Billie, pour toujours.

Pour Billie, hommage d’un amoureux.

Billie Holiday, Lady Day pour tous ses amoureux, a quitté cette terre le 17 juillet 1959.1 40 ans ! Contre toute évidence, elle ne peut pas mourir. Michel Fontanes, par ailleurs ex-PDG de Pernod-Ricard et ex-ayatollah du jazz traditionnel dans la grande lignée du Hot Club de France, en est une nouvelle preuve. Peu de temps après la mort de la Belle, il s’est réveillé. La Bête est morte en lui. Emerveillé, tout comme nous, il a découvert la voix nasillarde et tellement humaine de Billie Holiday. Et il est tombé «dans l’amour » comme disent fort justement les Anglais. Il a voulu, à son tour, lui rendre hommage. Il en fait un livre, aux Éditions Rive Droite, Billie Holiday et Paris, en 1954 et 1958. Rien de bien nouveau, mais une enquête d’un jaloux, voulant tout savoir des déplacements de l’objet de son amour. Une quête un peu insensée qui aurait fait un livre noir, si l’auteur avait voulu un tant soi peu dramatisé. Le drame est pourtant là, un peu caché. Billie n’a pas aimé Paris et les Parisiens ne l’ont pas aimé. Une rencontre ratée. C’est le lot du jazz. Fontanes le regrette et n’en finit pas de s’excuser. Elle n’en a cure…

Columbia (Sony Music) fête cet anniversaire en proposant une anthologie couvrant les années 1936 à 1958, The Very Best of Billie Holiday. Le meilleur, c’est tout Billie. L’intégrale, il n’y a que ça de vrai. Elle a commencé chez Masters Of Jazz (distribué par Les Disques Concorde) avec 14 volumes parus à ce jour. Un régal. Cette anthologie pour une anthologie est très bien faite. Toutes les périodes sont représentées, y compris celles de Commodore et de Decca – 1942-44. Il faut juste l’absence de dates et de personnel. Pour qui veut découvrir Lady Day…

1 1959 est une année noire pour le jazz. Lester Young est mort en mars, Boris Vian en juin…

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