A propos Nicolas Beniès

Nicolas Beniès est économiste de formation. Il est tombé dans la grande marmite du jazz dans son adolescence, une énorme potion magique qui rend la vie différente. Il est devenu naturellement critique de jazz. Il a collaboré un peu à Jazz Hot, à Jazz Magazine. Il a également écrit dans Rouge, Contretemps), la Revue de l’École Émancipée, Le Monde Diplomatique et l’US Magazine. Il a longtemps - 20 ans - proposée, préparée et animée des émissions de jazz sur une radio associative. Il reprendra bientôt cette activité. Conférencier sur le jazz et l'économie, il est l'auteur du Souffle bleu - C&F éditions -, un essai sur le basculement du jazz en 1959 qui a donné son titre au blog/site, et de plusieurs ouvrages sur l'économie dont "Petit manuel de la crise financière et des autres" (Syllepse éditions). Il prépare deux nouveaux ouvrages. Un sur le jazz, "Tout autour du jazz", l'autre sur l'économie "Le basculement d'un monde".

Le temps du libéralisme s’estompe, l’austérité reste

Novembre en mai, l’automne des politiques d’austérité ?

Le climat changerait dans l’Union Européenne ?

L’Union Européenne se trouve à la croisée des chemins. Ce cliché prend une réalité inédite dans le contexte actuel. Les politiques d’austérité font la démonstration, dans tous les pays de la zone, de leur inefficacité pour lutter contre les déficits publics et l’endettement. Elles démontrent, dans le même mouvement, leurs responsabilités dans la profondeur de la récession. Chypre en est le dernier exemple. Pour éviter la faillite des banques, la troïka – la commission européenne, la BCE et le FMI – ont exigé du gouvernement de droite nouvellement élu une politique d’austérité drastique dont le résultat attendu sera une profonde récession dés cette année 2013, de plus de 10% suivant certains estimations. Avec son cortège habituel de croissance des inégalités, de pauvreté… Continuer la lecture →

Le coin du polar de juin 2013

 

Un vrai roman noir…chinois.

Renouveler le genre, du roman noir, n’est pas facile. Il faut savoir se servir de la tradition, la bousculer pour construire de nouvelles fondations. C’est le tour de force que réussit Ma Xiaoquan dans ce « Confession d’un tueur à gages ». Les réminiscences sont multiples pour les amateur(e)s de polar et de romans noirs. Il sublime ses influences en décrivant la Chine d’aujourd’hui, sa corruption mais aussi les échos encore actuels de la révolution culturelle, période troublée dont parle toute la littérature chinoise d’aujourd’hui. Continuer la lecture →

Rendez-vous le 6 juin 2013, au Café mancel, le jazz débarque

Le jazz débarque

Sur les cotes de l’Ouest, le jazz a débarqué deux fois. Les 31 décembre 1917/1er janvier 1918, respectivement à Brest et à Saint-Nazaire pour permettre l’arrivée d’une partie des troupes si l’autre bateau rencontrait des torpilles allemandes. Et le 6 juin 1944, ce jour le plus long est plus connu que le premier.

Cette première arrivée du jazz via ce régiment les « Hellfighters » conduit par le lieutenant Jim Europe Reese, chamboulera les mondes intellectuels en Europe. Particulièrement en France. L’histoire d’amour du jazz et de la France commence là.

Le deuxième aura d’autres effets. le bebop entraînera une « bataille d’Hernani », grande spécialité française. On se battra à coups de poings, à coups de sifflets, d’applaudissements pour ou contre cette révolution, pour ou contre Dizzy Gillespie et son grand orchestre, à Pleyel fin février 1948, pour ou contre Charlie Parker, vedette du deuxième festival international de jazz en mai 1949, organisé par Charles Delaunay.

Le monde bascule, le jazz lui donne son beat pour accompagner cette mutation.

Jazz, musique du 20e siècle qui fait partie intégrante de l’histoire de ce siècle. Toutes ses révolutions esthétiques ont rythmé le siècle.

Pour entendre le siècle passé en un jeux de miroirs entrer paroles et musique.

Pour entendre aussi la voix de Sim Copans, créateur des émissions de jazz sur les antennes de la RTF, le nom de la radio service public en ces temps lointains où le mot même de privatisation ne faisait pas partie du vocabulaire courant.

Le rendez-vous est pris…

Nicolas Béniès.

Note : le film « Stormy Weather relate le retour de ces combattants de la première guerre qui se sont battus dans les tranchées aux côtés des troupes françaises certains accumulant les citations. L’armée américaine n’a jamais voulu reconnaitre leurs « mérites » – au sens militaires – parce qu’ils étaient Noirs. Certains d’entre eux sont donc restés en France, à Paris pour animer les Nuits de cette folie furieuse de plaisirs, sorte de réponse à la Première Barbarie.

Le film raconte l’histoire de Bill « Bojangles » Robinson, le plus grand des « sandmen », ces premiers danseurs de claquettes. Un film qui fais voir les performances de tous ces artistes des années 20-30 à commencer par Cab Calloway ou les Nicholas Brothers, Lena Horne… Une sorte de nostalgie des temps déjà anciens au moment où le film est sorti aux États-Unis en 1943 et, en France, en 1945, sur les Champs-Élysées, pour fêter la Libération avec le monde en train de se défaire.

 

Université populaire, séminaire Economie.

Les rendez vous de cette fin d’année (scolaire).

Les mardis 4, 11 et 18 juin – il faut bien terminer par un appel ! -, trois derniers séminaire économie de l’UP.

Le 4, j’avais prévu de parler de l’exception culturelle mais l’actualité grossit autour des questions financières qui demandent à être expliquées et mises en perspective.

Le 11, si l’actualité se désengorge, il sera question de cet accord de libre échange Europe/USA où se retrouve une sorte d’AGCS – Accord général sur le commerce des services, un des grands dossiers (mal) traité par l’Organisation Mondial du Commerce au moment de sa création en 1995 – remis au goût du jour. La culture – comme l’Éducation – a toujours suscité les appétits capitalistes. Un nouveau marché prometteur…

Le 18, je vous proposerai une synthèse et quelques pistes de solution…

A vous revoir ou vous voir.

Nicolas Béniès.

Autour de quelques nouveautés en jazz

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L’actualité discographique autorise une sorte de cartographie lunaire du jazz, des jazz peut-être…

Du funk ? En voilà !

Nils Landgren, tromboniste suédois a constitué un groupe, « Funk Unit », au titre explicite, mêlant rap et une forme de jazz portée, en leur temps, par les « Crusaders ». Référence revendiquée. Il a invité, sur cet album « Teamwork », deux des créateurs, Joe Sample, piano et claviers (ici au Rhodes, un instrument bavard qui fait des dégâts… Mais que Joe sait dompter) et Wilton Felder, saxophone ténor. Dans ses albums précédents, il avait déjà joué avec ces musiciens. L’autre influence se trouve chez James Brown et les musiciens qui s’en réclament – ils l’ont accompagné – Maceo Parker et surtout Fred Wesley à qui Nils fait penser. Ils jouent du même instrument !Une musique dansante, sans état d’âme et qui atteint son but. Si vos invité(e)s restent assis(e)s c’est qu’ils et elles sont malades…

Nicolas Béniès.

« Teamwork, Nils Landgren Funk Unit, ACT distribué par Harmonia Mundi. Continuer la lecture →

Un rendez-vous raté

Je vous avais donné rendez-vous au café Mancel, samedi 18 mai pour vous présenter les nouveautés. j’avais préparé une sorte de rétrospective du style « vocalese » illustré par Jon Hendricks, invité exceptionnel à Coutances cette année.

Patatras… Une réunion bruyante m’a empêché de présenter cette préparation. Ils et elles oint du temps a s’en aller et je n’avais pas prévu de micro. Du coup, je n’arrivais pas à me faire entendre.

Ce sera pour une prochaine fois mais cette année (scolaire s’entend).

Il faudra donc attendre l’année prochaine…

J’envisage, plutôt que  e présenter uniquement les nouveautés de vous proposer des thèmes.

Dites moi ce que vous en pensez et si le samedi 17h est un bon jour.

 

Merci.

 

Nicolas.

Impressions de Jazz Sous les Pommiers, 4 – 11 mai 2013, 32e édition.

Un bon cru

Sur le terrain de la fréquentation, un succès. Beaucoup de concerts complets, beaucoup de monde. Logique, conjonction du 8 (mercredi) et de l’Ascension (le jeudi 9) ont permis une affluence souhaitée après les pluies de l’an dernier et un déficit important. Cette année, le temps, sans être réellement printanier – plutôt primesautier – n’a pas mis trop de sable dans les rouages. Même ma conférence sur « lorsqu’une chanson française devient standard du jazz, que reste-t-il de nos amours »1 a vu une affluence « normale », entre 30 et 40 personnes et ce, un vendredi à 15h30 alors que le festival brillait de tous ses feux. Certains étaient venus – comme ce photographe dont je ne connais pas le nom – pour fermer les yeux, goûter à d’autres cieux que ceux du travail à faire. C’est vrai que les photographes ont de moins en moins la vie facile, restriction des temps – 10 mn au début -, surveillance tatillonne, obligation de se justifier à tout moment et, last but not least, aller de concert en concert pour ne pas rater le moment où ils et elles peuvent « faire » leur métier. La pression, le stress est partout. Continuer la lecture →

Université populaire économie de mardi 21 mai 2013

Université populaire économie.

Notre prochain rendez-vous, mardi 21 mai, au Panta Théâtre de 17h30 à 19h30 comme d’habitude. On restera au sein de l’Union Européenne après la conférence de presse du,président de la République et sa proposition d’un gouvernement économique de la zone euro, proposition accueillie avec scepticisme par le gouvernement allemand. il faut dire que Sarko l’avait déjà faite.

Au même moment, la taxe Tobim et les accords de Bâle 3 devraient se mettre en place. Le monde de la finance les refuse, bloque toutes les possibilités de limiter les effets de la crise financière et économique.

L’imagination n’est pas au pouvoir. Au moment où le monde en a besoin.

Par contre la corruption est en train de bloquer le fonctionnement de toutes les institutions…

A mardi pour regarder un monde en pleine transmutation.

 

Nicolas Béniès.

Un rendez-vous exceptionnel, le 6 juin 2013, café mancel

Autour des débarquements du jazz

Le 6 juin 1944, les troupes alliées débarquent. la mer est rouge du sang de tous ces jeunes gens venus mourir sur les plages de Normandie. Il faudra attendre le 12 juin pour que les soldats noirs débarquent… Jon Hendriks en faisait partie…

Le jazz débarque en même temps. Le bebop est le nom de la nouvelle révolution esthétique qui bouleversera le monde et la France en particulier. Une bataille d’Hernani partagera la jeune génération d’alors entre les tenants du « vrai » jazz et les partisans du bebop.

La génération précédente, celle de l’entre deux guerres, avait connu la première révolution esthétique, celle de la connaissance du jazz. Les surréalistes, comme les dadaïstes ou Cocteau n’en sortiront pas indemnes. Leur vie en sera changée.

Ce 6 juin, un peu en avance par rapport aux commémorations prévues l’an prochain pour le 70e, je vous propose de revenir sur ces deux débarquements permettant de visiter l’histoire du jazz mêlée à l’histoire tout court, les rapports entre le jazz, la chanson française et la littérature. Pour appréhender l’importance du jazz non seulement comme culture commune du 20e siècle mais aussi dans sa capacité à représenter le monde par l’accumulation de chefs d’œuvre.

Au Café Mancel, jeudi 6 juin, de 15h à 18h pour ce voyage dans le temps, dans l’espace et dans une part de notre histoire.

On ne perdra pas l’occasion de parler radio et de rendre hommage à Sim Copans dont l’histoire personnelle s’est trouvé en phase avec celle du débarquement – comme celle de Louis Guilloux dont on parlera via son roman « OK Joe » – et celle de la radio française par la création des émissions de jazz sur les ondes nationales, la RTF à l’époque.

Nicolas Béniès.