Université populaire jazz le 22 mars 2017

Bonjour,

Une date anniversaire d’un temps révolu qui laisse planer une odeur de révolte dans un environnement « chamboule tout ». Nous vivons un présent inédit même s’il est angoissant.
Revenons à nos moutons… les musiques.

Julie London en 1958

Une journée en suffisant pas, les femmes sont encore sur le devant de la scène. Au sens figuré et au sens propre. D’abord pour une chanteuse qui, sous une forme fantomatique sort d’un 33 tours dans le film « The Girl can’t help it » – « La blonde et moi », le film qui révéla Jayne Mansfield -, sorti en 1956, Julie London. En 1955, elle avait sorti un album promis à un grand succès, « Cry Me A River », avec Barney Kessel à la guitare. C’est sur ce thème qu’elle sort du disque dans le film précité (photo ci-contre) et vient envahir le living room de l’imprésario Tom Miller (incarné par Tom Ewell) qu’elle vient de quitter. Frank Tashlin, le réalisateur, se moque des liens entre la pègre et le show biz dans ce film plus subtil qu’il ne le semble au premier abord, la poitrine de Jayne faisant obstacle à la compréhension des mâles…

Pour le rattrapage…

Cry Me A River, 1955

et You’d be son nice to come home too

Pour le thème d’aujourd’hui, les grands orchestres de cette Côte Ouest toujours entre rêves de classificateurs du jazz, réalités géographiques et un ailleurs qui tient au jazz. A travers les chanteuses, celles que je ne vous ai pas fait déjà écouter. June Christy, Chris Connor, Ann Richards toutes liées aux périodes de l’orchestre de Stan Kenton.

La première de ces « canaris » comme on dira, je vous en déjà parlé, Anita O’Day. Elle va influencer toutes les suivantes :
-And-Her-Tears-Flowed-Like-Wine

June Christy – qui épousera le ténor sax de l’orchestre, Bob Cooper – sera addictive à l’alcool
Tampico sera un grand succès, 1945

June toujours en décembre 1945
how high the moon

Chris Connor fut la suivante, chacune rappelle les précédentes et impose sa marque
If-I-Should-Lose-You

Anne Richards fut la dernière. Elle eût deux enfants avec Stan Kenton et se suicida à 46 ans
The-Thrill-Is-Gone.

(à suivre)

Nicolas Béniès.

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