La poésie comme nécessité pour approcher l’indicible

Comment dire la barbarie, l’amitié et l’amour, la disparition ?

Les assassinats des caricaturistes comme ceux de l’hyper casher ont suscité de l’émotion. Et des réactions de restriction des libertés malgré tous les beaux discours. Mais seuls les poètes savent se mettre à distance pour éviter tout esprit de vengeance tout en faisant œuvre de mémoire. Juan Gelman, poète argentin mort en 2014, écrit pour ses amis, ses amours morts sous les coups de la dictature. Ces poèmes s’adressent aussi à nous. Ils nous parlent de ces meurtres qui laissent un goût de barbarie, une senteur d’un monde en train de se décomposer. Plongez-vous dans ce recueil « Vers le sud et autres poèmes », allez voir la postface de Julio Cortazar. Elle dit l’essentiel pour s’introduire dans les mondes de cet auteur qui vous deviendra essentiel.
N.B.
« Vers le sud et autres poèmes », Juan Gelman, présenté et traduit par Jacques Ancet, Poésie/Gallimard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *