A propos Nicolas Beniès

Nicolas Beniès est économiste de formation. Il est tombé dans la grande marmite du jazz dans son adolescence, une énorme potion magique qui rend la vie différente. Il est devenu naturellement critique de jazz. Il a collaboré un peu à Jazz Hot, à Jazz Magazine. Il a également écrit dans Rouge, Contretemps), la Revue de l’École Émancipée, Le Monde Diplomatique et l’US Magazine. Il a longtemps - 20 ans - proposée, préparée et animée des émissions de jazz sur une radio associative. Il reprendra bientôt cette activité. Conférencier sur le jazz et l'économie, il est l'auteur du Souffle bleu - C&F éditions -, un essai sur le basculement du jazz en 1959 qui a donné son titre au blog/site, et de plusieurs ouvrages sur l'économie dont "Petit manuel de la crise financière et des autres" (Syllepse éditions). Il prépare deux nouveaux ouvrages. Un sur le jazz, "Tout autour du jazz", l'autre sur l'économie "Le basculement d'un monde".

Concert vendredi 13 (une composition de Monk mais aussi de Thad Jones…)

Une annonce de concert du jazz dudim qui a lieu…vendredi 13 décembre 2013… Que de 13… De bons auspices ?

Communiqué de presse
le Collectif Jazz de Basse-Normandie présente son 3e Jazz Dudim de saison :
Infernale Momus & Drifting Box Celebration, dans le cadre du festival national Jazz en scènes !


Du free jazz donc, pour ce Jazz Dudim qui aura exceptionnellement lieu un vendredi soir, le 13 décembre à 20h30 au conservatoire de Caen.
Tarifs : 6/9 € – pass CJBN : 50 €
Renseignements : 02 50 08 62 44 – www.cjbn.fr
Infernale Momus avec Morgane Carnet : saxophones baryton et ténor / Martin Daguerre :saxophones alto et baryton / Philippe Boudot : batterie
Infernale Momus, c’est du calva pour remettre le facteur sur le vélo !
Un joyeux tapage de souffleries et de grooves pour du free jazz folklorique !
[infernalemomus.bandcamp.com]
Drifting Box Celebration avec Clément Gibert : clarinettes, saxophone / Franck Pilandon :saxophones / David Audinet : trombone / Alexandre Peronny : violoncelle / Stéphane Arbon :contrebasse / Sylvain Marty : batterie / composition
[…] Drifting Box Celebration est un superbe concentré de techniciens impeccables ayant remisé la technique dans les tiroirs de la formation pour ne se préoccuper que de musique, de plaisir et d’intelligence. Un exemple parmi quelques autres de cette nouvelle génération de jazzmen, impressionnante de maîtrise et totalement décomplexée quant à ses glorieux aînés !
Joël Pagier – ImproJazz
[musique-en-friche.com/index.php/formations/drifting-box-celebration]

Séminaire jazz le 11 décembre.

Bonjour,

Le séminaire jazz de l’Université populaire aura lieu le MERCREDI 11 DECEMBRE 2013 et non pas le 18 comme je l’ai annoncé. L’erreur provient d’une absence de conceertatiobn enbtre mon calendrier et celui imprimé par l’UP. C’est l’imprimé qui tranche… Ce sera donc le 11 avec comme sujet toujours Detroit et une des musiciennes importantes de cette ville, la compositeure Dorothy Ashby, harpiste mais aussi, avec son mari, organisatrice de spectacles dans le cadre du théâtre Africain-Américain de Detroit.

Elle a eu des activités multiples. Il reste une manière de faire jouer à l’orgue un rôle qui n’était pas prévu au départ. Elle se dira influencé – ironiquement ? – par Harpo Marx. Il faut dire que ce dernier joue de la harpe sérieusement comme Chico fait semblant de ne pas avoir de sentiment pour le piano, même s’il n’avait pas véritablement d’études musicales.

Ce n’est pas le cas de Dorothy.

Au mercredi 11.

Nicolas BENIES.

Le renouveau des brass bands

Jazz

Le présent du passé pour creuser l’avenir.

Les fanfares de la Nouvelle Orléans ont fait la démonstration que le jazz n’était pas né dans les bordels – contrairement à une idée répandue par la « bonne » société américaine – mais bien dans la rue. Musique fécondée ensuite par de grands compositeurs au premier rang desquels il faut compter Louis Armstrong.

Le terme « jazz » est conçu en relation avec les bordels, avec le sexe. S’explique ainsi le refus des musicien(ne)s de ce terme péjoratif. Ils préfèrent Musique Classique Noire… Continuer la lecture →

Dans la série noire…

POLAR

Voir le Berry… en noir.

L’intention de l’auteur, Pierric Guittaut – qui signe son premier roman dans la Série Noire – est visible et sensible. Lutter contre tous les clichés qui encombrent la littérature, surtout la noire, sur cette campagne française aux secrets enfouis dans la paille et les maisons trop souvent fermées. La rage aussi contre les étrangers incapables de laisser devant chaque porte les préjugés. Le rejet de l’Autre ce n’est pas seulement l’immigré, c’est aussi ce voisin qui semble une borne des temps reculés, le paysan, le chasseur. Continuer la lecture →

Deux premiers polars.

