A propos Nicolas Beniès

Nicolas Beniès est économiste de formation. Il est tombé dans la grande marmite du jazz dans son adolescence, une énorme potion magique qui rend la vie différente. Il est devenu naturellement critique de jazz. Il a collaboré un peu à Jazz Hot, à Jazz Magazine. Il a également écrit dans Rouge, Contretemps), la Revue de l’École Émancipée, Le Monde Diplomatique et l’US Magazine. Il a longtemps - 20 ans - proposée, préparée et animée des émissions de jazz sur une radio associative. Il reprendra bientôt cette activité. Conférencier sur le jazz et l'économie, il est l'auteur du Souffle bleu - C&F éditions -, un essai sur le basculement du jazz en 1959 qui a donné son titre au blog/site, et de plusieurs ouvrages sur l'économie dont "Petit manuel de la crise financière et des autres" (Syllepse éditions). Il prépare deux nouveaux ouvrages. Un sur le jazz, "Tout autour du jazz", l'autre sur l'économie "Le basculement d'un monde".

Un hommage au présent

Une musique joyeuse et sincère.

Illinois Jacquet ? You know ? Un saxophoniste ténor né dans une famille qui ne parlait que français dans cet Illinois qui a Chicago pour capitale et qu’il faut prononcer à la française. Un musicien qui a oscillé entre « swing » et « bebop » et a participé à la première de ces JATP, Jazz at The Philharmonic que Norman Granz organise dés le milieu de l’année 1944, une manière sans doute de fêter le débarquement sur les côtes normandes.
Deux raisons – sans compter les mondes d’Illinois Jacquet – qui ont pu pousser le guitariste – et banjoïste/chanteur avec d’autres groupes dont « La planche à laver » – Armel Amiot à rendre hommage, avec ce « Flying Home », à Illinois Jacquet. Flying Home est la première heure de gloire du jeune saxophoniste qui, en 1942, se trouve dans les rangs du grand orchestre de Lionel Hampton. Son improvisation est tellement impressionnante qu’elle deviendra partie prenante de toutes les interprétations qui suivront. Même lui sera obligé de se copier… De fait, il était devenu le co-compositeur du thème…
Pour l’album Big Blue – le label de Jean-Michel Proust – le guitariste s’est entouré de Jean-Michel Proust lui-même au saxophone ténor qui se situe dans la tradition initiée par Illinois, de Oscar Marchioni à l’orgue, François Laudet à la batterie et, pour certains thèmes, de Sydney Haddad aux percussions pour à la fois faire référence à l’univers du saxophoniste ténor mais aussi pour construire une musique d’aujourd’hui. Le quartet a d’ailleurs pris le nom de « Flying Home »…
Toutes les musiques, à partir du moment elles ont cette dose de naïveté et de générosité, interviennent dans notre monde.
Armel Amiot qui a commencé comme guitariste de rock et de blues, s’est tourné vers le jazz sans oublier ses premières influences. Son style de guitare fait penser à Charlie Christian, Tiny Grimes, le premier Grant Green et évoque aussi ces guitaristes anglais adeptes de la rencontre guitare/orgue… Un album qui devrait connaître une gloire logique… N’hésitez pas.
Nicolas Béniès.
« Flying Home. A tribute to Illinois Jacquet », Big Blue Records, www.flyinghome.fr

Le jazz Outre Rhin

Une rencontre Allemagne/Suède, deux partout.

