UP Jazz du 7 février 2018

Bonjour,

Pour cette session, nous restons encore un peu – mais ce « peu » commence à faire beaucoup, j’en suis bien conscient – sur la côte Ouest. Pour visiter Monterey. En 1958 naît là un festival de jazz qui prendra de l’ampleur. Dans « Play Misty for me », premier film réalisé par Clint Eastwood, le héros, DJ à la radio (de jazz bien sur), joué par Clint Eastwood of course, passe une grande partie de son temps à sillonner le festival. Il filme plus les gradins, le public que les « performeurs », que les musicien-ne-s. Il cherche toujours quelque chose quelqu’un-e.
Clint allie dans ce film le jazz et le cinéma. Il en restera toujours quelque chose dans ses autres films. La musique fait partie intégrante de sa manière de filmer.
A notre tour, entrons dans ce festival de Monterey qui commence en octobre 1958. Jimmy Lyons, le présentateur – qu’il ne faut pas confondre avec le saxophoniste alto compagnon de Cecil Taylor – introduit aidé par la trompette de « Dizzy » Gillespie jouant l’hymne américain, « Stars Spangled Banner », une rencontre américaine s’il en fut. Jimmy Lyons est homme de radio venant de San Francisco.
Nous écouterons quelques extraits de ces concerts des années soixante.

Pour finir avec les rencontres « Just Jazz » organisées par Gene Norman, le concurrent direct de Norman Granz, de 1947 avec un chef d’œuvre – c’est rare dans ce type de jam, mais ça peut arriver – l’intervention de Lionel Hampton sur « Stardust », la composition de Hoagy Carmichael. Pour prendre conscience du génie de Hampton ce jour là, il faut entendre tous les participants. Ils donnent l’élan à Lionel pour les dépasser tout en intégrant leurs interventions. Une improvisation réfléchie, préparée.

A vous voir.

Nicolas.

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