Après le 11 septembre 2001

Un monde barbare et incertain.
Le 11 septembre 2001 marque l’entrée dans une phase nouvelle.

Le 11 septembre 2001 est une date importante. Elle marque l’entrée dans une phase nouvelle. De nouvelles divisions apparaissent, des théorisations idéologiques deviennent force matérielle pour légitimer les guerres voulant justifier la domination absolue des États-Unis. Le monde est entré dans une période de guerre et de remise en cause des libertés démocratiques, s’expliquant par le recul de la politique qui suppose un minimum de consensus. Comme le disait justement Clausewitz, « la guerre est la poursuite de la politique par d’autres moyens ». Nous sommes donc entrés, si les mobilisations sociales et citoyennes ne sont pas capables d’imposer un autre monde, dans un univers de guerres pour légitimer la place impériale des Etats-Unis. Les déclarations de Georges « W » Bush sont révélatrices de cette nouvelle donne. « L’axe du mal » qu’il désigne comme l’ennemi permet d’inventer – à prendre dans le sens de « trouver » – un monde de nouveau divisé en deux. L’ennemi ce n’est plus le « communisme » comme pendant la guerre froide et la « chasse aux sorcières »1 mais l’Islam, reprenant la thèse de Samuel P. Huttington qui opposait l’Occident au monde arabo-musulman dans « Le choc des civilisations ». Une thèse non fondée scientifiquement mais qui exerce une influence sur la manière de concevoir le monde. Sans adhérer totalement aux thèses sociologiques dites « reconstructivistes » prétendant que l’adhésion à une théorie, à une idéologie dessine le monde, il faut reconnaître que les idéologies façonnent des mondes entre certaines limites. La thèse de Huttington ne permet en rien de comprendre le monde – le monde arabo-musulman étant aussi divisé que l’Occident – tout en offrant une sorte de légitimité partagé entre Bush et Ben Laden. Elle oblige – c’est son grand intérêt pour le gouvernement américain comme pour Ben Laden – à choisir son camp.
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Un monde barbare et incertain. (article publié dans Critique Communiste)

 

Le 11 septembre 2001 marque l’entrée dans une phase nouvelle.

Le 11 septembre 2001 est une date importante. Elle marque l’entrée dans une phase nouvelle de l’histoire du monde. De nouvelles divisions apparaissent, des théorisations idéologiques deviennent force matérielle pour légitimer les guerres assurant la domination absolue des États-Unis. Le Canard Enchaîné du 22 mai 2002 se fait l’écho de la décision du gouvernement américain de bombarder l’Irak au plus tard en janvier 2003. L’administration américaine est en train de vouloir convaincre les gouvernements des pays de l’Europe qu’il faut se mettre au service de l’impérialisme américain pour combattre le terrorisme, laissant planer la menace d’attaques comme celles du 11 septembre 2001 sur les autres grandes villes.

Ce monde là est aussi un monde barbare. La disparition de l’URSS, la domination absolue du capitalisme à l’échelle mondiale pour la première fois depuis la révolution russe de 1917, le libéralisme comme seul corpus de pensée théorique ont conduit à la domination absolue – et nouvelle – des États-Unis sur le reste du monde. Continuer la lecture

Le retour de Marx

A propos du livre d’Alain Bihr, « La reproduction du Capital. Prolégomènes à une théorie générale du capitalisme », Éditions Page deux.
Marx, notre contemporain ?

Le retour de Marx tient un peu de la théorie nietzschéenne de l’éternel retour. Depuis 1968 – pour ne pas remonter aux calendes grecques – la mort de Marx est annoncée, programmée. Et toujours reportée. Comme si notre époque redécouvrait de temps à autre – et surtout en ces temps troublés – la richesse de cette pensée protéiforme. Chacun peut en donner sa lecture. Ce fut une sorte de jeu dans les années 1970. La lecture devient plus sérieuse. Après la chute du Mur de Berlin (novembre 1989) le monde capitaliste semble retombé dans son enfance. Une enfance barbare. L’absence de contre pouvoirs, à l’intérieur de chacun des pays comme au niveau mondial, laisse le capitalisme livré à lui-même, incapable de remonter sa pente. L’élaboration théorique est devenue un enjeu majeur. Le monde de la guerre froide donnait l’impression de posséder des clés de compréhension du monde. Il fallait choisir son camp. Les staliniens tenaient le haut du pavé et offraient une vision rabougrie du marxisme. Les textes de Marx étaient considérés comme une Bible capables de répondre à toutes les interrogations. Louis Althusser ne proposait, de ce point de vue, aucune alternative. Plus encore, il avait tendance à appauvrir Marx.
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Un monde barbare et incertain. (Publié dans Nouveaux Regards)

Pourra-t-il résister à la récession et au krach financier ?

Les attentats suicides de New York et Washington ont dévoilé la réalité de ce monde de l’après-guerre-froide où ne subsiste qu’une seule super puissance, les États-Unis, où la Ville-Monde, New York, tient dans ses mains la vie de milliards d’individus, de pays ou de firmes parce qu’elle est le premier centre financier du monde.1 Un monde sans règles, sans vision, sans futur où ne règne que la loi du plus fort. Continuer la lecture

Marx, le retour (suite)

De Marx à Marx. Retour vers le futur !

Le monde du 21e siècle – né après la chute du Mur de Berlin en novembre 1989 – est orphelin. D’une alternative de société ! Le socialisme, comme futur possible, a disparu de notre horizon. La période ouverte par la révolution russe s’est achevée. Le capitalisme domine absolument, sans contre partie et sans contre pouvoirs. Les Etats-Unis restent la seule super puissance voulant imposer ses règles – celles de l’économie libérale – à la planète par le seul moyen possible, la guerre faute d’autre légitimité politique. Ces guerres ne font que commencer. Elles synthétisent la barbarie nécessaire du point de vue du Capital pour imposer sa domination dans un contexte où la contrainte de la profitabilité – l’augmentation du taux de profit – est seule reconnue se traduisant par l’impératif de la compétitivité.
Refonder le mouvement ouvrier suppose de comprendre les lois de fonctionnement du processus de mondialisation capitaliste et libéral pour élaborer des réponses globales donnant une perspective d’ensemble aux luttes citoyennes et sociales.

Marx comme point de départ.
La méthode et les concepts forgés par Marx et les marxistes1 serviront de point de départ. Non pas par tradition ou par culte des ancêtres. Mais par efficacité théorique et pratique. Marx a été enterré plusieurs fois. Ses cendres sont encore brûlantes. Ses mérites sont mêmes reconnus par le « Financial Times » qui ne se prive pas de le citer. La récession actuelle vient rappeler toute l’importance de la théorie marxiste des crises, inscrite dans les lois de fonctionnement de l’accumulation du Capital. La cause essentielle, reconnue par tous les économistes, la suraccumulation de Captal provoquant la baisse du taux de profit et par la même les restructurations, les licenciements et le chômage.
Contrairement à une idée reçue et véhiculée par les staliniens le cadre théorique de Marx est ouvert. Aucun déterminisme. Le champ des possibles est exploré systématiquement. Le futur est multiple. Rien n’est écrit. La volonté des êtres humains peut changer la donne. Même si « les hommes font leur propre histoire dans des conditions qu’ils n’ont pas librement déterminées ». L’irrationnel n’est pas ignoré.
La réalité n’est pas « donnée ». Elle doit être analysée, reconstruite suivant différents niveaux d’abstraction que Marx distingue entre les livres 1, 2 et 3 du Capital2. Les libéraux – et la théorie libérale de manière générale – présente les choses (il faut insister sur ce terme) comme allant d’elles-mêmes, sans proposer de grille de compréhension, de problématique d’ensemble. C’est une théorie liberticide de la théorie !
« Le Capital » n’offre pas une théorie générale du capitalisme. Marx a laissé ce travail inachevé d’un côté, de l’autre les métamorphoses du capitalisme posent de nouvelles questions.
Ainsi le concept d’impérialisme, forgé par Hobson et Hilferding – synthétisé par Lénine – répond à des transformations du capitalisme et de ses formes de domination. De même Parvus et Trotsky élaboreront cette loi du développement inégal et combiné permettant d’appréhender la totalité – le capitalisme mondial – et l’évolution de ses parties – les différents pays – supposant la définition des pays dominés comme capitalistes avec des modes d’accumulation différenciés.

