Mélanges
Quand Sonny Rollins rencontre les compositeurs français
Lionel Belmondo, saxophoniste ténor et flûtiste, a voulu suivre la voie ouverte par Sonny Rollins en 1957 en construisant un répertoire pour trio, saxophone, contrebasse (Sylvain Romano) et batterie (Laurent Robin). Un format difficile qui demande à chaque musicien un engagement total et au leader un sens de la construction et de l’imagination pour éviter les pièges de l’ennui, de la répétition et de l’inutilité d’un tel pari. C’est un pari, et même risqué. Il s’en sort par le répertoire fait, comme le titre l’indique « Lionel Belmondo plays European Standards », de compositions de Bach, Fauré, Tchaïkovski, Shubert (il s’agit ici de Franz Peter), Chopin et même Wagner et Holst. Une manière de renouveler le matériel, de donner des idées aux musicien(ne)s pour sortir des ornières actuelles. Pourtant, le terme de « standards » ne convient pas. Le jazz utilise les airs populaires pour les transcender, les faire entrer dans une nouvelle dimension. Là, les thèmes ne sont pas connus du grand public. Continuer la lecture
