Mahmoud Darwich vivant

Rencontre d’outre tombe

Mamoud DarwichIvana Marchalian, journaliste libanaise, avait interrogé, à Paris, en 1991, Mahmoud Darwich, poète palestinien dont l’œuvre est considérée comme le lieu de l’État palestinien. Un poète secret qui sait parler de l’oppression comme de la mort et de ce conflit dont personne ne connaît l’issue entre Palestiniens et Israéliens. Darwich avait écrit un texte de sa main pour tenter de répondre aux questions, en fait pour situer son œuvre, son combat. Une sorte de credo que devient « Je soussigné Mahmoud Darwich ». Ce document qui est livré après la disparition physique de Darwich, donne quelques clés du monde de l’écrivain, du poète incarnation d’un État palestinien dont sion œuvre jette les bases potentielles et utopiques, un État comme en rêve tous les tenants de la démocratie, sans armée et sans police.
Inestimable témoignage qui nous rend Darwich à la fois proche et plus humain bien que cultivant une certaine distance. Il ne livre quasiment rien de sa vie privée mais parle de son travail, de ses influences, de ses doutes aussi sans trop y insister même si Ivana est un peu trop aux pieds du maître… Elle sait aussi décrire l’appartement et le quartier de Paris qu’elle traverse avec Darwich.
N.B.
« Je soussigné Mahmoud Darwich », Ivana Marchalian, traduit par Hana Jaber, Actes Sud/L’Orient des livres.

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