Un quartet se décompose de plusieurs manières. Un trio + 1, 2+2 ? Le tout soit être égal à 1, si l’entité se construit. Il faut pouvoir donner la parole à l’ensemble et seules les compositions comme l’écoute réciproque peuvent le permettre.
Ici, pour ces contes venant du Sud, « Tales from the south », Alex Schlosser, trompettiste et bugliste réalise son premier album. Il se fait accompagner par le trio Olaf Polziehn, piano qui se souvient de tous les pianistes et fait preuve d’une énergie vitale qui renverse toutes les barrières, Martin Sjöstedt, contrebasse et Daniel Fredriksson, batterie qui font preuve d’une très belle complémentarité et offre le soubassement dont trompettiste et pianiste ont besoin. Pour certaines de ses compostions – la totalité des 11 plages à l’exception d’un traditionnel et d’une composition d’Ellington, « portrait de Louis Armstrong », sont de sa plume – c’est un trio mettant en valeur la sonorité du trompettiste, pour d’autres un subtil mélange de mise en évidence de chacune des individualités et pour d’autres encore la naissance d’un quartet.
Le leader a voulu multiplié les expériences. Ce mélange de deux musiciens allemands, lui né en 1976 et le pianiste Olaf Polziehn, et de deux musiciens suédois pour un mélange encore plus étrange entre toutes les musiques du jazz, jazz dit traditionnel y compris (un rag fait la démonstration d’une adaptation moderne de cette forme musicale qui remonté à la fin du 19e siècle) comme la musique contemporaine, du free jazz inclus. Un son de trompette qui fait penser à la fois à Louis Armstrong et Don Cherry – sonorités pas si éloignées qu’il le semble à première vue.
Il faut entendre ces musiciens même si, pour ce premier opus, il a voulu trop en dire. Chaque plage quasiment est une atmosphère particulière. Comme si le choix n’était pas possible. Il ne veut rien renier, à juste raison. Il a commencé par le Jazz traditionnel et il en garde quelque chose. Il évoque même « Cootie » Williams, un des grands trompettistes de l’orchestre de Duke Ellington. Une sorte d’histoire en raccourci de la trompette. Le pianiste sait évoquer les grands pianistes comme Wynton Kelly… De drôles de contes qui savent nous parler…
Ils font aussi la preuve de la vitalité du jazz outre Rhin, en poussant jusqu’à la Suède. Une manière de faire l’Europe en s’interrogeant sur le lieu de ce Sud dont parle le titre de cet album ? Et s’il s’agissait justement de réunir les pays du Nord et du Sud de l’Europe ? Comme de réunir tous les jazz ?
Nicolas Béniès.
« « Tales from the South », Axel Schlosser, Double Moon Records, distribué par DistrArt.

Du jazz et du swing…


Du swing en veux-tu ?

swing machineUn groupe bizarre pour une musique qui veut mêler toutes les musiques. Le swing, le rap – un peu, les musiques arabo-andalouses, la guitare manouche, la tradition initiée par Django Reinhardt pour un collage qui ne tient que par l’énergie des musiciens. Benjamin Naud à la basse – électrique comme il se doit -, Jonathan Lassartre à la guitare, Romanic Bories aux saxes et Julien Lefèbve à la guitare manouche se servent de toute la panoplie des références pour leur groupe qui ne pouvait s’appeler que « Swing Machine ». Ils se permettent même d’évoquer la période des grands orchestres lorsque le jazz était aussi musique populaire. Une sorte de réussite. Le tout fait une musique dansante, brûlante et totalement inscrite dans notre temps, un temps de transition qui suppose d’entendre, d’écouter, de jouer de tout l’héritage d’un passé qu’il faut décomposer pour recomposer une autre esthétique.
Nicolas Béniès.
« Swing Machine », www.swingmachine.com

