Jazz, Effluves du Sud

Quand un pianiste rencontre un accordéoniste…

Les noms parlent et parlent du Sud. Jean-Marie Machado et Didier Ithursarry, l’un sent bon l’Andalousie et le Flamenco, l’autre le Pays Basque et cette langue rugueuse, étrange comme venue d’ailleurs. Les effluves des ces territoires, réels et rêvés, envahissent notre cerveau court-circuitant toute pensée pour se laisser emporter vers les rives d’imaginaires cheminant ensemble. « Lua » – le nom aussi d’un langage de programmation – se veut voyage immobile dans les profondeurs de l’inconscient pour laisser la langue fantasmagorique prendre possession de la musique, seul vecteur possible de cette parole silencieuse.
Un très étrange parcours, qui prend son temps sans avoir peur des détours ni des chemins fréquentés par les contrebandiers. Il passe par des chemins évanouis, des broussailles pour tailler sa voie et essayer de se retrouver dans un dédale de références.
On peut juste regretter une absence de hargne, de mordant. La musique reste trop enfermée dans les codes qu’elle produit. Codes qui permettent de partir à la recherche de l’oubli…
Nicolas Béniès.
« Lua », Machado/Ithursarry, label Cantabile/Machado/L’Autre Distribution

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