Jazz, quand un saxo rencontre un autre saxo…La folie n’est pas loin…

Un, deux, trois Jazz ?

Lionel Martin, saxophoniste, est attiré par la transe, celle d’un Albert Ayler par exemple et du free jazz. Je commence mal, je sais. Le Free fait peur. Plus que peur, il panique. Il fait fuir avant même de mettre une oreille dans cette musique. Il fait équipe avec le pianiste Mario Stantchev. Ensemble, ils ont réalisé un album d’hommage à Louis Moreau Gottschalk, un ancêtre du ragtime et donc du jazz. Une idée originale de rhabiller ses compositions moins éloignées qu’on ne le croit de notre modernité.
Il a rencontré, dans un festival, George Garzone, professeur réputé et saxophoniste ténor qui sait tout de l’instrument, à l’aise dans tous les contextes. Ses albums sont convaincants. « Madness Tenors » est le nom du groupe, une dénomination qui tient ses promesses et fait écho au titre d’un album de Sonny Rollins. Benoit Kellet à la contrebasse et Ramon Lopez à la batterie – un batteur à l’énergie percussionniste – complètent le quintet. « Be Jazz For Jazz » est la déclinaison du précédent « Jazz Before Jazz ». Être jazz pour le jazz est une devise difficile à tenir. Faut-il sembler trahir le jazz pour mieux le servir ?
Écoutez ce groupe, mettez un instant de côté vos préjugés, vos idées toutes faites sur la musique. Entrez, n’hésitez pas. Vous ne le regretterez pas. Notre monde moderne est gagné par le vent de la folie barbare. Dans cet album la folie est fraternelle et un appel pour un autre monde.
Nicolas Béniès.
« Be Jazz For Jazz », Madness Tenors, Ouch!Records pour le Vinyle et Cristal Records pour le CD.

Rééditions d’une musique disparue,

Bonjour Fantômes…

Un film sorti en 1972, « L’aventure du jazz, voulait rendre hommage au « vrai jazz ». Il était réalisé par Louis et Claudine Panassié et « préfacé » par l’ayatollah de Montauban Hughes Panassié, ex critique de jazz. Ne reculant devant aucun superlatif, il rendait un hommage un peu trop appuyé aux réalisateurs. Famille oblige me direz-vous. La musique de ce film avait fait l’objet de deux publications préalables dont la dernière en deux CD séparés sous le titre générique de « L’aventure du jazz » agrémenté d’inédits par rapport à la première publication, sous le label « Jazz Odyssey ». En 2001, moment de cette réédition, beaucoup de ceux et celles qui étaient filmés avaient disparus. Continuer la lecture →

Jazz. Queens ?

La comtesse aux pieds nus

Rhoda Scott, née le 4 juillet 1938, organiste, s’est fait remarquer – et toute la presse s’en fait l’écho – en jouant pieds nus. Plus agréable pour elle, sans doute. Le reste, son jeu, sa capacité de création, a été oublié. Elle a constitué son « Lady Quartet » : Sophie Alour, au saxo ténor, Lisa Cat-Berro au saxo alto et Julie Saury à la batterie, une manière de faire reconnaître la place des femmes toute l’année et pas seulement le 8 mars. Elle ne s’est pas arrêtée là, pour cet album au titre revendicatif, « We free Queens » – référence à un album de Roland Kirk, « We free Kings » – et aux invitées prestigieuses, Géraldine Laurent au saxo alto et Anne Paceo à la batterie. Un homme a trouvé grâce, Julien Alour, trompettiste… Une musique classique noire, de la grande, avec ce qu’il faut d’ancrage dans notre présent. Pour danser…
NB
« We free Queens », Rhoda Scott Lady Quartet, Sunset Records/L’autre distribution.

Sur une théorie de l’Esthétique

Réflexions, à partir de Adorno et du jazz

Les rapports Adorno et le jazz sont marqués du sceau de l’incompréhension. Il est de notoriété publique – il n’est que de lire le témoignage de Leonard Feather – que le philosophe fréquentait, lors de son exil aux États-Unis, à New York, les clubs de jazz et connaissait une partie de cette musique en train de se faire. Il a refusé au jazz toute analyse…

Erreur d’analyse
Adorno n’avait donc pas l’excuse de l’ignorance contrairement à la thèse défendue par son biographe, Stefan Müller-Doohm. D’autant qu’il était aussi compositeur.(1) Mais, pour lui, le jazz ne fait pas partie de la musique. C’est du bruit.(2) C’est son point de départ. Il n’écoutera que les musiciens qui le confortent dans son hypothèse. En fait, il ne prend en compte que les orchestres de danse existants en Grande-Bretagne à ce moment-là, sauf à citer Duke Ellington et les Revellers – deux groupes qui n’ont rien à voir. Pour le moins, sa démonstration manquait de consistance d’autant qu’il concluait que « le jazz aurait une affinité avec le fascisme. » Il en déduisait que l’interdiction du jazz – non respectée (3) – en Allemagne était une erreur des autorités. Continuer la lecture →

Université populaire jazz le 22 mars 2017

Bonjour,

Une date anniversaire d’un temps révolu qui laisse planer une odeur de révolte dans un environnement « chamboule tout ». Nous vivons un présent inédit même s’il est angoissant.
Revenons à nos moutons… les musiques.

Julie London en 1958

Une journée en suffisant pas, les femmes sont encore sur le devant de la scène. Au sens figuré et au sens propre. D’abord pour une chanteuse qui, sous une forme fantomatique sort d’un 33 tours dans le film « The Girl can’t help it » – « La blonde et moi », le film qui révéla Jayne Mansfield -, sorti en 1956, Julie London. En 1955, elle avait sorti un album promis à un grand succès, « Cry Me A River », avec Barney Kessel à la guitare. C’est sur ce thème qu’elle sort du disque dans le film précité (photo ci-contre) et vient envahir le living room de l’imprésario Tom Miller (incarné par Tom Ewell) qu’elle vient de quitter. Frank Tashlin, le réalisateur, se moque des liens entre la pègre et le show biz dans ce film plus subtil qu’il ne le semble au premier abord, la poitrine de Jayne faisant obstacle à la compréhension des mâles… Continuer la lecture →

Jazz, retour aux sources prénatales

L’Arménie au cœur.

Ce n’est jamais une bonne idée que d’ignorer ses racines, qu’elles soient réelles ou imaginaires. Le jazz, musique ouverte, a toujours permis l’arrivée de nouveaux affluents. Par définition, il ne se refuse rien. Il lui arrive d’être submergé par des crues de ses ruisseaux, fleuves qui se transforment en mer, océan et dans lequel – provisoirement ? – il se noie.
Claude Tchamitchian, dans « Need Eden » – besoin d’un Eden, d’un Paradis ? – a décidé de renouer tous les liens de son histoire familiale et de son parcours de contrebassiste fortement ancré dans le « free jazz » et dans le jazz tout court. Les compositions, synthèse quelquefois, collages pour d’autres sont adaptées à son tentet. « Acoustic Lousadzak », nom de la réunion de ces 10 musiciens, tracent des itinéraires pour le moins curieux à travers trois suites : « Éveil », « Lumières » et « Passages » sorte de début d’une autobiographie dont on attend la suite. « Les promesses de l’aube » sont inscrites dans le noir de nos rêves, de nos fantasmes qui se développent dans le noir avec cette peur ancestrale pour dessiner des « Montagnes intimes » ouvertes aux « Lumières ». « Imaginer l’éternité » dans l’aube resplendissante, se croire soudain éternel pour « Laisser et se laisser » tomber dans « L’ivresse du chemin » pour « Rire de mourir » « Encore » et regarder « De l’autre côté d’où tu es né ».
Écrire avec des mots cette musique, c’est permettre d’entrer dans un monde étrange où cohabitent plusieurs cultures quasiment incarnées par les musicien-ne-s participant à l’aventure. Une musique très écrite qui laisse à chacun-e la possibilité de l’incarner avec ses émotions.
Il faut quand même dire que le type de jazz ici n’est pas traditionnel. Peut-être faudrait-il trouver un autre nom ?

