Un objet artistique non identifié
Le prendre, le toucher, le regarder pour considérer l’objet. La présentation dit qu’il a été produit artisanalement par Jean Rochard – créateur du label Nato du nom d’un chef amérindien – sans doute aussi amoureusement pour aboutir à ce résultat, un livre disque. Ce n’est pas une première, les tentatives ont existé et se sont souvent révélées décevantes.
« L’homme des Damps » est une réussite parce qu’il fête l’insolence, la révolte et les révoltés, brise la bienséance pour mettre en lumière Octave Mirbeau et son actualité. Ses œuvres démontrent l’analyste fin et sans pathos des ressorts cachés de la société capitaliste – et pas seulement celle de son temps, la fin du 19e – qui se cache sous les oripeaux d’une idéologie du bon sens, forcément celui de la classe dominante pour cacher un darwinisme social – les plus pauvres sont à éliminer – de tous les instants. Pierre Michel, le président des amis d’Octave Mirbeau, prend de la place pour expliquer « Pourquoi il faut lire Octave Mirbeau ». Et c’est convainquant. Continuer la lecture






