Bonjour,
Le 7 mai au Café Mancel de 18h à 19h30 je présenterai les invité(e)s du festival de jazz sous les Pommiers qui aura lieu à Coutances du 24 au 31 mai.
Qu’on se le dise…
Nicolas.
Bonjour,
Le 7 mai au Café Mancel de 18h à 19h30 je présenterai les invité(e)s du festival de jazz sous les Pommiers qui aura lieu à Coutances du 24 au 31 mai.
Qu’on se le dise…
Nicolas.
Je publie le 16 mai « Le souffle de la liberté » sous titré « 1944, le jazz débarque » (C&F éditions) pour faire à la fois œuvre de mémoire et éviter les commémorations et participer à l’histoire du jazz après « Le souffle bleu ».
Il est en souscription sur le site
http://cfeditions.com/souffle1944
Je le présenterai le 11 juin de 18h à 19h30 au Café Mancel.
Nicolas.
Le Collectif Jazz de Basse-Normandie présente
sa première soirée de rencontres musicales improbables et improvisées : Impromptus #1 Solo, duo, trio, petites formes dispersées ça et là pour un parcours musical insolite.
De New York à Paris en passant par Rouen et Poitiers, tous se retrouveront finalement pour partager un instant de musique inédit dans votre “Trois pièces” de La Fermeture éclair.
Rendez-vous le vendredi 2 mai à 20h à La Fermeture éclair à Caen !
Trio (Normandie)
Jean-Baptiste Perez : sax soprano, voix / Nicolas Talbot : contrebasse / Nicolas Lelièvre : percussions
A l’occasion de ces premiers Impromptus, Jean-Baptiste Perez et Nicolas Talbot, deux musiciens-improvisateurs incontournables de la scène caennaise (Tante Yvonne, Omedoc,
Hohhot,…), invitent le percussionniste rouennais Nicolas Lelièvre pour une performance inédite en toute liberté !
Nate Wooley : trompette
Trompettiste new-yorkais, Nate Wooley a joué avec John Zorn, Anthony Braxton, Fred Frith, Evan Parker ou encore Peter Evans.
Aux confins de l’inouï, entre vocalisation, amplification,
bourdon et morphisme, il explore, détourne et se joue de son instrument. Un solo en forme de voyage à l’intérieur même du son.
Duo (France)
Christiane Bopp : trombone et Hélène Breschand : harpe
Quand une tromboniste aux multiples facettes, que l’on retrouve tant dans la musique baroque (La Fenice) que le jazz et les musiques improvisées (Dédales), rencontre une harpiste protéiforme qui s’aventure aussi bien sur le terrain de la musique contemporaine (Aperghis, Takemitsu,…) que celui de l’improvisation (Joëlle Léandre, Michel Godard,…), on
s’attend à un dialogue de haute volée qui ne manquera pas de digressions inattendues !
Tarifs : 6/9 € – possibilité de restauration sur place
Le polar sud coréen, une découverte
D’après les renseignements fournis, le roman policier est un genre peu répandu en Corée du Sud. A lire « Le dernier témoin » de Kim Sôngjong, on se dit que cette littérature, populaire et savante – les références aux grands auteurs sont multiples – est promise à un grand avenir.
Kim Sôngjong serait le créateur du genre dans son pays. On veut bien le croire.
Ce roman, paru en 1979 – et seulement traduit en 2014, par Patrick Maurus grand spécialiste de la Corée du Sud – en fait la preuve.
Une intrigue qui fait la part belle à l’Histoire, cette guerre civile qui court du 25 juin 1950 à 1953, guerre chaude dans les débuts de la guerre froide entre les États-Unis et l’URSS, guerre idéologique et politique. Deux visions du monde s’affrontaient, celle du capitalisme d’un côté et de l’autre celle du socialisme, deux visions passées au tamis des intérêts des États-Unis et de ceux de l’URSS, un tamis qui rendait opaque les volontés de transformations sociales.
La séparation des deux Corées avait été décidée aux accords de Yalta. La guerre provenait de la volonté de changer la donne et d’accroître la zone d’influence américaine. La Chine populaire qui naît en 1949 sous la conduite de Mao, ne pouvait accepter une Corée sous domination américaine à ses frontières. L’URSS de Staline non plus. Continuer la lecture
Comment appréhender la frontière ?
Qu’est-ce qu’une frontière ? Le passage physique est-il garant d’exotisme ? Le dépaysement provient-il du dépassement de nos « frontières intérieures » ? Les œuvres littéraires ou cinématographiques peuvent-elles nous renseigner sur la réalité de notre monde pour combattre nos clichés, nous tourner vers l’Autre, comprendre que traverser c’est rencontrer et s’enrichir ?
Guy Lochard, enseignant et documentariste, à travers les fictions a voulu donner vie à des concepts et illustrer un credo formulé par Métraux : « Nous sommes tous des migrants » qui conduit à « approuver l’autre comme part entière de la communauté humaine ».
Dans un même mouvement, il permet aussi de renouveler notre vision de nos sociétés secouées par des transformations profondes à la lumière de l’imagination fertile d’auteurs qui parlent de nos émotions, pour situer les questions dites « sociétales » dans le langage d’aujourd’hui. Des notions, celle de migrants, d’étrangers par exemple, découlent de celle de frontière. Des frontières qu’il faudrait penser comme évolutives pour donner au concept d’identité un sens mouvant, aléatoire subissant les rencontres, les échanges.
