Dexia, un cas d’école

 

Les dérives d’une banque au service des collectivités.

Le 10 octobre 2011, après survécu à coups d’injections d’argent public belgo-français, Dexia – qui avait absorbé le Crédit Local de France – a été démantelé. Ses aventures n’étaient pas terminées pour autant. Les deux gouvernements Belge et Français se devaient de garantir ses opérations faute de quoi les effets en chaîne auraient pu conduire à la quasi-faillite de certaines collectivités territoriales. Dexia leur a vendu des « produits structurés » qui sont devenus des produits financiers toxiques qu’il faudrait annuler. Nicolas Cori et Catherine Le Gall ont mené l’enquête pour faire découvrir la face cachée de cette banque et expliquer les raisons d’une faillite, la première – mais pas la dernière – d’une grande banque européenne. Il y est question du « shadow banking » – le fameux « hors bilan » des banques qui recouvre la « titrisation », les prêts aux « hedge funds » – qui représenterait, suivant une étude citée par l’Expansion d’avril, 640 000 milliards de dollars. Le « niveau de défaillance » des banques reste élevé. La crise bancaire est devant nous. La nécessité de la réglementation s’en trouve renforcée.

N.B.

« Dexia, une banque toxique », N. Cori et C. Le Gall, La Découverte, 269 p.

Article publié dans l’US Mag d’avril 2013

 

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