DICTIONNAIRE

K comme Krach financier.

Un krach financier se traduit par un effondrement du cours des titres sur les marchés financiers. Les titres sont l’expression d’une opération financière d’une grande entreprise ou d’un État. Ils sont aussi divers qu’il existe de marchés financiers, réglementés ou non. Ce processus s’est appelé « titrisation ». Ces innovations financières sont liées aux banques qui les mettent sur les marchés en les garantissant. Cet aval est une opération dite « hors bilan » puisqu’elle ne se traduit pas par une rentrée ou une sortie d’argent. En cas de faillite de l’opérateur, la banque se trouve obligée d’inscrire dans ses comptes ces titres à la valeur dépréciée. Elle affiche donc des pertes et se trouve en butte au manque de confiance des autres opérateurs financiers ou des autres banques qui craignent qu’elle ne fasse faillite. Les prêts se tarissent, le système de compensation est gelé. Les banques qui possèdent des liquidités ne prêtent plus à celles qui en ont besoin, au jour le jour. La faillite est au bout. Pour l’éviter, les banques centrales ont toute baissé leur taux d’intérêt – directeur ou d’escompte – pour permettre le refinancement à bas prix des banques. Pour prendre la place du système de compensation défaillant et, ainsi, éviter la faillite à court terme. Sans régler aucune des contradictions mais en les reportant dans le temps. Continuer la lecture

Lorsque l’économie se livre en livres

EconomieDe la critique du libéralisme à de nouvelles propositions.

1) La crise en questions

Philippe Askenazy et Daniel Cohen récidivent. Sous leur direction, Albin Michel avait publié, en 2008, « 27 questions d’économie contemporaine » – qui, soit dit en passant, parlait peu de la crise systémique qui s’était déclenché, sans les prévenir, le 9 août 2007 – pour brosser un tableau des manques de cette dite science sociale, suivi, en 2010, des « 16 nouvelles questions d’économie contemporaine » qui abordait les causes de la crise financière et celle de l’Etat providence tout en proposant des pistes nouvelles pour l’assurance vieillesse ou la fiscalité. Pistes contestables dont certaines se retrouvent dans la vulgate gouvernementale, séparées de leur environnement théorique. Elles deviennent des « tartes à la crème » – comme le partage de l’espérance de vie entre travail contraint et travail non contraint, expression d’un recul idéologique profond portant sur la réduction du temps de travail – qui ôtent toute saveur au débat théorique sur la nécessité de ces propositions. Le gouvernement actuel rend un bien mauvais service à la cause de la science économique et à la gauche toute entière. Continuer la lecture

Université populaire, séminaire Economie.

Les rendez vous de cette fin d’année (scolaire).

Les mardis 4, 11 et 18 juin – il faut bien terminer par un appel ! -, trois derniers séminaire économie de l’UP.

Le 4, j’avais prévu de parler de l’exception culturelle mais l’actualité grossit autour des questions financières qui demandent à être expliquées et mises en perspective.

Le 11, si l’actualité se désengorge, il sera question de cet accord de libre échange Europe/USA où se retrouve une sorte d’AGCS – Accord général sur le commerce des services, un des grands dossiers (mal) traité par l’Organisation Mondial du Commerce au moment de sa création en 1995 – remis au goût du jour. La culture – comme l’Éducation – a toujours suscité les appétits capitalistes. Un nouveau marché prometteur…

Le 18, je vous proposerai une synthèse et quelques pistes de solution…

A vous revoir ou vous voir.

Nicolas Béniès.

Université populaire économie de mardi 21 mai 2013

Université populaire économie.

Notre prochain rendez-vous, mardi 21 mai, au Panta Théâtre de 17h30 à 19h30 comme d’habitude. On restera au sein de l’Union Européenne après la conférence de presse du,président de la République et sa proposition d’un gouvernement économique de la zone euro, proposition accueillie avec scepticisme par le gouvernement allemand. il faut dire que Sarko l’avait déjà faite.

Au même moment, la taxe Tobim et les accords de Bâle 3 devraient se mettre en place. Le monde de la finance les refuse, bloque toutes les possibilités de limiter les effets de la crise financière et économique.

L’imagination n’est pas au pouvoir. Au moment où le monde en a besoin.

Par contre la corruption est en train de bloquer le fonctionnement de toutes les institutions…

A mardi pour regarder un monde en pleine transmutation.

 

Nicolas Béniès.

