Duke, le jazz dans la Harlem Renaissance

Connaissez-vous le Cotton club ?
Harlem, situé sur les hauteurs de Manhattan, à New York, doit son nom à une ruée des riches hollandais venus construire leurs résidences tout en haut de la colline au début du 20e siècle. La crise immobilière les vit s’enfuir laissant, notamment sur la 8e avenues au-delà de la 125e rue, de très belles constructions et d’autres pas tout à fait terminées. Par un processus étrange de retournement, cet arrondissement devint le ghetto africain-américain. Au début des années 1920 la mutation est accomplie. Continuer la lecture

Jazz, promenade littéraire et musicale avec Duke Ellington

Pour une approche de l’improvisation
Feux et folies du Duke

Alain Pailler réédite en le transformant « Ko-Ko » sous titré « Duke Ellington en son chef-d’œuvre » pour rendre compte du processus créatif qui peut, parfois, échapper à son auteur. Une thématique qui n’est pas propre au jazz mais le jazz, par l’attention au moment, peut réussir une œuvre universelle impossible à refaire.
Difficile à croire mais Duke – Edward Kennedy pour l’état civil, né en 1899 et mort en 1974 – n’a pas eu vraiment conscience, si l’on en croit ses propos réitérés à plusieurs reprises, que la prise éditée en cette année 1940 de « Ko-Ko » était, par le tempo ramassé, l’un de ses chefs-d’œuvre. Alain Pailler retrace la genèse de ce moment-synthèse du style précédent appelé « jungle » pour aller à la découverte d’autres univers. Le « Duke » construit, avec son orchestre, de nouvelles dimensions de la musique noire. Continuer la lecture