Le polar, chronique de notre temps.

Deux premiers romans qui font date. Attica1 Locke, dans « Marée noire », raconte le racisme ordinaire de Houston (Texas) et les désillusions de toute une génération qui s’était battue pour le « Black Power », terme qui faisait peur à Martin Luther King – lire la biographie que lui consacre Alain Foix, Folio biographies, même s’il rajoute un peu trop de pathos pour une biographie – comme pour les droits civiques. Noirs et Blancs ensemble pour une même cause. La révolution pouvait venir de là. Un nouveau monde pouvait naître. Continuer la lecture →

Redécouverte.

 

2013, année Michel Warlop.

Michel qui ?

En 2011, une biographie documentée, « Michel Warlop, génie du violon swing », l’Harmattan, par Pierre Guingamp, voulait redonner sa place à ce musicien curieux, tourmenté qui créait difficilement, de tout son corps, de tout son esprit, Body and Soul – thème emblématique du jazz.1 Première tentative pour rendre compte de manière exhaustive de son parcours. Daniel Nevers, dans plusieurs notes de pochette avait lancé quelques pistes proposant même le qualificatif de « génie » pour ce violoniste. A juste titre même si les « puristes » font profession de détester les cordes sauf, peut-être, Stéphane Grappelli. Ils ne savent pas que, avant la trompette, le violon était l’instrument maître des premiers orchestres de jazz… Continuer la lecture →

CONTRIBUTION AUX RENCONTRES « Actualités de Marx et nouvelles pensées critiques : Horizons de civilisation », à Bordeaux, du 4 au 7 décembre 2013

 Dans quel monde voulons-nous vivre ?

Le basculement du monde1

La crise systémique qui s’est ouverte en août 2007 exige la naissance d’un nouvel ordre productif (ou régime d’accumulation).

La forme du capitalisme née dans les années 1980-90 est morte même si elle continue d’exister faute de perspective de transformation. Ce régime d’accumulation à dominante financière – pour signifier le poids nouveau pris par la finance et l’hégémonie de ses critères – était une réponse à l’entrée dans une nouvelle période du capitalisme en 1974-75. Le régime d’accumulation des « 30 glorieuses » était à l’agonie. Il fallait que le capitalisme se régénère en inventant de nouvelles modalités de création de richesses. Pour justifier cette nouvelle donne, un néo-libéralisme s’est imposé comme la seule idéologie possible. Néo-libéralisme parce qu’il se contentait de reprendre trois dogmes d’un côté et de l’autre de leur donner un aspect scientifique par le biais des modèles économétriques. Ce coup d’État des mathématiques sur la pensée économique a permis de faire triompher la représentation de la réalité sur la réalité.2 Une des explications de l’incompréhension des experts autoproclamés de la profondeur de la crise et leurs déclarations sur « la fin de la crise » juste avant la faillite de Lehman Brothers le 15 septembre 2008. Continuer la lecture →

Un état du monde

Tour d’horizon.

Le CEPII – centre d’études prospectives et d’informations internationales – propose, comme chaque année son bilan de l’année 2013. Il est révélateur au moins à deux titres. D’abord parce qu’il propose un résumé de ce « monde en mutation » et une réflexion de Michel Aglietta sur la politique monétaire, « nouveaux territoires, nouveaux horizons » mais aussi des traces de l’idéologie libérale dans ce chapitre sur les relations croissance/endettement dont les conclusions sont loin d’être démontrées dans le cours du texte. Plus encore, l’analyse du futur traité transatlantique entre l’Union Européenne et les États-Unis (voir article ci-contre) n’est vu que par le prisme de la défense des vieilles nations contre la Chine et d’autres émergents. Un peu court. Tel que, il donne le pouls de certains économistes plus que de l’économie. A lire pour se faire une opinion.

Nicolas Béniès.

« L’économie mondiale 2014 », CEPII, Repères/La Découverte.

Un témoignage

Sur les rapports parti/syndicat.

Un des débats récurrents dans le monde syndical depuis la Charte d’Amiens de 1906 et le stalinisme porte sur les rapports entre parti de gauche et syndicats. L’affirmation de l’indépendance syndicale de la FEN – ou de FO – souffrent de quelques arrangements. De ce point de vue, le témoignage de Jean Battut est inestimable. Le titre dit le projet « Quand le syndicalisme enseignant rencontre le socialisme ». Secrétaire du SNI de la Nièvre (1963-69) et, de 1969 à 1971, secrétaire de la F.D.G.S de la Nièvre, il a œuvré pour que le projet du PS s’inspire de celui porté par la majorité UID de la FEN, appelé l’École Fondamentale. A partir des notes qu’il a envoyées à F. Mitterrand de 1975 à 1979 se trouve une partie de cette histoire tumultueuse sans qu’il soit possible d’en déduire une inféodation du PS à la FEN ou de la FEN au PS. Une conclusions étrange mais fondée. Jean Battut ne cache rien de l’essentiel. Une contribution à l’histoire du mouvement ouvrier.

Nicolas Béniès.

« Quand le syndicalisme enseignant rencontre le socialisme, 1975-1979. Notes régulières transmises par la FEN et le SNI à François Mitterrand », Jean Battu (préfaces d’André Henry et de Guy Georges), L’Harmattan.