JAZZ ( ?), de l’inattendu

Le jazz européen existe-t-il ?

Le magazine « Jazz thing », une revue allemande de jazz, avait lancé, pour son Centième numéro, en septembre 2013, une série « European Jazz Legends » qui a couvert 11 numéros. Pour donner corps à ces portraits, pour montrer la réalité d’un jazz européen aux côtés d’un jazz américain aux influences réciproques, la revue a organisé avec la ville de Gütersloh (dans le Land de Rhénanie du Nord) une série de concert.
Celui d’Enrico Pieranunzi – avec Jasper Somsen à la basse, musicien hollandais et André Ceccarelli, batteur – est le troisième de la série enregistrée en août 2015. Un choix d’évidence. Le pianiste a accompagné, dialogué avec la plupart des musicien(ne)s de notre temps – du sien, il est né en 1949 à Rome – tout en développant un style original qui doit beaucoup, mais aussi le cas de Chick Corea et de beaucoup d’autres des deux côtés de l’Atlantique, à Bill Evans comme à Thelonious Monk.
« Tales from unexpected », contes de l’inattendu soit des histoires venues d’ailleurs pour faire rêver les adultes en construisant des mondes différents par des réponses surprenantes. Une sorte de règle du jeu de sa musique : la surprise comme moyen d’aborder sur des rives inconnues. Pour la découverte.
Il propose une sorte de suite, en 4 parties, « Improbable », pour signifier à la fois ce qu’il veut faire de sa musique et avertir sur notre présent.
Enrico fait, à l’évidence, partie des créateurs. Qu’il faut écouter avec attention.
Cet album, qui se termine par l’interview du pianiste, en anglais comme il se doit et en public.
Il n’épuise pas un débat aux multiples facettes : existe-t-il un « jazz européen » qui transcenderait les frontières actuelles ? Quels sont les liens avec le jazz américain dans ce contexte de mouvement de mondialisation ? Et, au-delà de ces différences étranges, de quoi parle-t-on lorsque s’utilise la catégorie « Jazz » ? Le jazz sera-t-il la musique du 21e siècle ? Tout est en transition dans ce monde dominé par l’incertitude.
Nicolas Béniès.
« Tales from the unexpected. Live at the Theater Gütersloh », Enrico Pieranunzi, Intuition distribué en France par Socadisc.

JAZZ, une nouvelle chanteuse

« Sans Elle » chante-t-elle ?

Décider un jour de chanter est déjà un « challenge » comme on dit aujourd’hui et prendre comme nom de scène « Sans Elle » en est un autre. Pourtant, cet album « Beyond » – « au-delà » des apparences, du présent ? – fait la preuve qu’elle est bien là. Responsable de certains arrangements, pianiste et claviériste pour un thème, « In Between », un entre-deux qu’il faut visiter, elle prend sa place comme chanteuse sur des thèmes qu’elle a écrit et composé. A la fois un compliment et un reproche, une certaine répétition de climats en résulte. Chanter les thèmes des autres – ou des standards – permet aussi de faire preuve de créativité et peut éviter une légère lassitude de l’auditeur.
Une voix qui veux faire le lien entre ces chanteuses britanniques enfermées un peu trop dans un son qui ne connaît pas les outrances sinon des transgressions dans les glissements quelque fois ahurissants et les celles plutôt engagés dans la musique qu’on appellera française faute de mieux représentée par Nicole Croisille. Avec ce qu’il faut de références prises à la fois dans les musiques du monde – les percussions sont souvent présentes – et la grande variété française, du côté Nougaro plutôt sans cette rage qui dominait ses prestations. Il manque « Sans Elle » un peu de cette révolte qui fait réagir l’auditeur. Une incursion dans la musique qui fait bouger termine l’album qui pourrait indiquer d’autres directions possibles mais il faudrait qu’elle pose sa voix (If you were mine).
Quelques thèmes retiennent l’attention comme « Tout et son contraire » qui pourrait permettre d’ouvrir une nouvelle voie dans la chanson française et faire un tube si les programmateur(e)s savent entendre.
Mention spéciale à Leonardo Montana, pianiste dans la plupart des plages et Sergio Cruz pour les arrangements, Damian Nueva Cortés aux basses, Archibald Ligonnière à la batterie et Fabian Suarez aux percussions.
Un album qui se laisse écouter et permet de découvrir une nouvelle voix.
Nicolas Béniès
« Beyond », Sans Elle, Say Yay ! www.sanselle.com

