A propos Nicolas Beniès

Nicolas Beniès est économiste de formation. Il est tombé dans la grande marmite du jazz dans son adolescence, une énorme potion magique qui rend la vie différente. Il est devenu naturellement critique de jazz. Il a collaboré un peu à Jazz Hot, à Jazz Magazine. Il a également écrit dans Rouge, Contretemps), la Revue de l’École Émancipée, Le Monde Diplomatique et l’US Magazine. Il a longtemps - 20 ans - proposée, préparée et animée des émissions de jazz sur une radio associative. Il reprendra bientôt cette activité. Conférencier sur le jazz et l'économie, il est l'auteur du Souffle bleu - C&F éditions -, un essai sur le basculement du jazz en 1959 qui a donné son titre au blog/site, et de plusieurs ouvrages sur l'économie dont "Petit manuel de la crise financière et des autres" (Syllepse éditions). Il prépare deux nouveaux ouvrages. Un sur le jazz, "Tout autour du jazz", l'autre sur l'économie "Le basculement d'un monde".

Rendez-vous le samedi 30 novembre 2013 au Café Mancel pour un voyage dans les nouveautés jazz, à 17 h

Bonjour,

Je reprends cette année la présentation des nouveautés jazz au Café Mancel pour faire découvrir quelques enregistrements. Tout ne vous plaira pas. Mais il faut accepter les déconvenues. Pour le savoir, il faut avoir écouter ces cds. Il est aussi possible de découvrir des musiques. Tel est mon objectif.

Les albums de jazz sont les parents pauvres. Ils ne représentent que 1,5% du marché total tous supports confondus. Les festivals de jazz, par contre – un paradoxe – font le plein…

Je vous invite, un samedi par mois (17h au Café Mancel) à faire ce voyage avec moi.

Vous pouvez passer… Ou rester… Samedi 30 novembre de 17 à 18h, plus si affinités…

Nicolas Béniès.

Rendez-vous le 27 novembre 2013 de 18h à 19h30 au Café Mancel pour le séminaire de jazz

Bonjour,

L’Université Populaire de Caen (Basse-Normandie) a rouvert ses portes virtuelles.

Les séminaires de jazz ont déjà commencé le 13 novembre. Cette année, après Chicago – voir le « work in progress » sur ce site concernant les séminaires de l’an dernier, un travail toujours en cours -, la visite de Detroit s’imposait. Ville aujourd’hui en faillite, elle fut un des lieux de régénérescence du jazz dans les années 50.

Dans le quartier surnommé « Black Bottom » (une composition de Jelly Roll Morton que j’ai fait écouter le 13 ), dans cette « Hasting street », beaucoup de clubs ont prospéré, beaucoup de bluesmen notamment se font fait remarquer sans que la postérité puisse reconnaitre les siens faute d’enregistrements. Dans les années 30, Detroit (contrairement à Chicago) ne possède pas de studios d’enregistrement. Peu de bluesmen sont donc connus des générations d’aujourd’hui. Deux exceptions, John Lee Hooker – le plus célèbre qui a travaillé dans les usines d’automobile, ce travail à la chaîne a orienté son jeu de guitare, des rythmes répétitifs et puissants – et Kenny Kirkland qui s’est fait reconnaître sur ses vieux jours et que nous écouterons mercredi 27 novembre à 18h (comme d’habitude au Café Mancel).

Ce quartier a été détruit dans les années 1960.

Pour ce mercredi 27 et le 4 décembre, nous allons visiter ces nouveaux venus sur la scène du jazz, en particulier les frères Jones, grande famille de Detroit. le frère aîné, Hank, est pianiste, le benjamin, Elvin, est batteur et le cadet, Thad, est trompettiste.

Une manière de visiter Detroit, Thad Jones a intitulé un de ses albums « Motor City Scene ». Nous en entendrons un extrait.

Le premier musicien a être connu venant de Detroit est le vibraphoniste Milton Jackson qui a su intégrer la grammaire bebop à cet instrument marqué par son « inventeur » (dans le jazz), Lionel Hampton.

Soit une des grandes villes du jazz et du blues que cette ville de l’automobile.

Nicolas Béniès.

 

Premier roman et noir !

Deux romans noirs dans l’air d’un temps pourri.

