On (l’État) n’a plus d’argent !
Les commentateurs-trices n’en finissent pas de seriner ce message venu directement du gouvernement. Une démonstration de leur manque d’esprit critique. Les journalistes devraient se méfier des idéologies et des sources gouvernementales. Macron/Lecornu répètent à l’envi l’allégorie de Fillon, « un État en faillite ». Depuis le temps, force est de constater que cet État en faillite se porte bien…
Commençons par une évidence : l’endettement n’est pas synonyme de faillite. Au contraire. On connaît l’adage : « On ne prête qu’aux riches ». Si l’État peut emprunter sur les marchés c’est que les opérateurs – en l’occurrence souvent des fonds d’investissement – font confiance : l’État paiera les intérêts de sa dette. Confiance qui repose sur la capacité de l’État de lever les impôts, les taxes qui entrent ponctuellement. L’État s’est toujours endetté même si cette dette peut devenir invisible comme ce fut le cas après la seconde guerre mondiale jusqu’aux années 1980 par l’intermédiaire de la Caisse des Dépôts et des « avances » de la Banque de France. Continuer la lecture