Jazz, nouveautés

Des endroits qui se veulent en expansion

Olivier Bogé, pianiste, guitariste, chanteur et surtout saxophoniste/compositeur, se veut de son temps. A la fois pour son trio, Nicolas Moreaux contrebassiste et Karl Januska batteur et pour les auditeurs. Il utilise donc toutes les techniques actuelles. Il est à la fois binaire comme l’exige les auditeur(e)s et « classique » par l’ajout de Manon Ponsot violoncelliste et de Guillaume Bégni corniste. Ses compositions sont intelligentes et devraient impulser des développements pour les faire vivre et convaincre.
Il n’en est rien. Elles se laissent aller sans susciter ce sentiment d’urgence sans lequel il n’est pas de jazz. Mais ces « Expanded Places » sont ailleurs, ailleurs que dans la pulsation de cette musique. Dans ce cas, il s’agit de construire non seulement des endroits mais un nouvel univers en expansion.
Je me dis que ces compositions pourraient servir à d’autres. Pour créer d’autres possibles, pour cultiver d’autres champs. Les musiciens sont honnêtes et jouent avec cette virtuosité caractéristique de notre époque. Seulement, la mayonnaise ne prend pas. Les ingrédients refusent de se coaguler… Il y manque le « je-ne-sais-quoi » qui fait toute la différence.
Nicolas Béniès.
« Expanded Places », Olivier Bogé, Naïve.

Plus fort que le « Third Stream »…

Thierry MaillardThierry Maillard, pianiste et compositeur, nous avait habitué à marier le jazz et la musique classique via des quatuors à cordes. Il s’inspirait d’une vogue qui fut celle du milieu des années 50 et qui perdura dans certains endroits comme le Conservatoire de Boston avec Ran Blake, pianiste superbe qu’il ne faut pas ramener uniquement à ce troisième courant.
Third Stream, troisième courant une dénomination pour signifier la volonté de ses défenseurs de fusionner, « coller » serait sans doute plus juste, musique classique – baroque surtout qui partage avec le jazz l’absence de définition précise – et jazz. John Lewis, pianiste, compositeur et fondateur du Modern Jazz Quartet (MJQ pour les intimes) illustra tout au long de sa vie cette tendance. Les échecs furent nombreux mais il en ait de magnifiques. La musique ne se mesure pas à sa capacité de réussite mais à l’exploration des possibles. Continuer la lecture

JAZZ Deux chanteuses françaises contemporaines

Deux voi(e)x

Virginie Teychené s’était faite remarquer par un premier album, « Portraits » (2007) puis « I Feel So Good » (2010) et « Bright and Sweet », tous les trois salués par la critique. Une voix virginie Teychenéflexible, des influences revendiquées prises dans les grandes chanteuses de cette musique et un répertoire bien choisi expliquent cette unanimité.
Il lui était difficile de se renouveler. Ce quatrième album, « Encore », sans ponctuation – un clin d’œil – tourne autour de la mémoire transportée par des chansons de toujours dont celle qui ouvre l’album « Jolie Môme », un tour de force il faut bien le reconnaître. Reprendre les paroles et changer insensiblement la musique pour faire surgir d’autres réminiscences. Chansons aussi de Teychené qu’elle propose ou d’autres venant de pays qui sont presque les nôtres comme celles du Brésil ou de Brubeck revu par Nougaro et transformé par le quartet, Gérard Maurin, contrebasse et guitares, Stéphane Bernard, piano, Jean-Pierre Arnaud, batterie et Olivier Ker-Ourio, harmonica.
Le décalage est trop grand entre les compositions personnelles et ces chansons qui ont façonné une partie de notre vie. Un écart ressenti par le jeu même de la superposition de passés et de présents. Difficile d’éviter l’effet souvenir.
Il manque un petit je-ne-sais-quoi, peut-être la révolte, la volonté de renverser la table avec tout ce qu’il y a dessus… Mais, en public, il n’est pas impossible que d’un seul coup ce quelque chose apparaisse comme par magie. Alors ne la manquez pas.
Nicolas Béniès
« Encore », Virginie Teychené, Jazz Village, Harmonia Mundi. Elle est en tournée. Le 5 novembre à Valognes, le 13 et le 14 à Béziers, et le 27 à Cannes…