Rendez-vous de la semaine du 18 au 22 février 2014

Rendez-vous avec le jazz

Dans le cadre de l’Université populaire jazz, je poursuis ma promenade dans Boston. Après avoir visité les clubs – le Hi-Hat, le Storyville, le Stable – le 5 février pour découvrir à la fois les hôtes prestigieux de passage à commencer par Charlie Parker et Miles Davis en même temps que les musiciens locaux.
Pour le Storyville, il faut signaler que c’est l’enregistrement du quintet de Stan Getz en 1951, avec Jimmy Raney à la guitare, Teddy Kotick à la basse, « Tiny » Kahn à la batterie et rien de :moins que Al Haig au piano qui est resté comme un chef d’œuvre. Il faut dire qu’il avait bénéficié de l’apport d’un des grands producteurs de ce temps – même s’il était petit et rond et jovial, parlant le jive – Teddy Reig. Un album qui reste un des grands albums de tous les temps marquant les débuts réels de Stan Getz qui abandonne le son éthéré de ses années chez Woody Herman pour arriver à « The Sound », son surnom.
Ce mercredi, le 19 février, de 18h à 19h30 au Café Mancel comme d’habitude, je m’arrêterai sur quelques batteurs de cette ville à commencer par Roy Haynes, Alan Dawson qui fut le professeur de Tony Williams, Tony Williams lui-même et de beaucoup d’autres dont Clifford Jarvis, qui joua avec Sun Râ et son Arkhestra sera aussi évoqué. L’instrument emblématique du jazz dans une ville aux caractéristiques protestantes valait bien une session.
Boston, il faut le signaler, à la différence de Chicago ou de Detroit – ces deux villes ont été abordée, l’une l’an dernier, l’autre en début de cycle – n’a rien de Français mais possède cet aspect austère des frères Pélerins, les « Pilgrims ». Un quartier italien est pourtant important et bien décrit dans les romans de Dennis Lehane mettant en scène le couple de détective Patrick Kenzie – d’origine irlandaise – et Angela Gennaro – d’origine italienne et un père dans la mafia.
Avant Lehane, Robert B. Parker avait lui aussi lancé son détective privé Spenser dans des enquêtes à Boston.
Ces auteurs sont nécessaires pour découvrir la ville.
Rivages/Poche avait aussi publié « Boston noir » pour allez à la rencontre des quartiers et aussi à celle des nouveaux auteurs.
Il faut aussi rappeler que c’est Boston qui a servi de cadre à l’étude de White sur le « Street Corner Society » – traduction française aux éditions La Découverte.

Le 22 février, de 17 à 18h et plus si affinités, je présenterai les nouveautés en jazz, toujours au Café Mancel.

Fin d’un monde, fin de règne

Le japon en première ligne…

La centrale en chaleurLes écrivains japonais sont bien placés pour lancer des avertissements sur la mauvaise santé de notre planète. Fukushima est passé par-là. Avant il y eût Hiroshima et Nagasaki.
Genichiro Takahashi a choisi l’insolence, la dérision, le rire pour dénoncer cette société capitaliste qu’il avait combattue comme étudiant à la fin des années 60, ce qui lui valut 9 mois de prison en 1969-70.1 De ce combat il n’a rien renié même si aujourd’hui il est bien installé et reconnu. Continuer la lecture →

Autour du 70e anniversaire du débarquement, côté jazz.

Commémorer ou rendre vivante l’époque passée. Comprendre et non pas célébrer.

Le Conseil régional de Basse-Normandie et d’autres institutions veulent fêter ce 70e anniversaire du débarquement. Les commémorations ont un côté factice et contraire à la méthode des sciences sociales. Valoriser n’a aucun sens. Comme faire passer l’idée que c’était mieux avant…
Il faut se servir de cet éclairage pour rendre vivantes les révolutions de ce temps passé. Elles sont nombreuses sur le terrain social, économique et… culturel. Le Jazz, une fois encore donne le ton, le rythme de l’époque, le son de toutes ces transformations en cours.
Le festival de Jazz de Coutances en parlera comme il est logique. Dans ces années de guerre, le jazz s’est outrepassé, devenant bebop – une onomatopée provenant, d’après le poète Langston Hughes qui publiait des chroniques de Mr Simple, du bruit de la matraque du policier irlandais sur la tête du Noir. Il débarque, fin février 1946 salle Pleyel pour une série de concerts de l’orchestre de « Dizzy » Gillespie. L’enregistrement pirate – donc de mauvaise qualité technique – date du 26 février. Une bataille d’Hernani, comme seule la France en a le secret, s’ensuivit. Pour les contemporains le choc changea leur vie. Daniel Filippachi, à la suite de beaucoup d’autres, s’en souvient encore. Le Bird, quant à lui, attendra 1949…
C’était la deuxième fois que le jazz débarquait. la première ce fut les 31 décembre 1917 et le 1er janvier 1918…
Nicolas Béniès.