Université populaire, séminaire économie

Mardi 14 mai, au Panta Théâtre, 17h30 – 19h30, reprise des cours d’économie, avec, au programme, les raisons du changement de climat en Europe, mais celui qu’il fait – résultat d’une crise climatique de grande ampleur – mais celui qui participe de la manière de ressentir l’évolution du monde et de réagir. La dernière fois, j’avais souligné le décalage, a priori paradoxal, entre les prévisions macro économiques de récession touchant toute la zone euro et la progression des Bourse s’expliquant par le regard porté sur l’économie. La récession provient directement de la désagrégation industrielle, des effets de la crise systémique – globale – vécue par le capitalisme tandis que les opérateurs boursiers considèrent le court terme et les résultats micro économiques qui peuvent laisser croire que les profits sont en hausse. la spéculation fait le reste. Jusqu’à un certain point. A trop franchir les limites, le choc sera brutal. Et il aura lieu.

Nicolas Béniès.

Une semaine chargée

Bonjour,

Une semaine qui semblera ne pas en finir.

Début mardi 26 mars, 17h30 – 19h30, Panta Théâtre, reprise des cours d’économie. L’actualité est riche à commencer par Chypre et la suite du feuilleton « crise de l’euro ». Il sera temps de fair ele point sur la situation géopolitique et économique d’un monde en train de subir une grande mutation.

Mercredi 27 mars, 18h – 19h, au Café Mancel, dernière session de l’année sur Chicago, en forme de synthèse (voir aussi mon « work in progress » sur les séminaires de l’année) pour entendre du blues, du jazz. Pour aller à la découverte de musicien(ne)s qui, pour la plupart, ont subi l’enseignement du capitaine Dyett à la Du Sable. Le parcours est semblable pour Johnny Griffin, Gene Ammons et beaucoup d’autres parmi lesquelles il faut compter beaucoup de saxophonistes.

Je vous propose aussi un petit voyage dans les nouveautés jazz, samedi 30 mars, de 17h à 18h, plus si affinité… au Café Mancel toujours. Pour finir la semaine en beauté, forcément en beauté.

La pauvreté et les inégalités en France

Chômage de masse, pauvreté et accroissement des inégalités

Depuis la fin des années 1980, une nouvelle réalité a éclaté, la pauvreté prenait de l’ampleur. On parlera de « nouvelle pauvreté ». Michel Rocard, Premier ministre en 1989, créera le RMI qui donnera naissance à de nouvelles études. Le chômage de masse en était la première cause. Les statistiques allaient enregistrer des nouveautés comme le chômage de longue durée se traduisant par la précarité sociale, la descente vers la mise au ban de la société. Les organisations caritatives ne pouvaient connaître qu’un accroissement de leurs missions dans un contexte où les dépenses sociales subissaient une cure d’austérité. Continuer la lecture

Union Européenne.


Où est la sortie ?

 

Le dernier sommet européen des 22 et 23 novembre, sur le projet de budget pluriannuel (2014-2020), s’est soldé par un échec qui en dit long sur les forces centrifuges à l’œuvre dans cette Union Européenne à 27. Ce débat, entre les gouvernements des Etats-membres montre d’une part que la construction européenne reste fondamentalement inter-étatique, d’autre part que le Parlement européen a peu de pouvoir. Contrairement aux Parlements nationaux, il en discute – ou à la marge – du budget européen. Continuer la lecture

La panne d’avenir.

Crise systématique et restructuration du capitalisme.

La crise systémique du capitalisme qui démarre en août 2007 est loin d’être terminée. Une crise aux dimensions multiples et qui pose des questions nouvelles à la fois sur les terrains théoriques et pratiques. Contrairement à la crise dite de 1929, le capitalisme n’a pas suscité un nouveau Keynes – ni une politique économique différente – pour offrir des outils théoriques et pratiques permettant de forger des réponses adaptées à la profondeur de cette crise. Pourtant, comme pour celle de 1929, il serait nécessaire, pour comprendre le monde, d’interroger toutes les théories.
Bien que ni la théorie keynésienne, ni la politique dite du « New Deal » de Roosevelt n’ont été suffisantes pour sortir le capitalisme de cette crise fondamentale. Il a fallu la deuxième guerre mondiale pour détruire totalement le régime d’accumulation et l’ordre productif précédents et faire naître une nouvelle manière de créer des richesses s’appuyant sur la deuxième révolution scientifique et technique et le taylorisme pour augmenter durablement la productivité du travail. L’industrie automobile en deviendra la figure emblématique et le moteur de la croissance économique. La nouvelle forme – sociale et nationale – de l’Etat naît après la deuxième guerre mondiale en s’appuyant sur cette théorie et sur cette pratique pour permettre au capitalisme de se régénérer. Continuer la lecture