Voir la réalité pose des défis théoriques.
Ce concept et cette loi n’ont rien perdu de leur acuité dans le processus de mondialisation. Au contraire. Ils permettent de voir la réalité. Un monde partagé économiquement en trois dominé par le super impérialisme étasuniens dans lequel les marchés financiers sont les seuls véritablement internationalisés, où les Etats n’ont pas disparu malgré l’existence de firmes transnationales mettant en œuvre une stratégie internationale. Pour les utiliser à bon escient, il faut tenir compte des métamorphoses du capitalisme, système flexible s’il en fut. Les formes de domination ont évolué. Elles passent désormais par l’endettement et les contraintes que les marchés financiers exercent sur les pays, la place des institutions internationales comme l’OMC ou le FMI dans la diffusion du libéralisme comme les normes internationales défavorables aux pays dominés. La situation actuelle de l’Argentine indique bien la faillite des politique d’inspiration libérale et la crise profonde du politique. A chaque fois, méthode et concepts ne se suffisent pas à eux-mêmes. Il faut en construire de nouveaux pour approcher cette nouvelle réalité.
Réalité qui, à son tour, interfère sur l’élaboration théorique. Ainsi en est-il de la question de l’Etat, question controversée entre toutes que Marx n’a pas traité en tant que telle sauf dans « Le coup d’Etat du 18 brumaire », chef d’œuvre d’aller-retour entre la théorie et sa concrétisation. Dans les pays ex-colonisés, l’Etat a joué un rôle majeur dans la diffusion des rapports de production capitaliste permettant de reposer toute la problématique des modes de l’accumulation du capital et de la place de l’Etat non pas dans la superstructure mais bien dans l’infrastructure, au niveau d’abstraction du Livre 1 pour le dire autrement. C’est un des grands défis théoriques.3 Qui pose dans le même temps celui du dépérissement et des institutions politiques de la période de transition.
La question de l’Etat est intimement liée à celle de la monnaie. La récession américaine – elle remonte officiellement à mars 2001 – aurait dû provoquer la baisse du dollar, suivant la plupart des observateurs ne prenant en compte que les facteurs strictement économiques. Or la force du dollar provient directement de cette nouvelle hégémonie absolue des Etats-Unis, de la place mondiale de l’Etat américain. Alors que l’euro souffre, pour reprendre l’expression de Henri Bourguinat,4 d’une faiblesse congénitale, l’absence d’Etat européen. Que pourrait proposer le mouvement ouvrier pour sortir de cette crise programmée ? Ne faudrait-il pas renouer avec la « monnaie commune » ? Peut-on et comment construire l’Europe sociale ? Ces questions sont à la fois pratiques et théoriques. La réponse devrait permettre d’éviter de sombrer dans l’accompagnement libéral de la direction de la CFDT ou du retour du nationalisme prôné par Chevenement.
Le processus même de mondialisation capitaliste et libérale, les mobilisations qu’il a suscité, les révoltes qu’il détermine, le développement des « fondamentalismes » et de l’extrême-droite comme réponses perverses pour se trouver des « micro-identités » le plus souvent fantasmées, conduit à élaborer, à aller au-delà de Marx, ce qui veut dire partir de Marx pour comprendre le monde et se donner une chance de le transformer. La montée des revendications dites citoyennes oblige à déterminer leur place théorique dans le mouvement de changement social et leur lien avec les revendications sociales.

L’élaboration théorique n’est pas un « plus ». C’est une nécessité vitale. Le marxisme n’a pas de textes sacrés où toutes les réponses seraient consignées. Le retour à Marx se trouve posé dans la mesure même où notre monde a changé et a retrouvé – mutatis mutandis – une structure qui ressemble par beaucoup d’aspects à celui du 19e siècle. C’est encore plus vrai pour le mouvement ouvrier obligé de retrouver de nouveaux repères. La refondation actuelle trouve des références dans la fondation du début de 20e siècle.
Nicolas BENIES.

Renouveau des réflexions sur l’Etat

Quand la sociologie et l’économie rencontrent l’État…

Est-ce un effet différé des mobilisations de Seattle et de celles qui ont suivi ? On ne sait. Il s’avère que le retour de l’État est une réalité dans toutes les analyses. Il fallait bien expliquer l’échec de la stratégie libérale concernant les économies de transition et la crise financière autant qu’économique profonde de la Fédération de Russie en août 1998. Comment le faire sans réintroduire la place de l’Etat et du droit dans les lois de fonctionnement du Capital ? Les institutions financières internationales, FMI en tête, n’ont pas craint – tout comme les chefs d’Etat des pays développés – de soutenir Poutine pour permettre la construction d’un Etat légitime qui permettrait de lutter contre toutes les maffias pour lancer l’accumulation capitaliste. La leçon était claire. Le marché sans l’État n’existe pas. Les mécanismes du marché livrés à eux-mêmes sont incapables de faire fonctionner la machine économique.
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Travail de mémoire

Pour une mémoire vivante...

Le travail de mémoire est difficile.i Il suppose la recherche historique, l’écoute des témoins, une éthique qui vise à rappeler le contexte pour faire partager l’expérience, à éviter les prises de position par trop catégorique, tout en situant son propos sur le terrain de la lutte des classes. Comprendre l’histoire du mouvement ouvrier est vital pour appréhender notre présent et construire des possibles pour le futur. Sans passé, nous sommes sans futur. C’est une des façons de répondre aux tentations millénaristes qui pense la fin du monde au lieu de penser la fin d’un monde… Ces sectes qui prolifèrent dont le carburant se trouve dans les peurs et les angoisses provoquées par la crise culturelle profonde qui marque cette fin de millénaire. Nous sommes entrés dans le 21e siècle depuis novembre 1989, date qui voit le monde basculer dans d’autres règles, une autre structuration. Le monde ancien est en train de mourir, un autre monde se profile avec comme seul horizon celui des lois de fonctionnement du mode de production capitaliste. Toute alternative a disparu. Les États-Unis restent la seule superpuissance qui s’essaie à imposer son ordre, en l’occurrence celui des marchés pour le plus grand bénéfice des firmes transnationales. La guerre du Golfe en 1991 avait indiqué les voies et les moyens de ce nouvel ordre, comme les bombardements sur la Serbie. Les dirigeants russes ont compris la leçon en pratiquant la même sorte de guerre contre la Tchétchénie, s’abritant derrière la lutte contre le terrorisme islamique, comme le gouvernement américain s’était lui réfugié derrière le « droit d’ingérence » pour justifier les bombardements, en défense des droits de l’homme.
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Travail de mémoire (article publié dans Critique communiste)