Ci-après le texte de présentation pour les médiathèques autour du 70e anniversaire du débarquement.

je serai à Argentan, Granville, Coutances… Les dates suivront…

Pour la première conférence autour du 6 juin 1944.

6 juin 1944, la mer est rouge du sang de tous ces jeunes gens venus s’échouer sur les plages de Normandie pour libérer un pays qui n’est pas le leur. Cette année 1944 est aussi une grande année pour le jazz, l’année d’une révolution esthétique qui commence à étendre ses ailes. Charlie Parker met en place la nouvelle grammaire, le nouveau vocabulaire du jazz qui prendra comme nom le bebop. Un débarquement qui provoquera, en France (à Paris) une bataille d’Hernani….

Pour la deuxième conférence, les deux débarquements du jazz, une histoire d’amour en deux temps.

La Première Grande Boucherie Mondiale a chamboulé le monde. Le 20e siècle commence là. La révolution russe de 1917 commence avec le 8 mars, la journée internationale des femmes. Coïncidence révélatrice de cet air du temps, outre atlantique sort le premier disque avec le mot « jass » – orthographié de cette manière pour éviter le scandale. Le jazz, avec Jim Europe – ça ne s’invente pas – Reese débarquera les 31 décembre 1917 et 1er janvier 1018 à Brest et Saint-Nazaire. Une histoire d’amour entre la culture française et le jazz naissait et allait prospérer.
Après le 6 juin 1944 et le « In The Mood » joué par l’orchestre de Glenn Miller, c’est le bebop qui allait représenter l’étendard de la révolte de la jeune génération. Il faudra attendre le deuxième festival international de jazz de mai 1949 pour voir arriver le Bird, Charlie Parker himself. La bataille d’Hernani aurait déjà eu lieu lors du concert du grand orchestre de « Dizzy Gillespie le 20 février 1946… (L’enregistrement publié par Vogue a été réalisé le 26 février mais les concerts avaient commencé le 20 si j’en crois les différents écrits). Le grand amour se poursuivait…

Vous trouverez ci-après une émission que j’avais réalisée en compagnie de Joël Le Tensorer pour le 50e anniversaire en compagnie de Sim Copans, un acteur important pour le jazz, créateur des émissions de jazz sur les antennes de la radio nationale. Sa voix mélodieuse a bercé des générations d’amateur(e)s de jazz. Daniel Nevers était aussi de la partie, de la fête aux jazz. Un des grands introducteurs au jazz, auteur de livrets – surtout pour Frémeaux et associés – où il fait preuve d’un sens de l’humour et de l’ironie comme d’une culture ouverte et complète, il est historien par passion.

Nicolas BENIES.

Rendez-vous de la semaine 28 janvier et 1er février 2014

Le 28, université populaire Économie au Panta Théâtre; de 17h30 à 19h30 pour poursuivre le récit des aventures d’une crise qui ne semble pas se terminer malgré ce qu’en dit le forum de Davis dont nous parlerons…

Le 1er février, au Café Mancel, un voyage dans les nouveautés jazz dans le cadre d’une journée bien chargée. une aire de repos pour entendre une musique du présent.

A vous voir…

Nicolas Béniès.

Une mise en perspective nécessaire sur les peintres mexicains

Les restes d’une exposition.

Les peintres muralistes mexicainsQue reste-t-il d’une exposition lorsqu’elle ferme ses portes ? Le catalogue. Lorsqu’il est signé Serge Fauchereau et qu’il porte sur « Les peintres mexicains 1910-1960 », il devient indispensable. Des muralistes, seuls Diego Rivera et Frida Kahlo sont connus et ont fait l’objet de l’exposition. La biographie de Frida – tout le monde l’appelait par son prénom -, de Hayden Herrera, historienne de l’art vient compléter le catalogue. Les autres peintres, les autres styles ? Leur interdépendance, leur place ? Ce livre vient combler un vide. Serge Fauchereau fait ici un travail de synthèse qui nous ouvre des portes.
« Les peintres mexicains, 1910-1960 », S. Fauchereau, Flammarion ; « Frida, biographie de Frida Kahlo », H. Herrera, Flammarion.