Alexis Avakian, saxophoniste, flûtiste et guitariste, mêle les influences. Celle de Archie Shepp avec une sonorité moins « terreuse », celle de l’Arménie et toute celle qu’il rencontre sur son chemin ou apportée par les musiciens avec qui il collabore. Artyom Minasyan apporte, au doudouk ce qu’il faut de l’Arménie, Fabrice Moreau de cette élasticité de la batterie capable de tous les dépassements sans rien renier de son passé, Ludovic Allainmat, pianiste et Mauro Gargano, contrebasse forment un couple rythmique donnant une assisse stable aux compositions du saxophoniste-leader. « Hi dream », bonjour rêve », est une ouverture vers d’autres mondes reposant sur les mondes d’hier et du présent. Chaque titre appelle une référence, d’un ami, d’un organisateur de spectacle ou d’autres sans compter « Lullaby » qui fait appel au conte de fées, une conclusion nécessaire dans notre monde moderne, barbare et sans pitié. Il lui maque cette hargne, cette colère qui se trouve au cœur du son de Archie Shepp. Souhaitons-lui, pour qu’il puisse se dépasser, de devenir méchant…
Nicolas Béniès.
« Need Eden », Acoustic Lousadzak, Claude Tchamitchian tentet, Label Emouvance, distribution Absilone/Socadisc ; « hi dream », Alexis Avakian, Paris Jazz Underground, Absilone/Socadisc.

Jazz, Effluves du Sud

Quand un pianiste rencontre un accordéoniste…

Les noms parlent et parlent du Sud. Jean-Marie Machado et Didier Ithursarry, l’un sent bon l’Andalousie et le Flamenco, l’autre le Pays Basque et cette langue rugueuse, étrange comme venue d’ailleurs. Les effluves des ces territoires, réels et rêvés, envahissent notre cerveau court-circuitant toute pensée pour se laisser emporter vers les rives d’imaginaires cheminant ensemble. « Lua » – le nom aussi d’un langage de programmation – se veut voyage immobile dans les profondeurs de l’inconscient pour laisser la langue fantasmagorique prendre possession de la musique, seul vecteur possible de cette parole silencieuse.
Un très étrange parcours, qui prend son temps sans avoir peur des détours ni des chemins fréquentés par les contrebandiers. Il passe par des chemins évanouis, des broussailles pour tailler sa voie et essayer de se retrouver dans un dédale de références.
On peut juste regretter une absence de hargne, de mordant. La musique reste trop enfermée dans les codes qu’elle produit. Codes qui permettent de partir à la recherche de l’oubli…
Nicolas Béniès.
« Lua », Machado/Ithursarry, label Cantabile/Machado/L’Autre Distribution

Sonny Rollins à propos de son album Freedom suite (1958)

Sonny Rollins, dans la Gazette de Mosaïc – une petite compagnie spécialisée dans la réédition de coffrets richement documentés – réagissait à un article sur les liens jazz/mouvements pour les droits civiques. (La Gazette du 5 mars 2017). Comme concluait Cuscuna, il devrait écrire son autobiographie…

It was quite distressing to see that the JazzTimes article on protest music in jazz jumped from Louis Armstrong’s “(What Did I Do to Be So) Black and Blue” and Billie Holiday’s “Strange Fruit” right to 1960 and Max Roach’s We Insist! The Freedom Now Suite. Well, before that was Freedom Suite.

Sonny Rollins réagit à un article publié dans la revue de jazz américaine, « JazzTimes » sur la musique de protestation allant de louis Armstrong jusqu’à le disque publié par Candid en 1960 signé par Max Roach, nous insistons ! Liberté maintenant suite. Comme conlut Rollins, avant il y eut « Freedom suite »…

I had an activist grandmother, and when I was a little boy, 3, 4, 5 years old, she used to take me on marches up and down Harlem for people like Paul Robeson and segregation cases on 125th Street. That was just a part of my upbringing. Later, when I was playing music and making a little name for myself, I was able to record “The House I Live In,” which was very much a civil-rights anthem at the time. And I made an early record with Miles Davis, “Airegin,” which was Nigeria spelled backwards. It was an attempt to introduce some kind of black pride into the conversation of the time. That was my history.