Pour défendre sa thèse, il nous entraîne dans la littérature, le cinéma surtout pour aborder les rivages de notre monde étrange qui se contente de définir l’identité contre les autres et non pas avec. La fiction permet d’entrevoir d’autres relations, d’imaginer d’autres mondes. Elle peut devenir plus « réelle » que la réalité elle-même. Raisonner a toujours supposé de laisser grande ouverte la porte de l’imaginaire, du rêve sinon notre humanité se réduit à la défense d’intérêts matériels et individuels pour s’approcher dangereusement de l’abîme de la barbarie.
La dimension de la fiction lui permet de participer au renouvellement de l’approche de la notion de limites – où se trouve-t-elle ? Comment les dépasser ? -, de frontières pour interroger la survivance de l’Etat-Nation. Une autre manière d’envisager la géopolitique du monde mouvant qui est le nôtre, un monde entrain de basculer.
Nicolas Béniès
« AUX LIMITES… Les frontières au prisme de la fiction. », Guy Lochard. Préface de Daniel Cohn-Bendit. Alter ego éditions. Céret. 2013, 332 p.
Les aventures d’un génie (suite)
L’Oiseau vole toujours plus haut.
Charlie Parker, « Bird », l’Oiseau, fait l’objet d’une intégrale dont nous avons rendu compte au fur et à mesure de sa parution. Sous la direction de Alain Tercinet, auteur d’une biographie de Charlie Parker « Parker’s Mood », éditions Parenthèses collection Eupalinos, cette fausse-vraie intégrale en est à son 7e opus et couvre la fin de l’année 1949, début 1950.
Parker revient de son unique périple européen (fin du volume 6) et participe, avec Lester Young et la troupe du JATP – Jazz At The Philharmonic de Norman Granz – à un concert le 18 septembre 1949, au Carnegie Hall. Il vient de se faire remarquer par des déclarations à l’emporte pièce telles que « le bebop n’a rien à voir avec le jazz » et « je n’ai jamais été influencé par Lester Young ». La jam session qui ouvre cet opus fait la démonstration contraire. Tercinet a retenu le montage du LP d’origine qui faisait succéder Lester et Parker pour permettre aux oreilles des auditeurs de se rendre compte de la filiation. Tous les enregistrements réunis ici font la preuve de la connaissance de la mémoire du jazz et du blues. Il peut citer les standards mais aussi le « West End Blues » de Louis Armstrong. Continuer la lecture
Je vous propose un rendez-vous exceptionnel le mercredi 7 mai de 18h à 19h30 ou 20h suivant les disponibilités pour vous présenter les faits saillants du festival de jazz de Coutances, Jazz sous les Pommiers.
Nous évoquerons le débarquement. Je fais une série de conférences dans les médiathèques, à Argentan, samedi 17 mai et à Granville le vendredi 23 mai. Enfin à Coutances le vendredi 30 mai.
Pour le reste, de la musique…
AU 7 mai.
Nicolas.
Du ghetto de Watts (Los Angeles) à New York.
Walter Mosley est l’un des grands auteurs de polar américains. Sa saga sur l’histoire du ghetto noir de Los Angeles, Watts, a été une des grandes découvertes de la fin du siècle dernier. Son personnage, Easy Rawlins, a été l’une des figures du détective privé. Il ne cache pas d’être très inspiré par Raymond Chandler et Chester Himes. Il lui arrive de citer presque intégralement certains passages de Chandler.
A partir de 2009, il déménage. Il arrive à New York avec un détective privé – celui là a une plaque contrairement à Rawlins -, Leonid McGill. Leonid ressemble comme un frère à Easy Rawlins. Même code moral, même attitude, même révolte devant la société. Pour parfaire la ressemblance, il a aussi un ami tueur de son état. Ce deus ex machina permet de résoudre des enquêtes difficiles en maintenant le personnage central en vie. Continuer la lecture
Mutations musicales.
Un album qui prend pour titre « Krisis » ne peut que se situer dans les temps mouvants présents. Une référence à la revue des marxistes allemands de l’après première guerre mondiale voulant renouveler le marxisme ? Ou à une figure de rhétorique ? Les deux, peut-être.
L’instrumentation que propose Thierry Mariétan pour son deuxième opus pour le « Petit Label », a tout pour désorienter. Une contrebasse, Mariétan, un violoncelle, Karsten Hochapel associés à un piano, Paul Wacrenier et à un saxophone ténor, Alexandra Grimal pour créer des sonorités nouvelles, pour introduire vers d’autres mondes sans oublier les anciens. Le mariage le plus réussi est une danse séminole, « A seminole dance band », qui permet d’ouvrir les possibilités tout en restant attaché à la nécessité de la danse, du corps qu’il faut faire bouger pour faire pénétrer la musique. Continuer la lecture
Conversations.
D’un côté, « The Clarinet trio », Jürgen Kupke, clarinette, Michael Thieke, clarinette alto, Gebhard Ullmann, clarinette basse et de l’autre « Le trio de clarinettes », Armand Angster, contrabass clarinet, Sylvain Kassap et Jean-Marc Foltz, clarinettes et clarinette basse pour une rencontre pacifique et polémique sur l’art de la clarinette. Tout y passe. Les cris, la joie, la révolte, la discussion… pour se mettre d’accord sur des itinéraires divergents.
Les deux trios montrent ce qu’ils doivent à Ornette Coleman et à son double quartet sur l’album « Free Jazz » qui, passé la première écoute, démontre la capacité des participants – à commencer par Eric Dolphy à la clarinette basse – à créer des questions et des réponses pour envisager d’autres formes musicales. Continuer la lecture