Allez aux concerts

Le jazz se marie avec le bonhomme hiver.

« Sons d’hiver », festival de jazz du Val de Marne s’est installé dans le paysage. Il fête sa 23e année. Un bel âge. Pour son ouverture, le 23 janvier, il propose un duo, Marial Solal, virtuose du piano, né le 23 août 1927 à Alger/Bernard Lubat, piano mais aussi accordéon, batterie, percussions né le 12 juillet 1945 à Uzeste. Ces deux là se connaissent, ils se sont déjà rencontrés. Deux caractères opposés. L’un joue du piano d’abord en lisant puis maintenant en regardant la télé presque 24h sur 24, l’autre se veut plus trublion, plus dérangeant tout en servant la musique. Lubat est souvent imprévisible, une force et une faiblesse. Déstabiliser le compagnon est souvent nécessaire pour lui fait jouer ce qu’il pensait ne pas savoir jouer. Pour dire qu’il ne faudra pas rater cette ouverture. La fermeture, le 16 février, se fera avec un compagnon de toujours de Lubat, le vocaliste/percussionniste André Minvielle pour un « Bal à la java », une musique populaire française que le jazz ne peut oublier. Entretemps il ne faudra pas rater le retour du pianiste Anthony Davis qui avait suscité beaucoup d’espoirs de renouveau dans les années 1990, François Couturier, pianiste secret, l’ONJ, Emile Parisien, Wadada Léo Smith… Soit un mélange qu’il faut saluer de tous les jazz. Le choix sera difficile. Sans compter, comme c’est souvent le cas désormais, les conférences, les concerts gratuits et tout le reste.
Nicolas Béniès.
« Sons d’hiver », du 23 janvier au 16 février, rens. 01 46 87 31 31, www.sonsdhiver.org

Il ne faut pas oublier Nantes…

Pannonica est une scène nantaise de jazz et de musiques improvisées, avec une programmation époustouflante. Pour ce mois de février, « The Boxettes » groupe qui se qualifie de hip obsession et un projet de Alexandre Pierrepont – créateur du label RogueArt pour enregistrer la musique actuelle de Chicago – réunissant deux contrebasses, deux batteries, dont celle de Hamid Drake un des batteurs importants d’aujourd’hui et celle de Ramon Lopez, un autre percussionniste superbe et un saxophoniste alto, Stéphane Payen. « The Bridge », le pont est un titre évident.
Rens. 02 51 72 10 10, billeterie@pannonica.com

La dignité, un mot oublié ?

Une marche de 30 ans.

La marcheA l’automne 1983 des marcheurs se mettent en mouvement. Ils et elles vont traverser la France, faire 1500 kilomètres pour revendiquer rien de moins que les droits élémentaires de tout être humain, l’égalité, la fraternité, la liberté et surtout la dignité. Bouzid Kara fait partie de cette première cohorte, avant le succès retentissant mais éphémère. En 1984, il publie ce livre « La marche ». Actes Sud le republie avec des photos de Farid L’Haoua pour que le travail de mémoire reste à l’ordre du jour. Cette marche c’était un cri. A-t-il été entendu ? Notre société a-t-elle changé ? La revendication a-t-elle été prise en compte ? Ce témoignage repose toutes les questions concernant notre manière de vivre ensemble. Des interrogations nécessaires au moment où la recherche de boucs émissaires bat son plein. La marche c’est aussi une sorte de leçon philosophique pour aller à la rencontre de l’Autre. De faire le premier pas…
Nicolas Béniès.
« La marche. Les carnets d’un marcheur », Bouzid, Sindbad/Actes Sud.