l’Ascension (le jeudi 9) ont permis une affluence souhaitée après les pluies de l’an dernier et un déficit important. Cette année, le temps, sans être réellement printanier – plutôt primesautier – n’a pas mis trop de sable dans les rouages. Même ma conférence sur « lorsqu’une chanson française devient standard du jazz, que reste-t-il de nos amours »1 a vu une affluence « normale », entre 30 et 40 personnes et ce, un vendredi à 15h30 alors que le festival brillait de tous ses feux. Certains étaient venus – comme ce photographe dont je ne connais pas le nom – pour fermer les yeux, goûter à d’autres cieux que ceux du travail à faire. C’est vrai que les photographes ont de moins en moins la vie facile, restriction des temps – 10 mn au début -, surveillance tatillonne, obligation de se justifier à tout moment et, last but not least, aller de concert en concert pour ne pas rater le moment où ils et elles peuvent « faire » leur métier. La pression, le stress est partout. Continuer la lecture →

Université populaire économie de mardi 21 mai 2013

Université populaire économie.

Notre prochain rendez-vous, mardi 21 mai, au Panta Théâtre de 17h30 à 19h30 comme d’habitude. On restera au sein de l’Union Européenne après la conférence de presse du,président de la République et sa proposition d’un gouvernement économique de la zone euro, proposition accueillie avec scepticisme par le gouvernement allemand. il faut dire que Sarko l’avait déjà faite.

Au même moment, la taxe Tobim et les accords de Bâle 3 devraient se mettre en place. Le monde de la finance les refuse, bloque toutes les possibilités de limiter les effets de la crise financière et économique.

L’imagination n’est pas au pouvoir. Au moment où le monde en a besoin.

Par contre la corruption est en train de bloquer le fonctionnement de toutes les institutions…

A mardi pour regarder un monde en pleine transmutation.

 

Nicolas Béniès.

Un rendez-vous exceptionnel, le 6 juin 2013, café mancel

Autour des débarquements du jazz

Le 6 juin 1944, les troupes alliées débarquent. la mer est rouge du sang de tous ces jeunes gens venus mourir sur les plages de Normandie. Il faudra attendre le 12 juin pour que les soldats noirs débarquent… Jon Hendriks en faisait partie…

Le jazz débarque en même temps. Le bebop est le nom de la nouvelle révolution esthétique qui bouleversera le monde et la France en particulier. Une bataille d’Hernani partagera la jeune génération d’alors entre les tenants du « vrai » jazz et les partisans du bebop.

La génération précédente, celle de l’entre deux guerres, avait connu la première révolution esthétique, celle de la connaissance du jazz. Les surréalistes, comme les dadaïstes ou Cocteau n’en sortiront pas indemnes. Leur vie en sera changée.

Ce 6 juin, un peu en avance par rapport aux commémorations prévues l’an prochain pour le 70e, je vous propose de revenir sur ces deux débarquements permettant de visiter l’histoire du jazz mêlée à l’histoire tout court, les rapports entre le jazz, la chanson française et la littérature. Pour appréhender l’importance du jazz non seulement comme culture commune du 20e siècle mais aussi dans sa capacité à représenter le monde par l’accumulation de chefs d’œuvre.

Au Café Mancel, jeudi 6 juin, de 15h à 18h pour ce voyage dans le temps, dans l’espace et dans une part de notre histoire.

On ne perdra pas l’occasion de parler radio et de rendre hommage à Sim Copans dont l’histoire personnelle s’est trouvé en phase avec celle du débarquement – comme celle de Louis Guilloux dont on parlera via son roman « OK Joe » – et celle de la radio française par la création des émissions de jazz sur les ondes nationales, la RTF à l’époque.

Nicolas Béniès.

Université populaire, séminaire économie

Mardi 14 mai, au Panta Théâtre, 17h30 – 19h30, reprise des cours d’économie, avec, au programme, les raisons du changement de climat en Europe, mais celui qu’il fait – résultat d’une crise climatique de grande ampleur – mais celui qui participe de la manière de ressentir l’évolution du monde et de réagir. La dernière fois, j’avais souligné le décalage, a priori paradoxal, entre les prévisions macro économiques de récession touchant toute la zone euro et la progression des Bourse s’expliquant par le regard porté sur l’économie. La récession provient directement de la désagrégation industrielle, des effets de la crise systémique – globale – vécue par le capitalisme tandis que les opérateurs boursiers considèrent le court terme et les résultats micro économiques qui peuvent laisser croire que les profits sont en hausse. la spéculation fait le reste. Jusqu’à un certain point. A trop franchir les limites, le choc sera brutal. Et il aura lieu.

Nicolas Béniès.

Pour Max Roach

A Max Roach (10 janvier 1924 – 16 août 2007), architecte hasardeux.

La collection Quintessence, dirigée par Alain Gerber, consacre un coffret de deux CD à Max Roach, batteur inestimable, prince du bebop, oreilles grandes ouvertes à la tradition et à l’innovation, à la construction comme à l’improvisation. Max fut une des incarnations du jazz, avec tous ses oxymores. Continuer la lecture →

Intégrale Louis Armstrong, volume 12

Une histoire qui est aussi la notre…

Suivre Louis Armstrong par le biais de cette intégrale – elle en est à son volume 12 et couvre les années 1946-1947 – due aux bons soins de Daniel Nevers (auteur du livret qui en fait une partie du charme), c’est remonter le cours du temps en suivant l’histoire de ce curieux pays dont les habitant(e)s n’ont pas de nom, les États-Unis. Un pays dont l’apport à la culture mondiale s’appelle Jazz. Continuer la lecture →

Intervention de la FSU à l’Assemblé plénière du CESER le vendredi 26 avril 2013.

Sur la situation économique, la crise systémique et la montée du chômage.

La récession en France est une réalité. La prévision du gouvernement, même revue à la baisse, de + 0,1% ne se réalisera pas. L’économie française, comme toutes les économies de la zone euro, connaîtra une « croissance négative » suivant l’expression consacrée, après plusieurs trimestres successifs de croissance zéro qui a permis de pousser des cris de triomphe : « La France n’est pas en récession »… Le chômage ne peut que poursuivre sa progression comme il le fait depuis 24 mois. Le gouvernement actuel n’en porte pas toute la responsabilité mais il n’a pas pris la mesure de la dimension de la crise que traverse les économies capitalistes développés depuis août 2007. Il n’a pas changé la politique économique. Continuer la lecture →