Il avait une grand mère militante qui l’amenait dans des marches pour Paul Robeson – un chanteur de Negro Spirituals mondialement connu, membre du Parti Communiste Américain et comme tel blacklisté – et contre la ségrégation sur la 125e rue – Harlem. Une part de son éducation. Il a enregistré, plus tard lorsqu’il s’est fait un nom dans la musique, « The House I Live In », un véritable hymne des droits civils en ce temps – années 1950. Il a composé « Airegin » pour Nigeria, qu’il a enregistré avec Miles Davis. C’était un tentative d’introduire la fierté noire. C’est mon histoire… (traduction personnelle, NB)

The record Freedom Suite was made in the beginning of 1958. It was a trio recording with Max Roach and Oscar Pettiford, and it was an important album. The producer, Orrin Keepnews, took a lot of heat for that record. I made a statement [about civil rights on the back cover of] that record, and he even had to say at one time that he wrote the statement, which is ridiculous. But he wanted to record me on his Riverside label, and that was the piece that he had, and he accepted it.

L’enregistrement de « Freedom Suite » (Liberté) a été réalisé début 1958. Un trio, lui (Rollins) Max Roach (Batteur, dr) et Oscar Pettiford à la contrebasse (b) pour cet album important. Orrin Keepnews, le producteur des disques Riverside, a subi des pressions pour cet enregistrement. Sonny avait fait un commentaire sur les droits civils sur la pochette (l’envers comme il se doit ) et Orrin, sans même lui dire, l’avait change en écrivant d’autres notes de pochette ridicules. Mais il voulait m’enregistrer sur Riverside et il avait accepté cette suite.

I took some heat for it as well. I was playing a concert in Virginia, something at a school down there, and I remember being confronted—not in a hostile or violent way, just verbally—about why I made this record, and so on and so forth. There were a lot of those [incidences]. It wasn’t a big deal for me, because as I said, it was quite normal. I was born into a family that was always very cognizant of those things. I do remember that the controversy was slightly scary—but not too much, because I was a big, strong guy, and when you’re young you think you’re indestructible. But in retrospect it was a little scary, yes. And it was also one of these situations where some people talked with me about it and some people didn’t, but it was always there, hanging over everything. Especially at that time; 1958 was pretty early on in the consciousness of the civil-rights movement.

J’ai aussi subi des pressions. Lors d’un concert en Virginie, je me souviens d’avoir été confronté à des violences verbales sur les raisons pour lesquelles j’avais fait ce disque. Il répète qu’en ce temps, 1958, c’était les débuts de la prise de conscience du mouvement des droits civils.

So it wasn’t like something that nobody knew about; it was a controversial record. They actually changed the title to Shadow Waltz [when the album was reissued by the Jazzland label in the early 1960s]. “The Freedom Suite” took up one half of the album, and the other half was standard compositions. So they took a name from the other half of the record.

Un disque controversé. le titre en était changé « Shadow Waltz » au lieu de « Freedom Suite » dans la réédition « Jazzland » en 1960.

Anyway, it’s history—but it is history. And that’s why I was distressed to see it omitted from the list. In the modern jazz era, that was the first record that reflected the civil-rights period. That was the first that I know of. It was an important thing, a groundbreaking record. I just don’t want to be written out of history.

De toute façon c’est de l’histoire, et c’est pourquoi je suis déçu qu’il soit omis d ela liste. Dans le jazz moderne, c’est le premier disque qui reflétait la période des droits vils. Le premier à ma connaissance (dit Sonny)…

(Traduction et compression personnelle, NB)

UIA Jazz, lundi 6 mars 2017, dernière… pour cette année.

