Polar, Qui mène l’enquête : le tueur ou la police ?

Un tueur en série sympathique.

Kate Watterson est une auteure originale. Elle nous met face aux conséquences de l’éducation, de la formation de ces enfants, orphelins, placés en famille d’accueil. Le meurtrier « en série » – parce qu’il tue plusieurs fois mais pour la même raison – est présenté comme un justifier. On le serait à moins. Un pasteur pédophile et d’autres maltraitances dans ces familles « propres sur elles ».
C’est la deuxième enquête de Ellie McIntosh. Elle a changé d’environnement depuis « Les proies du lac » – republié aussi en 10/18. Elle est désormais à la ville, à Milwaukee. « Parmi les cendres » est un titre à prendre à la fois au pied de la lettre – le tueur brûle les maisons et ses victimes – et dans le sens d’une vie brisée par les conditions familiales. Il lui fallait se venger.
L’enquête suit son cours. Une enquête serrée. Se découvre un nouveau personnage, l’équipier de Ellie qui gagne à être connu. Chacun-e a des problèmes de cœur et autres. L’auteure ne nous cache rien. Pour dresser un portrait psychologique des unes et des autres. Elle semble partager l’idée qu’il existerait un instinct policier…
Par contre, ses états d’âme, ses rapports avec son compagnon féru d’informatique – un peu pâlot dans cette histoire – ancien suspect dans la première affaire – sont un peu trop démonstratifs. Ils ne sont pas essentiels à l’intrigue. Il faudrait des interférences – comme pour la première enquête – entre ses sentiments, ses émotions et la recherche de la solution. Rien de tel pour le moment.
Nicolas Béniès.
« Parmi les cendres », Kate Watterson, traduit par Valérie Malfoy, 10/18.

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