Les mots de la musique, les sons des mots

Le Mot et le Reste, un éditeur étrange

Le Mot et le Reste s’est donné pour objectif de faire aimer, connaître, comprendre les musiques de notre temps. Il s’est fait une spécialité – tout en ayant d’autres cordes à son violoncelle – de mettre en mots les musiques de notre temps, soit par le biais de biographies, comme celle de Sinatra (voir la recension sur ce même site), soit par des présentations de grands courants musicaux contemporains et populaires, comme le blues à travers des albums significatifs. Pour « le reste » des publications, il vous faudra consulter son site…
Fin 2020, il avait proposé de redécouvrir Jimi Hendrix et de nous faire connaître ou reconnaître le « soft rock » et les producteurs des musiques de ces 25 dernières années soit un voyage dans notre paysage sonore, une histoire de nos émotions. Continuer la lecture

Littérature : La vie d’un bluesman peut-elle engendrer une œuvre littéraire ?

C’est le pari de Jonathan Gaudet avec « La ballade de Robert Johnson »…

Robert Johnson, guitariste et vocaliste, est l’une des grandes légendes du blues. Un guitariste hors pair, un chanteur à la voix expressive, mélancolique souvent, joyeuse, heureuse de s’entendre en vie. Il a réalisé 20 enregistrements en 1937, dont le célèbre « Sweet Home Chicago » popularisé une fois encore par les Blue Brothers dans le film éponyme de John Landis, et 21 en 1938 pour asseoir les fondements du blues en unifiant les divers affluents de cette musique. Continuer la lecture

L’enfance d’un génie : Louis Armstrong

Une bio auto-bio ?
Que sait-on de l’enfance et la jeunesse d’un génie du 20e siècle, Louis Armstrong en l’occurrence ? Peu de choses en vérité. Les sources manquent sauf celles de Louis lui-même qui se raconte souvent sans tenir compte d’un minimum de chronologie. La plupart du temps ces témoignages, ces morceaux de vie réels ou imaginaires, n’ont pas été traduit en français. Ils s’inscrivent dans la légende. Alain Gerber avait lui aussi essayé de faire parler Louis sans y arriver. Armstrong résiste, il se débat pour conserver sa capacité de fantôme agissant. Ses œuvres ont alimenté toute la musique populaire et pas seulement américaine L’enfance, en ce début du 20e siècle – Louis est né en 1901, le 4 août pour être précis -, n’existe pas. Presqu’immédiatement il faut faire face à tous les aléas de la vie et même travailler pour survivre. Il faudrait faire confiance aux témoins qui ont tendance à se raconter au lieu de raconter et, faute de mieux, à Armstrong lui-même qui ne peut être objectif en raison des souvenirs qui occultent la mémoire et de la mise en scène nécessaire à la narration.
Les auteurs, autrices comme ici Claire Julliard, doivent à la fois combler les trous et effectuer des transitions en faisant appel à leur imagination tout en restant enfermé-e-s dans le contexte de l’époque. Continuer la lecture