Des nouvelles.

Des nouvelles, encore.

Luis Sepulveda sait cacher son sentiment de colère et de révolte derrière l’humour et l’ironie, le conte quelque fois. Ces courts textes sont parus dans La Montagne et savent raconter la réalité de l’exil, de la faim d’un pays qui se transforme en bien et en mal comme il l’écrit pour s’en rapprocher encore et encore. Pour ne pas oublier. Pour ne pas laisser faire. La dictature a tué, elle doit payer. Bien sur que les responsables ne seront pas poursuivis même si Pinochet est mort comme un vieillard, presque dans son lit après une aventure rocambolesque tout droit sortie, dirait-on, du cerveau de Sepulveda. Ces « Histoires d’ici et d’ailleurs » sont, comme il se doit, inégales mais elles savent nous faire partager le drôle de monde de cet auteur.

N.B.

« Histoires d’ici et d’ailleurs », Luis Sepulveda, Points/Seuil.

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