Bonjour,

La batterie subit des transformations durant la période dite « Swing », celle des Big Bands – mais aussi des petits ensembles appelés « combos ».
Dans les deux premières sessions pour cette année scolaire, nous avosn découvert l’invention de cet instrument. Une batterie est assemblage de plusieurs types de tambours venant des fanfares. Grosse caisse, caisse claire – provenant des tambours militaires – et d’autres caisses venues s’ajouter à la première. Le tout joué par un seul individu pour des raisons d’économie. les différentes origines culturelles permettent de comprendre le choc de titans des cultures existantes sur le sol américain. La synthèse est une musique noire. Elle est réalisée par les esclaves libérés, après la guerre de sécession porteurs de cette musique.
Les premiers grands batteurs se servent de cet instrument comme des tambours pour construire une musique qui ne craint pas d’utiliser tous les accessoires de la rue des grandes villes. « Baby » Dodds, « Zutty » Singleton ont été les plus importants. Une définition du jazz en émane, liée à l’urbanisation, aux ghettos.Comme nous l’avons entendu lors de notre première session.
Cette définition du jazz ne va plus suffire. L’invention de la cymbale Charleston, jouée au pied changera et la batterie et le jazz. L’espace temps se transformait. Comme le cinéma parlant se traduisait par la re-naissance de cet art spécifique du 20e siècle. La batterie indiquait que le jazz s’outrepassait tout en conservant la mémoire du passé. Ce fut notre deuxième session par le biais des batteurs des grands orchestres? Jo Jones, Gene Krupa mais aussi Chick Webb et d’autres sans oublier les oubliés…
Pour cette session, troisième et dernière pour cette année, nous resterons dans ces années 30, cette « swing Era », période dans laquelle le jazz deviendra musique populaire avec tous les avatars de la répétition d’une musique qui marche, qui se vend.
Comment évolue la batterie ? Pour l’entendre, nous allons nous tourner vers ces petits groupes qui prolifèrent et qui, malgré ne nombre de séances d’enregistrement, arrivent à être créatifs.
Gene Krupa participe au trio, quartet de Benny Goodman, Jo Jones aux groupes de Teddy Wilson et Billie Holiday, Sidney Catlett avec « Chu » Berry et Roy Eldridge…
Nous nous arrêteront d’abord sur un batteur un peu ignoré parce qu’il est caché par le génie du chef d’orchestre, « Sonny » Greer chez « Duke » Ellington.

Sonny Greer, Duke, 18 janvier 1938, Drummer’s Delight


(à suivre)

Nicolas

Jazz, mémoire de batteure, Julie Saury

Lutter contre les préjugés.

Il doit rester un grand fonde de sexisme lorsqu’il est question de musique et, particulièrement, dans le jazz. Les instruments auraient un sexe. La batterie notamment serait, malgré son genre, masculin. Le piano, à l’encontre de la grammaire, serait plus féminin et il est loisible de multiplier les exemples.
Ainsi Julie Saury, batteure – évitons batteuse, ça fait par trop moissonneuse – et batteur talentueuse. Elle vient de sortir un album qui navigue entre passé et présent. « For Maxim » est un hommage à son père, le clarinettiste de jazz traditionnel, qui nous a quittés. Il lui avait appris « A jazz love story », une histoire d’amour avec le jazz, histoire qui, dans la famille, commence avec le grand-père, adepte du be-bop et de Charlie Parker.
Les compagnons qu’elle s’est choisi, Philippe Milanta au piano, Bruno Rousselet à la contrebasse, Aurélie Tropez à la clarinette – masculin ou féminin ? -, Frédéric Couderc aux saxes et Shannon Barnett au trombone et au chant partagent son esthétisme qui fait du jazz une entité à visiter. Rien de révolutionnaire ici mais un engagement de toutes et de tous pour faire partager cet amour. Superbe. Last but not least, elle réalise la parité.
NB
« For Maxim, a jazz love story », Julie Saury, CD et Vinyl, Black and Blue. Concert de sortie le 24 février 2017 au Sunside (Paris)