Anne Carleton est autant musicienne que plasticienne, peintre. Avec « So High » elle a voulu tutoyer l’immensité du ciel, suivre les traces d’Icare même si cette expérience s’est mal terminée. Anne CarletonElle s’oriente résolument vers le rêve pour bousculer les possibles, en faire surgir d’autres, éviter de se retirer en soi-même en faisant partager des expériences, de sons, de couleurs. Elle a voulu s’entourer d’autres voix. Celle d’Edgar Morin mais aussi celle de l’environnement carcéral (pour le dernier thème, « Le miracle », un titre caché).
Eric Moulineuf, piano, Olivier Moret, contrebasse, Emma Piettre, violoncelle, Doo, sound design l’entourent pour servir son projet. Ils y arrivent de temps en temps. L’émotion envahit la pièce, semble ne pas pouvoir y tenir. Pour d’autres, l’ennui. Qu’elle me pardonne mais je ne crois pas que ce soit une bonne idée la voix de Morin. Elle ne se fait pas comprendre…
Une volonté de partir ailleurs, de trouver de nouveaux sons, de nouvelles possibilités qu’il faut saluer mais en restant sur les mêmes tonalités, sur ce murmure il manque la force qui est celle du jazz, la révolte ouverte, revendiquée. Ce n’est pas qu’elle est absente mais elle ne s’incarne pas dans une pulsation.
Nicolas Béniès.
« So High », Anne Carleton, Quart de Lune/Rue Stendhal

Histoire à écrire.

Du Rock, du Rhythm and Blues ou du blues ?

Le titre, en ces temps de controverses moraniennes – néologisme qui gagnerait à être utilisé, formé à partir de Nadine Morano, comme équivalent à la bêtise raciste -, fait problème : « Race Records, Black rock music forbidden on US Radio, 1942 – 1955 ». Levons une ambiguïté. Les hommes marketing aux Etats-Unis se sont aperçus dans les années 20, grâce au succès d’un 78 tours de Mamie Smith, « Crazy Blues » en l’occurrence, qu’il existait un marché spécifique, celui des populations noires des ghettos. Ils se sont précipités sur ce filon en créant des sous marques pour gagner ce public. Ils ont ainsi créé les « race series » destinées au public noir.
Après la guerre, période traités surtout par ce coffret de trois CD, en 1946 le terme de « race series » a été abandonné remplacé par celui, plus neutre, de Rhythm n’ Blues. Là encore, il s’agissait de viser la population des ghettos noirs. Se sont créée deux « hit parade » – pour parler en Français -, l’un pour le RnB, l’autre pour le public caucasien, les variétés.
Pour dire que le rhythm n’ Blues n’est pas un genre musical mais une création des industriels de l’entertainment – comme on dit aux États-Unis – pour cibler un créneau du marché.
Dans ces années 1950, le rock envahira toutes les chaînes de radio. A l’exception des DJ des radios en direction des ghettos noirs, les grands musiciens noirs qui font encore danser aujourd’hui seront ignorés, dans une large mesure, du public blanc. Mais pas interdits contrairement à ce que dit le titre de ce coffret.
Ce coffret permet de les redécouvrir. Et se rendre compte que le courant passait entre musiciens. Elvis Presley notamment fut toujours attentif à « Beale Street », le ghetto noir de Memphis où il était né. Ces musiciens noirs seront aussi influencés par les blancs. La musique ne connaît pas ces frontières de « race ». Le terme, soulignons-le en passant, a plutôt une signification sociale aux Etats-Unis. Blessure toujours ouverte de l’esclavage.
Tous les musicien(ne)s réunis sont à citer. Il faut aller les découvrir. Certains d’entre eux sont plus connus que d’autres. C’est le cas de Wyonnie Harris ou de Howlin’ Wolf, Muddy Waters ou Big Maybelle mais tous les autres sont à entendre. Et si vous voulez organiser une soirée dansante, ce coffret vous servira de guide…
Nicolas Béniès.
« Race Records, black rock music forbidden on US Radio, 1942 – 1955 », livret signé par Bruno Blum, Frémeaux et associés.