Quand une auteure suédoise rencontre une auteure américaine – pour leur premier roman – de quoi parlent-elles ? De notre monde troublé et trouble, de ce monde qui tourne le dos à toute utopie, aux rêves d’une société plus solidaire, plus fraternelle sans parler de liberté. 30 ans d’idéologie libérale ont façonné les esprits et provoquent des catastrophes dans la vie personnelle comme dans les relations entre les individus. Continuer la lecture →

Essai d’histoire culturelle à travers chanson française et rock

Histoire culturelle française.

Frémeaux et associés nous propose un voyage dans les temps. D’abord en compagnie de l’orchestre de Ray Ventura, en trois CD et trois périodes : « 1928-1934 » soit les prolégomènes, « 1935-1940 », la gloire, l’esprit des temps avec « Tout va très bien Madame la Marquise » un véritable hymne national et « 1946-1956 », une sorte de fin en feu d’artifice avec l’arrivée d’un guitariste plein de jazz, Sacha Distel, le neveu. Une plongée nécessaire, une reconnaissance d’une histoire aussi intéressante que l’histoire officielle. Denis Lallemand nous présente Ray Ventura et quelques-uns des collégiens – c’est le nom de l’orchestre souvenir de jeunesse à Janson De Sailly – ainsi que Paul Misraki, compositeur de génie qui a su saisir les sentiments de la période de ces années 1930. On ne peut comprendre ni le Front Populaire ni la chanson française de l’après guerre comme la force du jazz, son importance dans la culture française sans écouter cette musique à la fois joyeuse et triste comme celle de Trenet qui s’en inspirera. Continuer la lecture →

Encore sur la reprise

La reprise, la reprise crie-t-il en sautant comme un cabri…

L’été fut resplendissant. Un soleil de plomb, une chaleur décoiffante. Il n’en fallait pas plus pour faire taire toutes les craintes, toutes les angoisses. A la fin du mois d’août les journaux se faisaient l’écho d’une croyance des directions des grands groupes du CAC401 qui voyaient la fin de la crise. L’été avait été marqué, il est vrai, par de grandes fusions-acquisitions de ces grands groupes à commencer par Publicis. Continuer la lecture →

La Luciole, Alençon, transporté en Louisiane une fin de dimanche après midi le 6 octobre 2013

Un concert étrange dans un endroit d’ailleurs.

La Luciole est un drôle d’endroit. Qui a une histoire. Cette salle, avant d’être rénovée, a accueilli la fine fleur de la chanson française à commencer par Bernard Lavilliers pour une « contenance » d’environ 100 personnes.

Aujourd’hui, située un peu en dehors d’Alençon (dans l’Orne), elle en jette. C’est le terme qui convient. Ornée de deux cheminées renversées et unies à leur (fausse) base, elle semble dominer les routes qui, comme à l’accoutumée, se croisent. Continuer la lecture →

Les découvertes sont rares…

A Minifest, grandes découvertes.

Comme tous les ans, à Caen, un batteur – Jean-Benoît Culot – et un saxophoniste ténor – Nicolas Leneveu – qu’une génération sépare unissent leurs forces pour offrir à un public aussi nombreux que peut contenir la petite salle, une sorte de cave, de ce café qui porte un nom sans doute prédestiné, « El Camino », un festival qui pour être mini n’en est pas moins un lieu de découvertes. Cette année – 2013 – du 1er au 5 octobre, avec du Collectif Jazz de Basse-Normandie, les rencontres ont été nombreuses. Continuer la lecture →

Trop ce n’est pas encore assez

C’est la rentrée…littéraire !

Rentrée scolaire et rentrée littéraire ont en commun des chiffres astronomiques. Le nombre d’élèves d’un côté, le nombre de livres de l’autre. 555 romans, auxquels il faut ajouter les essais, bizarrement comptabilisés à part, la BD, les livres jeunesse et même les poches. Dans ce dernier domaine, il faut faire une place particulière à 10/18 qui fête ses 30 ans pour faire découvrir de nouveaux auteurs de polars et de romans noirs. Il est quasiment impossible de tout lire et moins encore de pouvoir en rendre compte. Continuer la lecture →

Un mariage pour tous

Quand le jazz se fait littérature

Les éditions Alter Ego, sises à Céret (Pyrénées orientales), s’est lancé dans une grande entreprise de salubrité publique, publier des livres sur le jazz. Le jazz, c’est la porte grande ouverte à l’imagination, à la mémoire. Ses chocs esthétiques sont durables et organisent toute une vie. Continuer la lecture →