Horn, quel drôle de nom

Un livre monde

Horn venait la nuit est d’abord une histoire de fantôme, celui de l’amour évaporé, rêve qui reste à la surface du réel, l’envahit, le percute et le fait résonner comme un tronc creux. Fantôme aussi le passé des sociétés d’Europe de l’est disparues sans laisser d’autre trace que la police secrète, qui se perpétue en servant d’autres maîtres, ou les mêmes qui ont changé de masque. Fantôme que le monde qui se voudrait être le nôtre, incapable de sortir de lui-même pour proposer un avenir crédible. Ce monde dans sa volonté de se perpétuer en se répétant, refusant de changer de structure, recèle un torrent de dépression et d’éclatement non contrôlés. Continuer la lecture