Miriam Makeba, chanteuse actuelle

Hymnes à la liberté, « Mama Africa » est de retour

« Patha Patha », est un titre, une musique que vous devez forcément connaître même si votre souvenir est flou, sans que vous sachiez à qui on doit cet hymne à l’Afrique du Sud, au combat pour la dignité, à la lutte contre l’apartheid qui a marqué profondément l’histoire de cette Afrique du Sud qui a interdit sur son territoire cette chanteuse et compositeure, Miriam Makeba (1932 – 2008). Un thème qui a été souvent pillé sans arriver à la cheville de l’original et sans verser de droits…
Miriam Makeba est née dans ces ghettos de Johannesburg qui sait transmettre la mémoire de toutes les luttes pour construire une musique spécifique qui rencontrera le jazz. Dans ces années cinquante, le jeune garde s’abreuve au bebop pour créer un « jazz » sud africain que les enregistrements Kaz de cette époque de Abdullah Ibrahim Brand – connu comme « Dollar Brand » surnom qu’il devait à Duke Ellington qu’il rejeta plus tard – permettent de découvrir le saxophoniste ténor Basil Coetzee, un solo d’importance dans « Mannenberg », le saxophoniste alto Kippie Moeketsi et tous ces musiciens un ignorés dans notre pays.
Miriam Makeba en action[/caption]« Mama Africa » – le surnom de Miriam Makeba – évolue dans cette atmosphère. Elle adoptera le jazz mais n’oubliera pas les musiques de son enfance ni les autres musiques de ces cultures orales, appelées aujourd’hui « musiques du monde ». Continuer la lecture

Live in Paris, 1960

Un Roi à Paris, Olympia 1960

Entre deux « cassages » de l’Olympia – le premier en 1955 avec Sydney Bechet, les autres dans ces curieuses années 1960 où le « yé-yé » dominait – des concerts de jazz eurent lieu dans cette salle qui en garde encore des souvenirs aériens même si elle a été refaite. Bruno Coquatrix, directeur, la prêtait aux présentateurs de l’émission sur Europe 1, « Pour ceux qui aiment le jazz » à 18 heures et à minuit. Daniel Filipacchi et Franck Ténot se faisaient, pour l’occasion, organisateurs de concerts.
D’autres grands concerts de jazz eurent lieu dans cette salle. King Cole à Paris, avec le Quincy Jones B.B.Celui là se fit sous l’égide de Norman Granz qui, pour 3000 dollars – si les souvenirs de Michel Brillé, concepteur de cette collection « Live in Paris » avec Gilles Pétard, sont justes -, avait engagé Nat « King » Cole pour cette tournée européenne dans ces premiers mois de 1960. Souvenez-vous. Quincy Jones, après l’échec de « Free and Easy », une comédie musicale, était en rade, avec son orchestre à Paris – voir, dans cette même collection « Live in Paris », le double album consacré à Quincy et son orchestre – et en demandait qu’à trouver des engagements. Filipacchi en fournissait et… Norman Granz pour accompagner le « crooner » King Cole. Bien sur, l’orchestre eut droit à une première partie mais la vedette, le roi de cette fête c’était Cole. Continuer la lecture

JAZZ Trombone (allemand)

Trombone, il t’aime.