Pour une mémoire vivante…

Le travail de mémoire est difficile.i Il suppose la recherche historique, l’écoute des témoins, une éthique qui vise à rappeler le contexte pour faire partager l’expérience, à éviter les prises de position par trop catégorique, tout en situant son propos sur le terrain de la lutte des classes. Comprendre l’histoire du mouvement ouvrier est vital pour appréhender notre présent et construire des possibles pour le futur. Sans passé, nous sommes sans futur. C’est une des façons de répondre aux tentations millénaristes qui pense la fin du monde au lieu de penser la fin d’un monde… Ces sectes qui prolifèrent dont le carburant se trouve dans les peurs et les angoisses provoquées par la crise culturelle profonde qui marque cette fin de millénaire. Nous sommes entrés dans le 21e siècle depuis novembre 1989, date qui voit le monde basculer dans d’autres règles, une autre structuration. Le monde ancien est en train de mourir, un autre monde se profile avec comme seul horizon celui des lois de fonctionnement du mode de production capitaliste. Toute alternative a disparu. Les Etats-Unis restent la seule superpuissance qui s’essaie à imposer son ordre, en l’occurrence celui des marchés pour le plus grand bénéfice des firmes transnationales. La guerre du Golfe en 1991 avait indiqué les voies et les moyens de ce nouvel ordre, comme les bombardements sur la Serbie. Les dirigeants russes ont compris la leçon en pratiquant la même sorte de guerre contre la Tchétchénie, s’abritant derrière la lutte contre le terrorisme islamique, comme le gouvernement américain s’était lui réfugié derrière le « droit d’ingérence » pour justifier les bombardements, en défense des droits de l’homme. Continuer la lecture

Analyse des marchés financiers

Exploitation et domination : la place des marchés financiers

par Nicolas Bénies

Commençons par une petite provocation pour fixer les esprits. Lénine avait écrit L’impérialisme, stade suprême du capitalisme s’appuyant sur les analyses de Hilferding et de Hobson. Un tour de force. Une synthèse essentielle. Mais qui est dépassée. Le contexte a changé. Le capitalisme connaît une nouvelle étape de son développement, une nouvelle période, une nouvelle ère. La mondialisation définit un nouveau monde, une nouvelle donne qui appelle une synthèse comme celle de Lénine, s’appuyant sur ses analyses, les intégrant pour les transcender.
La mondialisation – terme qu’il faut accepter pour caractériser cette nouvelle donne – se traduit surtout par l’internationalisation des marchés financiers. Le terme de «financiarisation » est ambigu et pourtant nécessaire. La financiarisation signifie l’inversion des rapports traditionnels entre l’industrie et la finance : la finance a toujours été indispensable à l’industrie, pour augmenter le taux de profit en permettant le renouvellement du cycle du capital. Elle est subordonnée au cycle du capital industriel. Aujourd’hui – du fait même de l’internationalisation des marchés financiers -, c’est l’industrie qui se met au service de la finance. C’est elle qui détermine les critères, rythme le temps économique. Le court terme impose ses diktats. Le long terme s’éloigne bloquant d’ailleurs en partie l’accumulation capitaliste. Le taux d’accumulation global est aujourd’hui relativement faible, à l’exception de cette dernière année – mais seulement cette dernière année – pour les États-Unis. Il y a donc un véritable problème d’accumulation, de création de richesses qui est posé derrière la financiarisation. Continuer la lecture

Un article de 1999 sur les changements du capitalisme

Les métamorphoses du capitalisme.

Les fusions-acquisitions n’ont jamais été aussi nombreuses dans les pays européens. La France n’y échappe pas. La banque surtout connaît un processus de centralisation du capital. Ce processus s’explique par la nécessité d’arriver à une taille mondiale pour suivre et résister aux firmes transnationales américaines. Sous ces coups de butoir le capitalisme français est en train de se transformer… Avec son cortège de suppressions d’emploi et de licenciements… Continuer la lecture