Einem.ArtMax Von Einem, 28 ans, tromboniste résidant actuellement à Cologne (Allemagne) a participé à tos les big bands que compte son pays. Pour y faire ses classes et déclarer son amour pour cet instrument étrange qui, en Allemagne, a connu des développements inédits via notamment Albert Mangelsdorff. Einem ne renie pas cette filiation.
Pour cet album, « Lamara », il a constitué un quartet pour mettre en valeur le trombone. Un pari difficile. Il faut faire preuve d’idées, de virtuosité pour éviter de lasser l’attention. Il multiplie pour ce faire les ambiances, les références aux musiques. Il affirme que le « jazz n’est pas old fashioned », dépassé et il faut le répéter. Le jazz reste une des musiques fondamentales de notre temps même si, actuellement, il a du mal à s’outrepasser. Il l’avait toujours fait dans le passé. Depuis les années 1980, il subit une sorte de coup d’arrêt à son expansion. Une sorte de stagnation bien en phase avec la croissance zéro… Continuer la lecture

JAZZ, Diego Imbert

Couleurs du temps.

Diego Imbert fait partie de ces compositeurs tentés par d’autres cieux, d’autres métriques. Contrebassiste, il multiplie les pièges pour le batteur, en l’occurrence Franck Agulhon qui sait les entourer pour qu’ils ne se referment pas sur lui. Les références au blues des premiers titres sont à relier avec l’héritage de Ornette Coleman et sa manière de dire au revoir au blues pour mieux y faire référence et lui donner une nouvelle vie. Il ne craint pas, sur « Purple drive » une métrique à 7 temps. Pour en saisir la difficulté, il faut aller voir le film « Whiplash ». Par un filmage superbe, Damien Chazelle montre ce jeune batteur aux prises avec la mise en place des métriques singulières. Rien d’évident.
Pour son quartet, sans piano décidément à la mode ces temps-ci, il a associé les sonorités du saxophone ténor de David El-Malek et du bugle de Alex Tassel pour construire des couleurs musicales qui passent pour l’arc-en-ciel des métriques. Du 7 au 2 en passant par le 4 qui tient en trois tout en sauvegardant le rythme de la valse sous forme d’ombre chinoise.
Un album réussi qui tient son titre « Colors », des musiques qui savent construire des univers. J’ai juste un regret. L’absence de mordant, de colère, de révolte pour obliger notre monde à avouer son impuissance à susciter de la fraternité. Malgré tout, il faut reconnaître qu’on s’y trouve bien dans ces compositions mais l’appel aux maîtres du free jazz devrait aussi se traduire par un peu de « sale », de dirty.
Nicolas Béniès.
« Colors », Diego Imbert quartet, Such distribué par Harmonia Mundi.
Le quartet sera en concert au New Morning pour le lacement de l’album le 21 mai à 20h30

Jazz, Charles Lloyd

Sauvage la danse ?

Charles Lloyd Wild Man DanceCharles Lloyd, saxophoniste ténor (et un peu flûtiste mais pas ici) fête ses 50 ans de carrière. Né le 15 mars 1938 à Memphis, il a hérité de toutes les musiques charriées par le Mississippi, le gospel, les blues, le jazz mélangées à la culture cherokee. Une mémoire puissante ravivée par l’influence visible et revendiquée de John Coltrane. Sa sonorité fait de plus en plus à celle du dernier Coltrane. Il rejoint ainsi la sonorité de l’héritier en ligne directe, Pharoah Sanders.
« Wild Man Danse » est le titre de cet album Blue Note composé d’une suite en 6 parties enregistrée en public à Wroclaw (Pologne) le 24 novembre 2013. Continuer la lecture